ACTE V, SCÈNE I
LE CHEVALIER
C'était le même.
LÉO
Vous en êtes sûr ; c'est quelque chose. Mais comment ignorez-vous son nom, les connaissant tous?
LE CHJ.VALIEB.
Monseigneur, tous étaient masqués, drapés de manteaux , déguisant leurs voix , méconnaissables. Les précautions qu'ils prennent ne sont pas illusoires, et c'est à cela même que vous devez d'avoir pu assister à leur conseil. Je vous les livre tous les quinze. Votre voleur, votre assassin est là-dedans. Tous sont solidaires, tous seront punis de mort, si vous voulez.
Et vous pouvez me répondre de ceci : qu'avant le jour ils seront tous an étés?...
LE CHEVALIER
J en réponds.
LÉO
Je vais vous donner l'or Ire.
Il écrit.
8* LËO BtIRGKAtvr.
LE CHEVALIER
Bien. Je vois avec joie que votre excellence ne ménage plus les ennemis de l'état.
LÉO
C'est que ce ne sont plus des conspirateurs que je poursuis, ce sont des assassins: toute ma vie, monsieur, je verrai ce malheureux Waldeck frappé, étranglé devant moi ; sans que je pusse lui porter secours...
LE CHEVALIER
Et puis \ iie serait-il pas insensé de risquer votre vie, précieuse à l'état, à faire de la clémenee? Demain matin , vous viendrez reconnaître les quinze têtes dont nous n'avons vu que les masques , et la plus consternée sera assurément celle du Vengeur.
LÉO
Quinze têtes! jamais !... Il y avait dans tout cela beaucoup d'égarement, de folie. . . Des fanatiques de l'antiquité ! . . . Je les fais arrêter parce qu'ils sont dangereux, mais non pas seulement pour moi. Ils seront jugés , condamnés à quelques années de séjour dans une forteresse. Ils le méritent... Un service, monsieur!...
LE CHEVALIER
Parlez, monseigneur.