‹ Léo BurckartChapitre 30 sur 179 · PROLOGUE, SCÈNE X · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE X

LE PRINCE

Je saisie prince Frédéric-Auguste. (Léo s'incline.) Asseyons-nous. Personne ne peut-il nous entendre'

LÉO

Personne.

LE PRINCE

Je sais le malheur qui vient de vous frapper.

Vous savez

LE PRINCE

Oui, cette affaire de journal ; j'ai un démon familier qui me dit tout. Je ne passe pas à travers l'Allemagne en simple voyageur, comme il me plaît de le laisser croire ici. Je reviens dans ma patrie en prince; puis-je vous être bon à quelque chose?

LÉO

Oui , monseigneur , et vous pouvez me rendre un très-grand service.

LE PRINCE

Lequel ?

88 LEO BURGKART

LEO

Vous pouvez obtenir de S. A. le prince régnant que l'application du jugement qui frappe un innocent soit faite au véritable coupable , et que je sois substitué aux lieu et place du gérant , pour subir les cinq ans de prison , et pour payer les vingt mille florins d'amende.

LE PIUNCE.

J'ai mieux que cela à vous offrir.

LEO

Oui; mais alors, monseigneur, c'est peut-être moi qui ne pourrai plus accepter.

LE PRINCE

Et pourquoi ?

LÉO

Parce que je ne demande point grâce , mais justice; je réclame toute justice, mais je refuserais toute grâce. Mon opposition a été la lutte loyale du faible contre le fort , et la réclamation que je vous adresse n'est pas la mise à prix de ma conscience...

LE PRÏNCE.

Rassurez-vous. J'ai à vous faire des propositions

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