‹ Léo (volume 2)Chapitre 127 sur 174 · LE DUEL · texte numérisé non relu

LE DUEL

Le peintre mit son doigt sur ses lèvres, et détourna rapidement la tête pour n'être pas remarqué du valet de chambre qui vint à l'instant se poser sur le marchepied du carrosse, afin d'intercepter toute communication entre les passans et le captif.

— M . le vicomte , asseyez-vous et laissezmoi baisser la glace , ou bien nous rentrerons à l'hôtel sans passer par les Panoramas.

Léo n'écoutait seulement pas les injonctions du valet , il était déjà à la portière opposée, cherchant des yeux avec des impatiences plaintives l'image qu'il avait entrevue. Il la retrouva enfoncée dans le demi-jour d'une allée voisine et lui souriant avec amour. Il comprit qu'il fallait se taire.

Cependant l'opération législative était arrivée à son terme dans l'intérieur du palais , et l'on sait que la loi présentée proposait l'abolition de l'hérédité. Le chancelier proclama enfin avec la formule impassible : Nombre des votans 170 ; boules noires 68 , boules blanches 102. La chambre adopte.

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