‹ Léo (volume 2)Chapitre 166 sur 174 · UG LE MONT GENÈVRE · texte numérisé non relu

UG LE MONT GENÈVRE

— Ahî ah! fit un troupier mêlé à l'escorte, puisque ça sent la poudre, ce n'est pas le diable. x\vançons!

— S'ils veulent nous avaler , dit l'autre , nous nous mettrons en travers.

Mais Arnold, illuminé d'un soudain espoir, s'était déjà jeté sur un fusil et menaçait de s'en servir. Les deux seuls braves restés sur le terrain découvrirent en ce moment cinq ou six assaillans nouveaux , rangés au dessus de leurs têtes , et qui du haut des rochers les tenaient couchés en joue. Ils se regardèrent.

— N'y a-t-il point d'affront? demanda le premier.

— On ne parle pas de se rendre , dit le second : opérons la retraite . Oh ! si les bourgeois n'avaient pas lâché pied !

— C'est lui , lui ! répétait une douce voix d'enfant.

Et les pieds de Léo faisant à peine fléchir la neige , il courut au devant du prisonnier devenu libre.

— Mon ami , mon pauvre Arnold ! Eh 1

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