‹ Léo (volume 2)Chapitre 95 sur 174 · CHAPITRE ZVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ZVI

dre , il làllait y rentrer, et Eve parut s'y laisser reconduire en captive , quand elle y revenait l'espérance , la vengeance , et surtout l'amour dans le cœur.

Lorsque la chaise, qui avait attendu à Villejuif une heure bienséante pour traverser Paris , entra enfin dans la cour de Thôtel à la nuit tombante, portant les deux étranges compagnons qui s'y tournaient le dos , le comte qui reconnut le poudreux équipage descendit. Il s'attendait à en voir éclore l'objet de toutes ses souffrances paternelles. Il se fit aider à ouvrir lui-même la portière.

— Cher enfant! dit-il , mon espoir î Vous me le ramenez ce Benjamin !

Et quand , au lieu de l'héritier présomptif, il reconnut sa femme :

— Je vous croyais dans votre appartement. Madame. Ah! vous étiez en voyage! Vous avez fait discrètement de profiter pour votre retour de la compagnie de Monsieur. Bon soir.

Eve ne pensa pas même qu'on pût répondre et se hâta d'aller s'informer de l'état de sa mère.

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