ACTE II, SCÈNE ÎII
hors cle moi... craignant d'être poursuivie... une rue se présente... vingt autres se croisent... Errant, marchant au hasard , sans appui, sans abri, j'ignore ce que je devins dans cette nuit fatale... seulement je me rappelle que , de loin , j'aperçus le Tage... Enfin, m'écriai-je , voici un asile! 'et j'y courus... Sans doute, mes forces me trahirent; car , au point du jour , je me trouvai hors de la ville... seule... étendue près du fleuve... maintenant tu sais tout.
BEPPJ5E DU DUO.
PHILIPPE
Non, non , tu ne fus point coupable; Pardonne un injuste soupçon ; Mais le sort fatal qui m'accable , Trouble mes sens et ma raison.
LÉOGADIE.
O TOUS que j'implore à genoux! Mon dieu , mon dieu , protégez-nous.
PHILIPPE, la soutenant.
Léocadie , ma sœur , nous ne nous quitterons plus; je n existe maintenant que pour la vengeance... je connaîtrai ton ravisseur... quel au'il soit , je le frapperai... ^ ^
Phihppe:.. mon frère...
PHILIPPE
. Oui... les peines, les fatigues, les dangers nen ne me coûtera pour le découvrir. eT '^
Lif tout /l'h ' ^^édaillon , dont tu par-
lais tout-a-1 heure... je veux le voir ... ^
4i LÉOCADÏE.
LÉOCADIE , le défaisant de son cou.
Le voici !... Mais héias ! ii ne t'apprendra rien!..
PHILIPPE
N'importe .... donne. ( ouvrant le médaillon ). Que vois-je ? un portrait de femme...
Oui... une femme jeune et belle.
PHILEPPE.
Dont les traits me sont inconnus.. Ainsi la fortune trahit encore mon espoir , et me dérobe ma victime.
On vient... c'est Monseigneur !...
( Elle cache le portrait. )