ACTE I, SCÈNE III
L'oiseau de la prairie Ne sait plus m'attendrir.
Pauvre Léocadieî Te vaudrait mieux mourir.
SANGHETTE.
Elle ne nous voit pas.
CRESPO
Mois tais-toi donc; parle plus bas.
LÉOGADIE.
DEUXIÈME COUPLET
La fleur à peine éclose Me paraît sans fraîcheur ; Le parfum de la rose A perdu sa douceur.
Le bonheur d'une amie Ne vient plus m'embellir.
Pauvre Léocadie !
Te vaudrait mieux mourir.
SANGHETTE , allant à elle.
Je n'y tiens plus... Léocadieî LÉOGADIE.
Eh ! quoi... c'est toi, ma sœur.
SANGHETTE.
Mais qu'as-tu donc ?
LÉOGADIE , affectant une grande joie.
Rienl... mon ame est ravie De ton hymen , de ton bonheur.
/ C'est aujourd'hui que l'hymen vous engage;
Soyez heureux, soyez constans.
Ah î quel beau jour qu'un jour de mariage ,
Quand l'amour reçoit nos sermens !
SANCHETTE
C'est aujourd'hui qu'à jamais je m'engage ENSEMBLE. / Au plus fidèle des amans ;
1 Ah ! quel beau jour qu'un jour de mariage , j Quand on attend depuis long-temps !
1 CRESPO
I C'est aujourd'hui que l'hymen les engage ; I II est yrai qu'ils ont mes sermens : i Mais j'aurais dû , si j'avais été sage, ^ ^ Attendre encor bien plus long-temps.
SANCHETTE à Léocadie.
Mais , je vous le demande; où est donc M. Philippe , vôtre frère ? moi je suis prête , et c'est le futur qui se fait attendre !
>lî;j|fi; CRESPO.
Vous savez bien qull a été chercher des papiers nécessaires à son mariage, et sans lesquels moi, alcade de ce villa ^re , ie n'aurais pu consentir à votre union.
Et puis , ne faut-il pas qu'il aille au château demander la permission de don Carlos , son colonel.
SA]>fCHETTE.
La permission!.... la permission!.... Cependant ce n'est pas une affaire de discipline; et je vous