SCÈNE IV
Les Précédens , PHILIPPE , en uniforme de sergent,
PHILIPPE à Crespo.
Bon jour , cher oncle... ( à Léocadie ) Bon jour, ma sœur...
SANCHETTE
Et à moi , monsieur , vous ne dites rien
Quelle nouvelle y a-t-il ?
PHILIPPE
ÎTêxpêUeîitQ^ j Mon colonel a tant d'amitié pour ï^SîT'ccBienV Philippe , m'a-l-il dit7"'îîatëïtt)i-4«i te marier et d'avoir des enfans ; il n'y a jâWilis trop de braves gens, w
SANCHETTE
Dieu ! que Monseigneur est bon !
LÉOCADIE à Sanchette.
Je crois alors que je puis aller chercher nos bouquets. t. &
( Elle entre un instant dans la maison de Philippe. ) PHILIPPE.
Oui, sans doute, aujourd'hui la noce : {à Crespo) et voilà mes papiers que je vdus apporte. Vous pouvez être tranquille , ils sont en règle.
CRESPO
.Te n'en doute point ; mais en ma qualité d'on-
de et de magistrat , je dois apporter à leur examen une double attention. Quelle est d'abord cette grande pancarte, dont l'écriture est si belle? j'ai cru , au premier coup dœil, que c'était gravé.
PHILIPPE
Ce sont mes états de service que ma sœur Léocadie a eu la bonté de copier de sa main.
CRESPO
I Je ne lui aurais jamais soupçonné un pareil talent. Moi , qui vous parle , je ne ferais pas mieux.
SAIYCHETTE.
Et mon oncle s'y connaît, lui qui, avant d'être alcade , était magister.
CRESPO
Du tout , mademoiselle , j'étais gouverneur î gouverneur d'une douzaine d'enfans que l'on m'avait confiés ! fonctions honorables , i^mi wf^XH^
gJlNlIs'. f Regardant les papiers ) Etats de service. Passons , cela ne me regarde pas !
( Ici Léocadie rentre , tenant à la main une corbeille de fleurs qu'elle pose sur la table de pierre qui est devant la maison.
Voyons les papiers civils... les renseignemens sur la famille., car vous sentez bien ^ mon cher ami , que la moindre infraction.... ce que nous appelons la plus petite faute d'orthographe , peut porter atteinte au respect et à la considération qui me sont nécessaires.
PHILIPPE
Vous avez raison , l'honneur avant tout : mais rassurez-vous , notre alliance ne vous fera point de tort ; et , si vovis trouvez la moindre tache à notre nom , je vous permets de rompre notre mariage et de m.'enlever Sanchelte ( à Léocadie ). N'est-il pas vrai , ma sœur ?