INTRODUCTION XXIX
Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde.
C'est pour assouvir Mon moindre désir.
Et il ajouta : <( C'est très beau... »
On ignore généralement qu'il avait lu presque tout Léon Gozlan. Il l'avait même relu en manière de récréation. Les titres seuls de ce romancier suffisaient à le mettre en joie. A des gens graves qui lui parlaient de livres non moins graves, il disait: <( Je parie que vous ne connaissez pas Le Vampire du Val-de-Grâce?.. »
. Mais ses livres préférés, ceux pour lesquels son admiration ne s'est jamais démentie, étaient L'Ensorcelée, L'Eve future, Tribulat Bonhomet et des contes tels que L' Intersigne ou Akédysséril dont la perfection l'enchantait.
Cette petite énumération suffira pour montrer les goûts romantiques de Léon Bloy. Ce genre n'était pas le seul qu'il fréquentait. Il lisait souvent la Bible et toujours en latin. Et aussi Juvénal; et les œuvres de la bienheureuse Catherine Emerick, la vie de la même Catherine Emerick, le voyage en Tartarie de M. Hue..., etc..
Le latin mystique lui plaisait de toutes les façons et il a écrit à propos du livre de Remy de Gourmont un article enthousiaste.
De tout ce qu'on a publié sur lui, Léon Bloy, il plaçait au premier rang les quelques pages si fines et si éloquentes que Mme Rachilde a consacrées (i) au premier volume de son Journal.
(1) Mercure de France, Juin 1898.
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