‹ Léon BloyChapitre 16 sur 24 · I . «les · texte numérisé non relu

I . «les

].r. • publication

ttaques ne furent inutiles.

de l'abbé \n-. ■ ■ le

voir :

N.-P. de la Di mars M

Très cher l ur BU

î 'otre nouveau 1' m m'a bien

J'ai senti

et de clous pour épargner nu: m sacré et

iter les scandales. Mais pour qni sait lire les lignes et ht intem : j

deur de VOS diaphanes ext Ii que

urs sacerdotales qui

:t tant souffrir les Nous méri-

tons bien ce pensum qi< ciller.

mais les Prêtres ne lisent pas le Foyer. Vos clameurs d'Isa nt retentir sur les sotnn:

de ton ruillcs de la Presse qui

tombent chaque matin

Paris d'où le bien et le mal t'élat: n azai :

ches sur toute la Fi

Choisisse ne mieux le Heu a i ^us

parlée. Nous avons tous besoin de sincères et Jiardis enseignements.

Nous autres, Prédicatetu d'un bon coup d'aiguillon.

L si forts de nos plaines, qui ;

nent d'un pas si vigoureux et si doux les lourdes charrues, sommeillent tout debout et s'engourdissent dans la monotonie de leur marche même. Le bouvier les réveille en leur allongeant sur la croupe ou le long des reins un fier coup de bâton ferré.

Ainsi de nous, les bœufs du bon Dieu, qui labourons le sol en friche de ce monde, nous sommes somnolents, le coup nous déplaît et nous fait mugir. Cher bouvier, tapez tout de même en cadence sur notre bon dos, car notre maître veut que ses bœufs labourent de larges sillons et que les journées *s oient bonnes.

Adieu, mille fois merci et à votre bâton aussi.

Anger.

11 janvier 1884.

Très cher ami,

C'est sans doute vous-même qui m'avez envoyé avant-hier les deux articles de M. d'Aurevilly sur Labre et le Curé d'Ars! C'est tout à fait l'arrangement d'une main amie! J'ai savouré ces deux morceaux plongé dans une sorte d'ivresse de cœur et d'esprit. Cependant, le maître m'a laissé ma part à faire sur le même sujet, mais par le côté qu'il prend son héros, il ne laisse rien à dire à tout homme même le plus fort, qui voudrait traiter le sujet.

D'un revers de plume envoie-t-il rouler, hors de combat, ce pauvre petit pioupiou d'Aubineau, qui a osé ramasser dans un fade petit livre l'infinie pauvreté de ce sublime et royal pauvre. Adieu, cher Monsieur, prenez courage, notre jour viendra enfin. Pensez que je souffre autant que vous, mais nous vaincrons ensemble.

Anger.

6 bUJCt tics (jui Mit !

Tt( ii,

J\ii !

luteur. J'ai plo

niment à mot

:ir le / m'apf

fin r. // faut m

de foui en l

>ai la plu les p âme f m laissi i

chaud Quel malheur q:>

lent au même di - et que n

nous <: < infin

:<i. je prie bien pour

demande Mille f

merci et sans doui

/YNGER.

ur-le-Vicomte. — 7 mai 84.

Très cher Monsie:

J'ai lu : bout 1

C'est vraiment un nain de ma-

rnais d'un inai: brûlante contradiction a-

l'esprit de ce malheureux siècle abâtardi' VEvêque de Coûtantes, auquel j'ai fait amp ment conna'r H bien de m

avis, mais Sa Grandeur ne sait t

mit à la vue des obstacles pn ants qui

ont arrêté le beau mouvement catholiqu faveur de la canonisât: \ Ch. Colomb! Je

pensais voir au . mais

il n'est pas venu; j'attends une autre circonstance pour entretenir Sa Grandeur du but que votre ouvrage se propose d'atteindre. Tout ce que je puis faire, c'est une très succincte analyse de votre livre, que je ferai insérer dans deux ou trois revues catholiques diocésaines lues seulement, hélas! par les pauvres curés et quelques inutiles bonnes femmes.

Nous ne connaissons plus l' enthousiasme : cette divine chose-là est morte et moi qui suis un peu ardent, je passe aux yeux de notre peuple glacé pour un fanatique, un toqué, un propre à rien.

Nos soi-disant catholiques ont horreur des vertus; ils ne veulent plus, au lieu de la dévotion, que de fades et endormantes dévotions compatibles avec l'oubli de tous les sacrifices que réclame pourtant la situation oit nous sommes.

La politique ne peut pas plus compter sur eux que la religion.

Où sont donc le courage et la force de ces lions nourris de J.-C. et du Saint-Esprit dont parle saint J. Chrysostôme? Ah! cher ami, nous devrions nous désoler comme Jérémie sur les ruines morales que la Révolution a faites. Il n'y a plus d'âmes, il n'y a plus d'hommes!

Il faut que Dieu vienne, la foudre à la main: le duel sera visible et effroyable. Je ne crois pas que Dieu se soit encore colleté comme il le fera bientôt avec les révoltés de la terre. Tout est mûr. Je ne crois pas que le signal du combat tarde beaucoup. Ce sera un affreux sauve-quipeut, mais qui pourra jamais échapper aux coups d'une vengeance dont les colères s'amassent depuis cent ans sur ces générations impies!

Ah! cher ami, que je voudrais vivre ou dans

surhumaines qu

d'un

l 'euilles < : ir la i n

qui ■ ■ cjur pour m i

•î peut conclure de eno turagements que m Bloy apparaissait déjà

quels il attachait ]>• n peu*

que l'abbé Anger était doué d'ui et «l'un bel enthousiasme.

Mais l'ignorai furent tous

Léon tait al i îce

intime ne leur permit pas de (i- vraie

nature. Quand parut le Désespéré, tout le monde voulut connaître ce livre et ou n'en goûta que la violence. A partir de ce moment, l'auteur devint un pamphlet:: nt.

Très peu comprirent que I :ne agressive

brutale n'était chez Léon Bloy qu'une Tl se vit dès le premier j«»ur environné d'amen] parce qu'il était chrétien et se fit une nécessité d'être redoutable.

En examinant les trente volumes — je ne compte pas les brochures — qui forment aujourd'hui son œuvre, on i irtout frappé par l'incroyable variété de cette œuvre où le pamphlet ne tient en somme qu'une place assez restreinte depuis le Désespéré, ou il y avait déjà autre ch que des pamphk

Le Salut par les Juifs, ce chef-d'œuvre qu'on

a tant de mal à faire connaître comme il faudrait qu'il fût connu, me paraît être le type le plus parfait des livres pensés par l'auteur. Ce livre est bien le résultat de la Paix intérieure dont je parlais plus haut, il est vraiment l'expression de cette contemplation permanente et de cette tendresse intense qui forment le vrai fond de Léon Bloy.

J'ajouterai qu'il y a dans tous ses autres livres des pages faites ainsi et puisées aux mêmes sources. On en trouve dès les véritables débuts de Léon Bloy, en 1881, au Chat Noir et au Figaro. On en rencontrera plus que jamais dans sa correspondance qui va bientôt paraître.

Du reste, pas d'œuvres de jeunesse, pas d'imitation non plus. A peine pourrait-on citer la Chevalière de la Mort, où le souvenir d'une lecture de Carlyle est apparent et la première nouvelle du volume Sueur de Sang, intitulée l'Abyssinien, où se reconnaît la manière de Barbey d'Aurevilly. Du jour où il commença d'écrire, Léon Bloy était l'écrivain original et puissant qu'il fut jusqu'à son dernier jour.

Lorsque Léon Bloy, en juin 1900, entreprit de raconter les dix-sept mois qu'il venait de passer en Danemark, il ne fit aucune mention du premier séjour qu'il avait fait dans ce pays, en 1891.

On ne peut donc se douter, en lisant Dix-sept mois en Danemark, que Bloy ait pu trouver quelque agrément dans ce petit royaume. Il en fut pourtant ainsi, pour des raisons que je veux dire, et la lettre que voici, adressée à M. Georges Landry sera comme un témoignage à l'appui de mon récit :

Bagsvœrd, par Lyngby (Danemark)

26 février 91.

Cher ami,

... Tu as dû sentir qu'il s'accomplissait pour moi quelque chose d'étrangement décisif. Songe que je suis à une distance énorme de Paris et de la France ,que je vis avec ma femme et chez la mère de ma femme, comme en un rêve, au fond d'une campagne très solitaire, peuplée surtout de corbeaux innombrables qui tiennent leur concile dans le voisinage de la maison, jusqu'à me réveiller la nuit.

Rollinat ne manquerait pas d'imaginer ici du

de

un n de la lan < \$ sati

( hement de quelqu'un.

me Uf>

dé un peu le

npatlu. lis

en ,s.

Mû tau jour oû

grimp

l'as d( c n'ai pas

à prendre.

... On m'affin r'\o~

sitt Impossible et foi pu observer

moi-même V avidité plus xnteUx du

public danois pour les ck • ançais-

J'étais avant-hier à

t dans 'holique un dominicain qui fait courir les gens. ( h: anche qui est, dan.

un sorte de prodige et on nne l\:

le français — ce qui (HX ur infiniment dis-

tingué. Si ces protestants

ment ce que leur débite ce Père, il n-

blable que sa V iminuerait. Les braves g

peuvent i qu'ils sont en p\ l d'un

holique venu p audac. ent

foi. Or, il n'en est rien. Ce dominicain les trompe et les vole ignoblement. Il leur parle de Renan, de la Science, des documents czangéliques, de l'e. .. Tu l'ois Ci

Pas un mot de l'Eglise, ni des Saints, ni de Ma Rien, excepté la robe, qui puisse faire soupçon-

ner qu'on est en présence d'un vrai prêtre. C'est la politique de la lâcheté. Le misérable avait honte de Jésus-Christ. Nous étions suffoqués de dégoût et d'indignation à nous voir ainsi représentés et nous partîmes avant la fin, au risque de déranger tout le monde. J'avais immédiatement résolu d'envoyer, dès le lendemain, comme catholique, une protestation aux principaux journaux de Copenhague. J'y ai renoncé en songeant qu'il serait terrible pour ma conscience d'éloigner ainsi quelques âmes que l'imbécile parole de ce religieux rassemble tout de même au pied de l'autel.

Mais j'ai vu, dans cette occasion, le prestige assuré du bavardage français. J'en profiterai donc, s'il plaît à Dieu. Je sais assez bien la littérature contemporaine et j'ai avec moi toute la copie de Belluaires et Porchers. Je leur servirai cela le plus proprement que je pourrai. Peut-être obtiendrai-je assez de succès pour gagner une honnête somme.

Jusque-là, je végète à la campagne, avec le regret d'y vivre en cette saison. En été, ce doit être merveilleux. A deux pas de mon gîte, commencent les bois, et quels bois! mon ami! Des sapins et des petits lacs perpétuellement. Une Finlande en miniature. Ma seule ressource actuelle, c'est d'errer là, les après-midis, malgré le froid et la glace. Dieu sait s'il me sera donné de revoir ces bois charmants dans des conditions meilleures.

Enfin, je suis un peu triste, mais non pas accablé! J'attends, comme toujours, que Dieu me donne une place quelconque en ce monde où il ne m'a pas jeté sans doute uniquement pour me faire souffrir sans objet.

ide

quelles < longe. En a

fit :

je is que as

loin de la Tu sa.

vaut alors une lettre même ban.:

Je ux pas /.

nir sur cette i»ip> j'ai parlé et qui ; lue

La famille de ma femme est infiniment </et I pour de

supposer que je p: un homme de :

d'imp it un l linsi que

personnes ont la ]

suis ici profondément n '• parfai:

aimé. On me sait pa: I jusqu our sans

succès. ))iais comme on sait iblcs rais

de tout cela admirable-

ment, on m rtime davani I on se p -

suade que farenir me donnera me

1 1 1 Léon Deschamps alors directeur de La Plume. (2) La légende de Metz.

Donc, nulle tristesse de ce côté-là, bien au contraire.

Si Paris était moins loin, ma joie serait parfaite. Ma femme me charge de f envoyer son plus affectueux bonjour.

Léon Bloy s'était marié en mai 1890 et quelques mois après, il avait résolu avec Mme Bloy d'essayer de vivre en Danemark. Ils partirent au mois de février 1891. Leur séjour fut de huit mois; leur fille aînée Véronique Bloy est née à Bagsvœrd.

L'accueil qu'ils reçurent dans la famille Molbech facilita le premier contact de Léon Bloy avec le Danemark. Et pourtant la famille n'était alors composée que de trois personnes, Mme Molbech et ses filles.

Le fils s'était expatrié depuis plusieurs années et habitait l'Amérique. Léon Bloy ne devait le connaître que dix ans plus tard.

Quant au père, le poète Christian Molbech, il était mort peu de temps avant les fiançailles de sa fille avec Léon Bloy.

On ne peut que regretter l'absence des relations de celui-ci avec son beau-père qui parlait le français et en comprenait les beautés.

Christian Molbech avait été un homme d'un esprit vif, très ouvert et même assez mordant. Il est surtout célèbre en Danemark pour ses œuvres dramatiques dont la principale est Ambroise que l'on reprend de temps à autre à Copenhague et toujours avec succès. Ambroise est un drame ou plutôt une comédie-drame qui, à la lecture, fait songer à certaines pièces d'Alfred de Musset.

Des grotesques, comme chez le poète à1 On ne badine pas... vont et viennent sans se douter de

la lur un

le lui. Pi* honn<

OU il ns «l'un

Julun Sorel, m lei libertés du ( kamdiUi

Elle

en I ranec i >ù - ces

bien le pi

Ambroisi k Moll*

abondent en

en fines critiq m ire

M nu- Bloy ' ri en faisant

valoir les qu'elk

Page 1