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Puis il revenait à d et
mélancoliques. Le jour baissait et je relevai le rideau de la fenêtre p >ur lui donner un {>eu de
clarté; il me dit: << Il fait :bre dans
mon coeur et dan- mon esprit
Le vendredi 2 novembre, je ne pus le v qu'un instant Ses trait- étaient plus altéré- que l'avant-veille : « On me dit que je vais mieux. fit-il. mais je n'ai plus de forces. » Ce 2 novembre fut sa dernière journée. Dieu voulut accorder aux trépassés la suprême prière de Léon Bloy qui L'avait si - -vent inv< air eux.
De temps en temps, Bl tppuyait sur le
bras d'un ami et faisait quelques pas danl'appartement.
Il allait d'une chaise à un fauteuil, puis du fauteuil au canapé où il s'étendait en ant de
d< -rmir un peu.
Ce fut pendant une de ces courtes périodes
de sommeil que Léon Bloy s'éteignit très doucement, au milieu des siens, le samedi 3 novembre 19 17, vers six heures du soir.
Les obsèques eurent lieu le mardi suivant. Malgré l'heure matinale et la difficulté des communications, le cortège était nombreux.
Le deuil fut conduit par la veuve et les filles de l'écrivain et, autour d'elles, se groupèrent : Alfred Vallette et Mme Rachilde, Charles Grolleau, M. et Mme Jacques Maritain, M. et Mme Van der Meer, M. et Mme René Martineau, Elisabeth Joly, M. et Mme Brou, Pierre Termier, Mme Termier-Boussac, Henry de Groux, Elisabeth de Groux, Georges Auric, Ed. Souberbielle, Ch. Bisson, G. Rouault, Ad. Van Bever, Georges Landry, E. Barthélémy, Aug. Marguiller, Ad. Willette, Mme Bienvenu, etc. .
La cérémonie à l'église fut très simple, très digne et c'est par un soleil radieux que Ton conduisit Léon Bloy au cimetière de Bourg-la- Reine.
Selon sa volonté, il y aura bientôt, sur sa tombe, un bas-relief de Notre-Dame de la Salette.
Puissent ces quelques pages montrer à ceux qui rêveront d'une étude complète et définitive sur Léon Bloy, ce que fut cet artiste génial pendant les dix-huit années de sa vie où j'ai eu le bonheur de le fréquenter. On l'y devinera honnête, affectueux, solitaire, d'esprit pondéré et plein de vaillance, puisque ni les injustices, ni la pauvreté ne l'auront empêché d'achever l'œuvre la plus originale, la plus éloquente et la plus puissante de notre époque.
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