‹ Léon FaucherChapitre 60 sur 60 · DES VILLES · texte numérisé non relu

DES VILLES

(10 octobre 1851.)

Ain. — La ville de Bourg n'a que des revenus peu considérables et a dû s'imposer, en 1848, des sacrifices assez lourds pour créer des travaux. Autorisée, Tannée dernière, à contracter un emprunt, elle ne pourra se libérer qu^au moyen d'une imposition extraordinaire de 20 centimes additionnels.

566 APPËNDICB E.

Les seuls tnivaux qui seront entrepris ont ponr objet Tâgnuidissement et la distribution du bâtiment communal servant de casénlé dé gendarmerie.

Le devis s'élève à 25 000 f!-.

Aisne. — Les revenus médiocres de la ville de Laôti sont à t>ea près absorbés par les dépenses ordinaires.

Le dessèchement des marais situés au sud du Laonnais a été autorisé par décret du Président de la République pour les communes qui font partie de la l^^ et de la 2^ section. Des travaux plus importants seraient exécutés dans les communes de la 3« section, après une décision attendue de M. le ministre des travaux publics.

Allier. — Les revenus annuels de la ville de Moulins sont engagés jusqu'en 1853, par suite de dépenses qui ne montent pas à moins de 400 000 fr. et qu'ont entraînées divers travaux publics. Des dépenses extraordinaires ne pourraient être ajoutées à ces charges déjà trop lourdes.

Les travaux du chemin de fer sur le territoire et dans les environsde Moulins offriront d'ailleursquelquesressoutces aux ouvriersinoccupés.

Basses- Alpes, — La ville de Digne a engagé son avenir en contractant un emprunt pour subvenir aux dépenses de construction de fontaines et d'un abattoir.

Toutefois la commune dépensera une somme de 4500 fr. en travaux d'appropriation de l'emplacement destiné à recevoir la statue de Gaa» sendi.

Ces travaux paraissent d'ailleurs devoir suffire aux besoins les plus pressants.

Hautes- Alpes. — Le budget de la ville de Gap ne porte en recette que 72 000 fr. qui suffisent à peine à couvrir les dépenses les plus urgentes. La commune possède encore , il est vrai, une propriété rurale, mais cette ressource est tenue en réserve pour le cas où Ton pourrait songer à entreprendre d'amener les eaux du Drac dans le bassin de Gap. La réalisation de ce plan exigerait d'ailleurs une mise de fonds trop considérable pour que l'on ait à s'en occuper dans un avenir rapproché.

Il est à remarquer que le département des Hautes-Alpes n'a eu, cette année, à souffrir d'aucun des fléaux que la population tout agricole de ce pays a d'ordinaire à redouter. Dans ces conditions, l'avenir n'inspire pas d'inquiétude.

Ardéche, — Il n'y a pas dans ce département une seule ville dont les revenus montent à 100 000 fr. Les ressources annuelles de la ville cheMieU s'élèvent à 38 000 fr. €ette situation financièfe ne permet pas même de recourir au crédit.

Àrdennes. -- La ville de Mézières, dont la population est très-faible

et qui ne compte qu'un petit nombre d'ouvriers, doit consacrer 30 000 fr. à la construction d'une maison d'école. Le département a, dans la commune de Charleville, adjugé dernièrement les travaux de construction d'un haras évalués 120 000 fr. Les fondations seront commencées avant l'hiver. Les villes de Rethel et de Sedan doivent consacrer toutes leurs ressources à Pextinction des dettes qui grèvent leur budget.

Le préfet de ce département estime que les fabriques suffiront à employer leurs ouvriers et que, dans tous les cas, les manufacturiers sauraient, comme par le passé, s'imposer des sacrifices pour prévenir le chômage.

Ariége. — L'ensemble des ressources annuelles, tant ordinaires qu'extraordinaires, de la ville de Foix, y compris les centimes pour les chemins vicinaux et Tévaluation en argent des journées de prestation, ne s'élève qu'à 55 583 fr. Les dépenses figurent au même budget pour une somme de 53 402 fr. Sur ce total, 9 ou 10 000 fr. sont affectés à des remboursements ou au payement d'intérêts des emprunts contractés. Quant aux chapitres additionnels, ils se règlent en déficit de 8655 fr.

Aude. — Le gouvernement fait exécuter en ce moment à l'église cathédrale de Saint-Michel , àCarcassonne, des travaux de réparation urgents auxquels une somme de 50 000 fr. est affectée pour cette année.

En même temps, le département fait travailler à la restauration de l'église de Saint-Nazaire. Une allocation de 25 000 fr. a été inscrite au budget; une autre allocation de 70 000 fr. a été afîectée aux travaux du palais de justice.

La ville, de son côté, consacre une somme de 8500 fr. à la construction d'un aqueduc qui doit alimenter de nouvelles fontaines placées dans les faubourgs. A Castelnaudary, l'administration municipale projette la construction de fontaines publiques qui doit entraîner une dépense de 270 000 fr. Les formalités préalables seront accomplies en entier très-prochainement.

Le budget de la ville de Limoux ne présente pas de ressources applicables à des travaux publics extraordinaires. La fabrication des draps» qui est l'industrie principale de cette localité, ne présente pas, il est vrai, les symptômes d'une prospérité durable ; mais on ne croit pas que le ralentissement du travail dans les manufactures soit assez sensible pour créer des embarras sérieux.

Un ralentissement dans le travail est plus à craindre pour les fabriques de Ghalabre, centre industriel important. Cette ville emploiera 20 000 fr. pour des travaux de redressement de la rivière de l'Hers et pour la construction d'un pont sur ce cours d'eau.

La même observation peut s'appliquer aux fabriques de Quillao. La commune destine une somme de 30 000 fr. à rôdlfication de fontaines publiques.

Enfin il sera dépensé en travaux divers dans les communes rurales une somme de 908 000 fr. Avec de tels éléments d'activité, il n'est pas douteux que le département de l'Aude ne soit en mesure de résister à l'ébranlement d'une crise momentanée.

Âvepron. — La ville discute en ce moment les bases d'un traité à conclure avec un ingénieur pour l'exécution de travaux de conduite d'eau. Le devis monterait à 250000 fr.

La ville de Saint- Affrique termine un palais de justice et la construction d'un système d'égouts. De plus , la commune projette de contribuer à la construction d'un grand établissement d'instruction publique.

Bouches^dfihRMne. — Un projet relatif à la construction d'une bourse monumentale à Marseille est soumis en ce moment à l'approbation de l'autorité supérieure.

La ville de Marseille se propdse, en outre, d'entreprendre de grands travaux d'utilité publique, dont l'exécution dépend de la destination qui sera donnée aux terrains compris dans l'enceinte de l'ancien lazaret.

Calvados. — La construction d'une salle d'asile , d'un lavoir à l'Hétel-Dieu de Caen, l'agrandissement des abattoirs, des travaux de nivellement dans l'intérieur de la ville entraîneront une dépense de 75 600 fr., déjà portée au budget de 1851. Il est possible qu'un excédant de recette de 25 500 fr. sur le même exercice puisse être affecté, en outre, à l'eiécution de travaux publics.

Cantal. — Le budget de la ville d'AurilIac est grevé par une dette de 50 000 fr. Les excédants de recette se trouvent engagés pour dix ans. Cependant divers travaux d'agrandissement et d'amélioration des édifices communaux donneront lieu à une dépense de 31 758 fr. De son cêté, le département élève un palais de justice et une caserne. Les crédits restant à employer en 1851 et votés pour 1852 montent à 73000 fr.

Charente. — Les travaux du chemin de fer entre Poitiers et Angoulême, pour lesquels 1 400 000 fr. sont inscrits au budget de l'État, constituent une ressource importante.

La situation financière du département est d'ailleurs très-satisfaisante, et l'extinction d'un emprunt destiné à faire face aux dépenses d'achèvement des chemins de grande communication se trouve accomplie cette année.

La ville d'Angoulême entreprend la construction d'une église, dont le devis atteint le chiffre de 200 000 fr. Des travaux d'élargissement

de la voie publique suivront racquisition et la démolition des bfttiments des vieilles boucheries. Il est à espérer que des constructions particulières s'élèveront sur la partie de cet emplacement qu'il ne sera pas nécessaire d'affecter à l'usage public, et donneront au travail une impulsion utile.

Les travaux d'établissement d'une salle d'asile à Lhoumeau, évalués à 15 000 fr., seront commencés prochainement

Charente-Inférieure. — La situation financière du département est favorable.

Le budget de la ville de la Rochelle s'est trouvé, au contraire, grevé par des dettes considérables. Les recettes resteront engagées jusqu'à la fin de l'année 1852. La commune bornera ses dépenses extraordinaires à des travaux d'amélioration des fontaines» évalués à 15 000fr.

La ville de Rochefort doit consacrer 345 000 fr. à la construction d'édifices publics.

Saintes consacrera à des dépenses de même nature 240 352 fr., dont 130000 fr. seront affectés à la construction d'un dépôt d'étalons.

La population tout agricole des arrondissements de Joazac, de Maronnes et de Saint-Jean-d'Angely trouvera dans les travaux de la terre une occupation suffisante. La commune de Jonzac fera cependant exécuter des travaux de constructions et de terrassements pour une somme de 14 500 fr.

Cher. — La ville de Bourges vient d'être autorisée à contracter un emprunt de 100 000 fr. pour faire face aux dépenses d'établissement d'un polygone et d'une école d'artillerie. La commune, dont le budget est grevé de charges très-lourdes, ne saurait s'imposer un sacrifice plus considérable, et l'autorisation d'emprunt n'a même été accordée qu'en raison de l'importance que les habitants attachent à juste titre à conserver l'artillerie de la garnison.

Du reste, les entreprises de la spéculation privée se trouvent complètement arrêtées, et l'industrie du bâtiment, en particulier, est tout à fait paralysée.

Corrèze. — L'État fait exécuter en ce moment au séminaire diocésain de Tulle des travaux d'agrandissement qui entraîneront une dépense de 600 000 fr.

La commune de Tulle, dont la pauvreté se ressent de celle du département dont elle est le centre, entreprendra néanmoins la reconstruction de deux ponts sur la Corrèze. Le devis s'élève à 57 000 fr.

Enfin la ville projette l'établissement d'un abattoir, mais la question des voies et moyens n'est pas encore résolue.

On ne peut se dissimuler que la manufacture d'armes de Tulle ne soit un foyer d'agitation dangereux. Il serait à désirer que de nou-

570 Appendice e,

▼elles commandes ftiites par l'État prévinssent un ralentissement qae Ton commence à ressentir.

Cùrse. — A Tezception d'Ajaccio et de Bastia, les communes de ce département n*ont que des revenus très- modiques, et il en est même qui sont obligées de recourir annuellement à la voie de Timposition extraordinaire pour assurer leurs services ordinaires.

La ville d'Ajaccio jouit, il est vrai, d'un revenu annuel de 90000 fr., mais ses charges sont très-lourdes, et c'est à peine si le budget de 1851 offre un boni de 4000 fr. destiné à faire face aux dépenses imprévues.

De plus, la commune se trouve endettée jusqu'à concurrence de sommes assez considérables, par suite de subventions offertes ou d'emprunts contractés dans l'intérôt de Thospice civil, du musée Fesch, du petit séminaire.

Dans cette situation, la ville be pourra de longtemps entreprendre d'autres travaux, quelles qu'en soient l'utilité et l'urgence.

La ville de Bastia, dont les revenus s'élèvent depuis quelques années à 130 ou 140 000 fr., ne se trouve pas dans une situation financière aussi favorable que ces chiffres pourraient le faire penser. Cet accroissemeiit de recettes correspond à un prélèvement autorisé sur les droits acquittés par les blés et farines, et doit être consacré atix travaux du port, pour lesquels la ville a offert 500 000 fr.

Diverses dépenses au lycée ont accru encore le passif.

Cependant la construction d'un palais de justice a été résolue. Les devis s'élèvent à 400 000 fr. La moitié de cette somme serait demandée à l'État. La ville contribuerait aux travaux pour une somme de ISO 000 fr., qu'elle réaliserait en aliénant des propriétés communales. Enfin le département, en s'engageant à compléter le crédit par une allocation de 80000 fk*., demande l'autorisation de s'imposer extraordinairement de 5 centimes additionnels pendant quatre ans.

Côte-4'Or. — La ville de Dijon se propose d'installer un lavoir et un réservoir d'eau, dont le devis, approuvé par le préfet, s'élève à 17 000 fr. Un projet plus important, et qui n'entraînera pas une dépense moindre de 241 000 fr., est le projet de construction d'une aile au palais des États. La ville demande l'autorisation de contracter un emprunt dans ce but.

Câtei'dU'Nord. — Le département bonsacrera une somme de 30 000 fr. à des constructions dans la caserne de gendarmerie de Saint-Brieuc. La ville elle-même a entrepris la construction d'un Ijcée, à laquelle une allocation de 60 à 70000 fr. sera affectée dans le cours de 1851 et de 1852.

Des particuliers ou des associations de particuliers élèvent des édïBces religieux au chef-lieu du département.

A Lannion, un pont qui doit coûter 68 000 fr. sera terminé dès le printemps prochain.

L'exécution de quelques travaux importants ocouperar les ouvriers des ports, en particulier ceux de Dinan.

Enfin Tadministration a adjugé depuis trois mois, pour une somme de 400 000 fr., l'entreprise de travaux de rectification sur les routes départementales.

Creuse. -^ La ville de Guéret, dont les revenus ordinaires ne S'é« lèvent qu'à 30 000 fr. environ, consacrera une somme de 86 àOO frw à Texécution de travaux publics, notamment à la création de lavoirs publics, à la construction d'un abattoir et à des travaux d'amélioration à l'hospice. Un emprunt de 40 000 fir. est autorisé, pour faire Aice aux dépenses qu'entraînera le second de ces ouvrages.

Dordogne. — La ville de Périgueux, qui a beaucoup construit, et dont le budget ne laisse disponible aucune ressource, consacrera 7000 fr. à Tachèvement de son lycée ; mais elle compté demander cette faible somme à l'emprunt.

A Bergerac, une église doit être édifiée. La commune n'a réalisé qu'une partie des ressources nécessaires. Elle compte avoir recours à rompront pour le reste.

Dou&s. — Le département appliquera, en 1852, à des traraux de rectification sur les routes départementales, la moitié d'une sonune de 600000 fr. dont l'emprunt a été autorisé par une loi du 17 juillet dernier. Des travaux d'irrigation et de dessèchement dans les marais de Saône, de Vaux et du Dugeon sont en cours d'exéoutioii.

La ville de Besançon destine à l'appropriation d'un bâtiment récemment acheté pour le haras d'étalons une somme de 43 000 fr.

La salle d'asile du fkubourg Battant sera déplacée et agrandie. Ces améliorations entraîneront une dépense de 100000 fr. dont 30000 fr. pour constructions.

Le service des chemins vicinaux comportera une dépense de 190000 fr. Les communes rurales, riches pour la plupart à raison des bois qu'elles possèdent, feront exécuter des travaux jusqu'à concurrence d'une somme de 400 000 fr. Au besoin, ces travaux se développeraient, comme en 1847, par l'établissement d'ateliers de charité.

Eure. — Presque toutes les communes de ce département sont obérées par suite des sacrifices qui leur ont été demandés en 1847 et en 1848 pour des besoins analogues à ceux auxquels il s'agit aujourd'hui de pourvoir. 11 faudra s'en tenir aux ressources disponibles qui, pour les trente-cinq principales villes du département, s'élèvent d'ailleurs à 72 526 fr.

Sur cette somme, 43 834 fr. ont déjà reçu leur affectation, savoir:

Daos sept communes» parmi lesquelles on remarque Ëvreuz, Louviers, Bernay, une somme totale de 13417 fr. est afiéctée à la création d'ateliers de charité, et le surplus se répartit entre les trentecinq communes pour trayauz sur les chemins vicinaux.

L'économie sévère apportée, en prévision des nécessités de l'avenir, dans la distribution des fonds départementaux afiectés au service des chemins de grande communication, a permis de conserver pour les derniers mois de cette année uno somme de 80 000 fr. Enfin le conseil général a voté, sur la demande du préfet, un crédit de 100 000 fr. applicable aux travaux neufs des routes départementales.

Le préfet a eu soin de faire remarquer que la récolte des pommes promet d'être excellente dans TEure et que les travaux auxquels elle donnera lieu, ainsi que la fabrication du cidre, occuperont pendant deux mois et d'une manière lucrative les ouvriers des campagnes et une partie des ouvriers des villes.

Eure-^t'Loir. — Aucune ville, dans ce département, n'est en mesure d'entreprendre des travaux importants. Les recettes des quatre villes chefs-lieux couvrent à peine leurs dépenses, et il serait difficile à ces communes de recourir au crédit.

La ville de Chartres, qui, depuis quelques années , a réalisé la plupart des améliorations réclamées par l'intérêt général et qui n'a pu atteindre ce résultat sans contracter de dettes, doit rembourser annuellement, jusqu'en 1856, environ 54000 fr. Malgré les charges qui grèvent son budget, la commune a réservé une sonune de 15 000 fr. pour la création d'ateliers de charité. Si les besoins dépassaient ces ressources, il n'est pas douteux que de nouveaux sacrifices ne fussent obtenus du conseil municipal.

La ville de Dreux, obligée de rembourser une somme de ISOoOOfr., et qui s'est imposée extraordinairement pour se libérer, ne pourra occuper les ouvriers qu'au moyen d'ateliers de charité soutenus par des souscriptions ou par des secours de l'État.

La ville de Châteaudun a été autorisée tout récemment à s'imposer extraordinairement pendant dix années, jusqu'à concurrence d'ane somme de 60000 fr. Ces crédits, ainsi que les excédants annuels, seront affectés au pavage des principales rues et places.

Nogent-le-Rotrou, où les besoins seront grands et les ressources bornées, mérite tout l'intérêt de l'administration. La municipalité et les habitants riches font de louables efforts pour secourir la classe nécessiteuse. Toutefois, la situation de cette commune réclame d'autres secours. Sur la demande du ministre de l'intérieur, M. le ministre des travaux publics a bien voulu donner des ordres pour qne les travaux du chemin de fer fussent dès à présent entrepris aux abords de Nogent.

Enfin le conseil général, en yotant une imposition extraordinaire de 2 centimes, a donné les moyens d'entreprendre des trayanx de coDstruction et d'amélioration sur les routes et chemins.

Finistère. — Les travaux exécutés par le département dans les églises et dans d'autres édifices affectés au service public, ainsi que sur les routes et chemins, entraîneront une dépense de 280000. fr. Le conseil général a voté un emprunt jusqu'à concurrence de pareille somme.

L'ensemble des travaux communaux extraordinaires qui ont été projetés donnera lieu à une dépense de 617 226 fr. Les ressources assurées ne s'élèvent jusqu'ici qu'à 529 223 fr. Quelques-unes ne pouvant être réalisées qu'à la fin de 1852, ou môme à une époque plus éloignée, le conseil général a affecté aux travaux dont il est question un crédit de 18 000 fr.

La demande spéciale d'une subvention montant à 60 000 fr. environ a été adressée par le préfet à M. le ministre de l'instruction publique et des cultes.

Haute-Garonne. — La ville de Toulouse vient d'employer un fonds de 2 millions à l'exécution de grands travaux publics qui seront continués ou dont l'achèvement donnera quelque impulsion aux entreprises particulières ; ainsi l'on est fondé à croire que l'agrandissement de la place du Capitole entraînera des constructions importantes qui occuperont, durant une année au moins, les ouvriers du bâtiment.

La ville est peu disposée aujourd'hui à recourir au crédit. La municipalité aura pourtant à se prononcer, selon toute apparence, dans sa session de novembre, sur un projet relatif à la distribution des eaux dans la ville, et qui aurait l'avantage d'occuper les ouvriers terrassiers et maçons.

Gers. — La ville d'Auch a réalisé, au moyen d'un emprunt, les ressources nécessaires pour la restauration de son théâtre et pour la perforation d'un puits artésien.

En outre, l'administration de la guerre s'est engagée à exécuter des travaux de réparation aux bâtiments du dépôt de remonte qui ont été livrés par le département. Cette dépense montera à 48 000 fr.

La population tout agricole du Gers trouvera d'ailleurs des occupations plus que suffisantes dans les travaux de la campagne.

Gironde. — La situation financière de la ville de Bordeaux est extrêmement favorable. Le produit des octrois n'a jamais été plus élevé qu'il ne l'est aujourd'hui. La commune peut sans crainte recourir au crédit et se propose d'emprunter une somme de 4 800 000 fr. pour réaliser une amélioration importante et depuis longtemps souhaitée, en créant un système de fontaines publiques. A ce travail se liera la translation du jardin botanique au jardin public.

574 APPE^DIGB fC.

Is d4pi^rt«iiAeQt a été autorisé, eu 1S48, à sUmposer extraorcUpairementi jusques et y compris 1849, pour couTrir les dépenses faites sur les routes départementales.

lUe-et-Vilain». — {.a yille de Rennes étudie, de concert avec l'adiQinistratioq, plusieurs projets importants, pi^rmi lesquels figurent :

Le percement d'une rue nouvelle, qui doit constituer la traverse 4e h route pationale de Bordeaux à Saint-Malo.

L'ouverture d'une autre rue formant prolongement de la rue Saint-François à travers les terrains occupés par le couvent de la yiilit^iou et par le gtand séminaire, qui doit être prochainement démoli et reconstruit dans uu autre alignement.

Ia construction d'un Hôtel-Dieu à laquelle 700 000 fr. doivent être f^ectôs par la comoiission des hospices de Repues sur le prix de vente de l'asile d'aliénés de Saint-Méen, dont le département fait l'acquisition. Le choix de l'emplacement sur lequel s'élèven^ le poqvel édifice vient d'être arrêté après une discussion approfondie.

Enfin le comblement de l'ancien lit de la Vilaine, devenu inutile dep^i8 Texécutiou des travaux de rectification de cette rivière et la construction des quais, et qui, en retenant des eaux stagnantes, ne ^sse pas de compromettre, surtout pendant l'été, la salubrité de la ville.

Les frais assez consiciérables qu'entraînerait cette amélioration se trouyeraieat heureusement réduits par l'efTet même d'un autre trayail réceouBçnt con^ç^iencé sur les fonds du ministère des travaux put)lics ; les déblais provenant du creusement du lit de la rivière entre le quai de Chateaubriand, légué de Baud et le pontdeCesson, PQViyant être facilement transportés si^: les points où deç remblais seront nécessaires.

Le9 revenus do la ville de Saint-Malo dépassent 130000 fr. Le oo^eil p^uuicipal a réuni les crédits nécessaires pour la construction d'une bourse sur les quais du port. Les travaux pourront être entrepris aussitôt que les revête9ients extérieurs de ces quais se trouveront complètement réparés.

Le développement du commerce dans les ports de Saint-Malo et 4e Saint-Servan rend de jour en jour plus indispensable la construction de piagasins qui ne peuvent trouver place dans l'enceinte fortifiée de la ville. La spéculation privée s'emparerait avec empressement des terrains conquis sur la mer à Rosabey et au Talard, si Ton pouvait déterminer dès à présent l'espace que réclament sur ce point les besoins du service maritime et ceux de la défense militaire , et mettre en adjudication la portion qui resterait libre de toute affectation de cette nature.

/ndre. — -Le budget de la ville de Châteauroux est grevé par

d^anciepnes dettes contractées lors de la civette de 18(i7 f\ en 18^8. Cette commune n^a d^autres ressources que le produit de son octroi qui est bien peu élevé» à raison môme de Tétat ie gêne dans lequel se trouve la population.

Cependant Tadministration a réussi à faire mettre à Tordre du jour du conseil municipal deux projets dont l'un est relatif au percement d^une rue destinée à relier plus directement la gare du chemin de fer au centre de la ville, et dont l'autre concerne la construction d'une église depuis longtemps réclamée.

Indre-et-Loire. — Ce qui a été dit de la situation financière de la ville de Ch&teauroux peut se dire de celle de |a ville de Tours.

Le ministère de l'intérieur a affecté un crédit de 71 000 . fr. aux travaux de restauration de l'église abb^^tiale de Saint-Julien de Tours.

Les ouvriers assez nombreux de la ville d'Amboise voient successivement diminuer les ressources que leur o0'rait le travail 4e petites fabriques de draperie et de bonneterie. La ville se dispose à entreprendre la construction d'un abattoir évaluée à 25 000 fr.

Isère. — Le conseil général a voté dans sa dernière session la reconstruction des maisons d'arrêt de Bourgoin et de Saint- Marcellin, et de l'asile départemental d'aliénés établi à Saint-Robert.

La dépense s'élèvera à 808 000 fr.

Le crédit inscrit pour cette année au budget pour assurer le commencement d'exécution se monte à 151 pOO fr.

Il y serait pourvu par la combinaison financière suivs^i^ç^, q^i ^era soumise à l'Assemblée nationale :

lo Imposition de 1/2 centime de 1852 ^ 1856, époquq ^e l'extipction de l'imposition de 8 centimes 1/2 autorisée par v^pe \o\ ^u 22 jpillet 18(i3 pour travaux de routes ;

2» Imposition de 3 centimes de 1857 à 1862 inclusivement ;

d"* Emprunt de ^00 000 fr. à réaliser, dans le cours de cinq ans, à raison de 90 000 fr. environ par année.

Les 5/10 de centime serviraient, d'une part, de gage ^}fL payeçaent des intérêts de l'emprunt;

D'autre part, aux dépenses des travaux.

Les 3 centimes pourvoiraient à ces dépenses en môme temps qu'au remboursement du capital de l'emprunt.

Le département a affecté, en outre, 11000 fr. à des travaux à exécuter à la prison de Vienne.

La ville de Grenoble était disposée à entreprendre la construction d'un théâtre et à établir des fontaines publiques. Les dépenses étaient évaluées de 5 à 700 000 fr. Toutefois la désorganisation de la municipalité tient ce projet suspendu. Tout au plus peut-on espérer en

commencer la réalisation an printemps prochain , si de nouyelles élections municipales ont lieu au mois de novembre.

La situation financière des autres villes du département est trop peu favorable pour qu'elles paissent créer des travaux publics extraordinaires.

Les travaux du chemin de fer de Paris à Lyon offriront une ressource aux ouvriers de la ville de Vienne et des autres communes riveraines du Rhône.

En somme, la situation est rassurante.

Jura, — Les travaux considérables entrepris dans le cours des dernières années par la ville de Lons-le- Saunier ont nécessité plusieurs emprunts dont l'ensemble s'élève à 350000 fr. environ, et sur le montant desquels la commune devra encore, en 1852, plus de 120000 fr. Le conseil municipal est décidé à s'abstenir de toutes dépenses nouvelles, jusqu'à ce qu'on ait pu alléger des charges aussi pesantes, et qui ont conduit à imposer extraordinairement la commune de 15 centimes, en même temps que 1/10 de centime additionnel est perçu sur tous )es droits d'octroi.

Loir-eUCher. — La ville de Blois vient d'être autorisée à contracter un emprunt de 110 000 fr., dont le montant sera appliqué à des travaux pour la distribution des eaux dans la partie haute de la ville.

La construction de trois nouveaux bureaux d'octroi entraînera de plus une dépense de 15 000 fr.

Haute-Loire, — La situation des finances de la ville du Puj ne permet pas d'entreprendre des travaux extraordinaires. Toute proposition tendant à augmenter les charges qui pèsent déjà sur le budget serait repoussée à outrance par la majorité socialiste du conseil municipal.

Lcdre-lnférieure. — Le département consacrera une somme considérable, réalisée au moyen d'un emprunt, à la création de chemins de grande communication.

La ville de Nantes exécute ou est sur le point d'entreprendre des travaux importants d'agrandissement ou d'amélioration aux propriétés communales. La dépense est évaluée 260 000 fr.

Plusieurs projets, dont les devis s'élèvent à plus d'un million, ont été adoptés en principe par le conseil municipal, sans qu'il y ait eu encore aucun crédit affecté à leur exécution.

Le préfet de la Loire-Inférieure estime que les ressources créées par ces travaux seront plus que suffisantes pour occuper les ouvriers du département.

Loiret, — La ville d'Orléans pourrait entreprendre des travaux d'une certaine importance et qui, par leur nature, demanderaient le

concours d'un grand nombre de bras. Tels sont les travaux de bâtiment à la mairie, à l'abattoir et au théâtre, estimés 36975 fr., et des travaux de terrassement et dépavage évalués 54000 fr.; mai la ville est sans ressources ; le budget de 1852 ne présente qu'un excédant de 1736 fr., et le remboursement des emprunts déjà contractés, s'élevant à 1 289 586 fr., absorbe pour longues années le produit de 18 centimes additionnels aux quatre contributions. Cependant l'administration municipale consentirait à recourir encore à la voie de l'emprunt si on lui accordait la prorogation de la taxe additionnelle aux droits d'octroi dont le produit (un dixième) est de 50 000 fr. par an et qui expire avec Tannée 1852.

Lot, — Un crédit de 600000 fr. est réservé sur les fonds départementaux à Tachèvement des routes vicinales.

La ville de Gahors n'attend plus que l'autorisation ministérielle nécessaire pour mettre à exécution un projet relatif à la distribution des eaux dans la ville de Gahors.

A Figeac ou aux environs, les travaux exécutés soit à l'hospice, soit à l'asile d'aliénés de Leyme, doivent coûter 76000 fr.

La ville de Gourdon, malgré la modicité de ses ressources, dépensera environ 15 000 fr. en travaux de réparation à quelques édifices communaux.

Lot-et-Garonne. — La population tout agricole de ce département jouit d'une aisance relative, bien que là comme partout la propriété ait à souffrir. Les travaux de la campagne lui offriront une occupation suffisante.

La ville d'Agen projette la construction d'un abattoir, et, pour faire face aux dépenses, elle a demandé l'autorisation de continuer de 1853 à 1858 la perception d'une imposition extraordinaire de 15 c.

Lozère. — Le budget de Mende se trouve grevé par suite des sacrifices relativement considérables dans lesquels elle s'est trouvée engagée pour transformer le collège communal en institution libre.

Cette commune emploiera pourtant quelques fonds qui restent disponibles et le prix d'aliénation d'immeubles de peu d'importance à l'établissement d'une place.

Plus pauvres encore que Mende, les autres communes du département ne peuvent faire exécuter aucun travail extraordinaire. .

Maine-et-Loire. — Le conseil général a voté, dans sa dernière session, le classement de trois routes départementales, la construction d'une prison cellulaire et le déplacement du dépôt d'étalons. Les devis montent ensemble à 2 millions de francs. Pour faire face à cette dépense, le conseil général demande l'autorisation de proroger de 1854 à 1858 une imposition de 10 centimes établie depuis 1838 pour les routes départementales; et, afin de pouvoir mettre immédiate-

ment les projets k exécation, Tantorisatioa d'empranter, en 1852 et 1853, 900 000 fr., qui seraient remboursés, à partir de 1854, au moyen d'ane portion des 10 centimes votés, le reste étant affecté k rachèvement des travaux.

La ville d'Angers, qui se trouve obligée de reconstruire le pont de la Basse-Ghalne, consacrera à ce travail une somme de 450 000 fr., qu'elle compte réaliser au moyen de la vente de terrains. 11 est à espérer que la spéculation particulière élèvera des constractions sur cet emplacement.

Manche. — Une somme importante, affectée aux travaux des chemins de grande communication, est inscrite au budget départemental; l'administration dispose encore de 40 000 fr. sur les crédits affectés, pour l'exercice courant , aux travaux des édifices départementaux. Des travaux d'intérêt local, mais entrepris aux frais du département, seront exécutés àValogoes. à Mortain et k Goutances, notamment pour la construction d'un grand séminaire dans cette dernière ville. L'extniction des matériaux pour le service des routes départementales permettra d'occuper, pendant l'hiver prochain , ainsi qu'on l'a fait pendant quelques-unes des dernières années , les ouvriers chaudronniers de Villediea.

L'État, de son côté , entreprend à Saint-Lô des constructions destinées au service des haras, dont le devis ne monte pas à moins de 150 000 fr. Une allocation a été accordée à la ville de Cherbourg pour les travaux du port. La ville elle-même a commencé les travaux de reconstruction de la mairie , qui doivent se prolonger pendant plusieurs exercices et entraîneront une dépense totale évaluée à 80 000fr.

Marne. — Il ne parait pas qu'il y ait lieu de craindre, pour ce département, un ralentissement notable dans le mouvement des travaux, au moins en ce qui concerne les arrondissements de Ghâlons, Vitry, Sainte- Menehould et Épemay. L'exploitation des bois domaniaux et communaux, dans lesquels un grand nombre de lots destinés à la vente étaient restés sur pied depuis quelques années, fournira d'ailleurs une ressource précieuse à la population d'une région où le sol forestier occupe un espace considérable.

L'administration a dû se préoccuper avec une sollicitude toute spéciale de la situation des ouvriers qu'emploient les nombreuses fabriques de Reims.

Un projet relatif au tracé d'une nouvelle enceinte de la ville et à l'exécution d'un plan d'alignement est soumis à l'approbation de l'autorité supérieure. L'adoption de ce projet permettra d'organiser des travaux de terrassement assez considérables.

Haute-Marne. — Bien que l'activité industrielle la plus rassurante

pour le présent et pour Tavenir n^aît pas cessé de régner à Ghaumont, radministration municipale n'a pas voulu négliger les travaux qui devaient concourir tout k la fois à Tassainissement, à l'embellissement de la ville et au développement de cette activité. G^est ainsi qu'en renversant une partie des anciens remparts pour combler les fossés, on a rendu l'air et le soleil à plusieurs quartiers placés jusqu'ici dans les conditions les plas défavorables , et où des constructions nouvelles s'élèveront, par la force même des choses, sur les ruines d'un grand nombre de cbétives habitations. G'est ainsi encore qu'on se propose d'entreprendre des travaux d'agrandissement, de démolition et de terrassement aux cimetières, aux bastions et aux promenades, dans le cas où la ville serait autorisée, sur sa demande, à rentrer en possession de ces divers emplacements dont elle a été expropriée pour cause d'utilité publique.

Mayenne, — Le département a affecté aux travaux commencés pour l'agrandissement du palais de justice de Laval un crédit de 63 000 fr. réparti sur les exercices de 1851 et 1852, et aux travaux qui s'exécutent dans Tintérieur de la prison de la même ville un crédit de 15000 fr.

En même temps le conseil général a voté une subvention destinée & contribuer, dans la proportion d'un tiers et jusqu'à concurrence de 200000 fr., aux travaux que l'État doit exécuter pour la canalisation de la Mayenne , et une subvention de 45 000 fr. égale à celle qui est offerte par la ville , pour la construction d'un quai et d'un chemin de halage.

La ville |)ro]ettey en outre , la création d'un abattoir. La dépense, évaluée à 100000 fr., serait couverte par un emprunt remboursable par annuités, et en partie sur les revenus mômes de l'abattoir.

Une décision récente , obtenue du ministère de la guerre par le ministre de l'intérieur, permettra désormais aux fabricants de toiles, très- nombreux dans la Mayenne, de se présenter aux adjudications pour la fourniture des toiles nécessaires à l'armée et à la marine, et atténuera pour ces fabriques l'effet de la crise en ouvrant à leurs produits un débouché nouveau.

Meurthe. — La ville de Nancy consacrera, en 1851 et en 1852, une somme importante (63 500 fr.) à la construction d'égouts, 82 000 fr. à des travaux de reconstruction et de restauration à divers édifices ou monuments, et établira un marché couvert dont le devis s'élève à 172000 fr. La commune, dont les revenus ordinaires sont évalués, pour 1852, à 460 000 fr., a contracté, pour fair^ face aiux dépenses qui viennent d'être détaillées , deux emprunts , Tun de 100 000 fr., en 1848, l'autre de 300000 fr., en 1850.

De plus, deux crédits de 10 000 fr. ont été inscrits an budget de

1852, Pun en prévision des dépenses qui seraient faites pour la reconstruction de Téglise Saint-Fiacre, l^autre à compte sur le crédit de 100000 fr. nécessaire pour des travaux de distribution d'eau.

Tous les travaux pour lesquels des crédits ont été portés au budget de 1851, et dont Tensemble entraînera une dépense de 240000 fr., sont en cours d'exécution.

Meuse. — On a lieu d'être rassuré, dans ce département, sur la situation des ouvriers des fabriques pendant Thiver de 1852, et l'administration municipale de Bar-le-Duc n'a pas cru qu'il y eût lieu encore d'entrer dans la voie des sacrifices pour préparer des travaux publics extraordinaires.

Le conseil municipal de Verdun, au contraire, vient d'arrêter la construction d'un marché couvert, et demande l'autorisation de contracter un emprunt pour assurer l'exécution de ce projet.

Morbihan, — Le conseil général a voté une imposition extraordinaire de 3 centimes additionnels au principal des quatre contributions directes ; ces ressources seraient appliquées à des travaux sur les routes et chemins.

La situation de la pljipart des communes de ce département ne permet pas de leur demander de sacrifices. La ville de Lorient est la seule qui dispose de quelques ressources; néanmoins son budget supporte de très-lourdes charges.

Quelques travaux qui occupent un assez grand nombre d'ouvriers sont d'ailleurs en cours d'exécution.

Moselle, — Aux travaux du chemin de fer de Metz- à Sarrebruck, l'État vient d'ajouter l'entreprise de travaux importants mis récemment en adjudication par la direction de la poudrerie à Metz, et dont le devis s'élève à 100 000 fr.

La ville de Metz peut disposer immédiatement de 400 000 fr. qu'elle a en caisse. On projette la construction d'un abattoir dans Tile Ghambière. L'ouverture de cet établissement n'est pas encore autorisée, mais le projet est approuvé par décision ministérielle; les dépenses sont évaluées à 500 000 fr.

La ville consacrera encore 42 000 f^. à la construction de bureaux d'octroi et d'une maison d'école.

Diverses communes de l'arrondissement de Briey appliqueront de leur côté 70 000 fr. environ à des travaux de construction.

La situation des travailleurs dans le département ne parait pas devoir rendre nécessaire la création de chantiers plus étendus.

Nièvre, — Les terrassements du chemin de fer du Centre occuperont sur un grand nombre de points les ouvriers du département.

Des travaux de restauration s'exécutent, sur les fonds votés par le conseil général, à l'église paroissiale de Saint-Étienne à Nevers, aux

TRAVAUX DKS DÉPARTEMENTS. 581

palais de justice de cette dernière ville et de Ghâteaa-Ghinon. Nonseulement la ville chef-lieu ne se trouve pas en état de voter des crédits applicables à des travaux extraordinaires, mais encore elle a dû, pour éteindre d'anciennes dettes, contracter envers la caisse des dépôts et consignations une dette nouvelle de 200000 fr.,par voie d'emprunt.

Nord. — La ville de Lille est en mesure d'affecter à des travaux extraordinaires, dans les derniers mois de 1851 et dans le courant de 1852, une somme de 571 000 fr. dont les deux tiers pourront être employés d'ici à six mois.

Les divers projets relatifs à l'agrandissement, aux réparations ou à la construction d'édifices publics, et notamment à l'établissement d'un lavoir public, n'ont pas encore donné lieu à un vote de crédits de la part du conseil municipal ; mais le vote de cette assemblée est en quelque sorte forcé, comme conséquence de délibérations antérieures.

Ces travaux sont plus que suffisants pour assurer des moyens d'existence aux ouvriers di; bâtiment dont un grand nombre n'appartient pas même à la ville de Lille.

Malheureusement, Tadministration est impuissante à utiliser en dehors des ateliers, en cas de chômage, le travail de la population des fabriques qui ne s'élève pas à moins de 20 ou 25 000 âmes, et dans laquelle on compte beaucoup de vieillards, de femmes et d'enfants.

Oise. — La ville de Beauvais sollicite l'autorisation d'accepter un legs d'immeubles, qui seraient aliénés et dont le prix serait appliqué à la construction d'une caserne pour laquelle la ville ofTre une subvention de 100 000 fr. et des terrains d'une valeur de 200000 fr.

On projette la construction d'un abattoir. 120000 fr. seraient demandés à l'emprunt et dépensés pour ce travail.

Le conseil général a mis à la disposition du préfet un crédit de 15 000 fr. pour venir en aide, pendant la saison rigoureuse, aux communes les plus nécessiteuses.

Orne. — Une loi récente, conforme au vœu du conseil général, autorise le département à contracter un emprunt de 800 000 fr. réalisables pendant les trois années 1851-1852-1853, et dont le montant doit être appliqué à l'achèvement des chemins vicinaux de grande communication.

En ce qui touche la ville d'Âlençon, la situation de son budgei permettrait difficilement de créer des travaux de quelque importance. Une demande d'autorisation d'emprunt motivée sur la nécessite plus urgente encore d'éteindre des dettes anciennes, qui arriveront à remboursement dans un délai très-rapproché, n'a pas paru elle-

mdme susceptible d'être accueillie favorablement lorsqu'elle a été portée devant le conseil d'État.

Pas-de-Calais. — La ville d'Arras consacrera 30000 fr. environ % divers travaux d'utilité publique.

La commune de Saint-Pierre-les-Calais, dont les ressources disponibles s'élèveront en 1852 à 45 000 fr., entreprendra la construction de plusieurs édifices communaux et, entre autres, d'un abattoir.

La ville de Saint-Omer a affecté un crédit de 4000 fr. aux travaux de dessèchement qiii s*exécutent dans les marais voisins, et un crédit de 100 000 fr. h la restauration de l'église Notre-Dame.

Enfin on projette l'agrandissement d'un lycée. La dépense qui s'élèverait èi 80 000 fr. serait couverte au moyen des fonds disponibles, d'une subvention offerte par l'établissement et d'un emprunt que contracterait la ville.

Puy-de-Dôme. — Outre quelques travaux d'édilité (fontaines, pavage, etc.) évalués à 10 000 fr., la ville de Riom entreprendra, avec le concours des ministères de l'intérieur et des cultes, et en profitant des ressources de la fabrique, des réparations importantes à l'église de Saint- Amable . La dépense totale moote à 8 1 496 fr. Le budget communal, après l'allocation des crédits dont l'emploi vient d'être exposé, présentera encore un excédant disponible de 4600 fr.

La ville de Thiers consacre aussi une somme de 10000 fr. à des travaux sur les chemins vicinaux, à des redressements de rues, aux réparations de l'église Saint- Jean .

Une œuvre plus impoitante serait l'achèvement de la halle et de Tabattoir. La dépense pourrait être couverte au moyen des ressources combinées d'un emprunt et d'une imposition extraordinaire.

Rn6n, la ville d'Ambert vient d'adjuger sur le pied de 34000 fr. des travaux pour la distribution des eaux, indépendamment de quelques ouvrages de terrassement.

Basses 'Pyrénéen. — Un palais de justice s'élève à Pau. Les dépenses annuelles de cette construction dépassent 10 000 fr.

Le département vient d'adjuger sur le pied de 62 000 fr. les travaux de l'asile d'aliénés.

Enfin, la ville de Pau a adjugé, de son côté, la construction d'écoles primaires ; un emprunt de 80 000 fr., réalisé par la ville et que la situation financière de celle-ci lui permettra de rembourser facilement, constitue le moyen d'exécution.

La même réflexion s'applique à un emprunt de pareille somme contracté l'année dernière par la ville d'Oloron, et dont il est fait depuis cetteépoque application aux travaux de construction d'une halle.

A Bayonne, des travaux assez considérables s'exécutent à la cathédrale.

Une église nouvelle va s'élever : il sera pourvu aux dépenses au moyen 3es fonds provenant d'un legs et d'une subvention de TEtat. Le devis porte ces dépenses à 253 000 fr.

Une autre libéralité testamentaire permettra d'employer 9^ 000 fr . à la construction déjà commencée d'un établissement de bienfaisance»

£n ce qui concerne l'ensemble du département, il n'y aura guàre de travaux neufs entrepris sur les routes départementales, si ce n'est la construction d'un porta Nay. Néanmoins le travail semble partout assuré.

Hautes-Pyrénées, — Les travaux publics qui doivent s'exécuter à Tarbes, en 1851 et au commencement de 1852, seront presque tous entrepris par le département et par TÉtat.

La ville et Thospice n'y prennent part que dans la proportion d'un sixième environ.

Les travaux à la charge de l'État entraîneraient une dépense de 100 000 fr., dont une moitié serait consacrée à l'amélioration du quartier de cavalerie.

Le département demande l'autorisation de contracter un emprunt de 500000 fr., pour contribuer à la construction d'un palais de jus* tice, et d'ajourner, avec le consentement des porteurs, le remboursement des obligations émises à la suite d'un premier emprunt.

La ville de Tarbes a un passifrelativement considérable, 200 000 fr., et il est probable qu'elle ferait vainement appel au crédit dans ce moment.

Pyrénées- OrientcUes, — La nécessité d'amortir un emprunt contracté par la ville de Perpignan en 1847 grève cnaque année le budget communal d'une dépense de 20 000 fr., jusqu'en 1859. Dans cette situation, il ne peut être affecté aux dépenses facultatives que des crédits bien restreints.

Des travaux de grosses réparations aux édifices communaux figurent néanmoins au budget pour une somme de 30 000 fr., et une première allocation de 20000 fr. a été accordée pour la construction d'une porte destinée à joindre les Tanneries au reste de la place.

Bas-Rhin, — La situation financière de Strasbourg est assez défavorable. Cette ville doit pour solde de divers emprunts 550 000 fr. Les crédits annuels pour travaux publics ont subi de fortes réductions, et des projets étudiés et d'une exécution urgente restent en suspens.

Un grand nombre des localités importantes du département sont à l'abri de préoccupations sérieuses ou en état de se suffire.

Les campagnes trouveront une ressource assez importante dans les

trayauz des forêts et dans ceux qai s'exécuteront sur les rqjites et chemins.

La ville de Saveme parait en mesure de parer aux nécessités pressantes, si elle obtenait Tautorisation de contracter un emprunt de 20000fr.

Mais une partie de l'arrondissement de ce nom, et notaounent le canton de Marmoutier, privé du bénéfice des travaux maintenant achevés sur la lign edu chemin de fer de Paris, le canton de Ville, les bords du Rhin dévastés par Pinondation se trouvent dans une situation plus inquiétante.

Le préfet sollicite vivement Tintervention bienveillante de l'État. Il estime que les travaux dont l'influence serait la plus salutaire consisteraient dans la construction du débarcadère de Strasbourg, dans l'achèvement du canal de la Marne au Rhin, et dans la réparation, aussi complète que possible, des ouvrages de défense sur les rives du Rhin.

Haut^Rhin. — La plupart des villes de ce département, même les plus importantes, sont tellement obérées qu'elles peuvent à peine pourvoir aux services municipaux ordinaires. Avec des ressources déjà engagées elles ont eu à faire face à la crise de 1848. Aussi se trouvent-elles aujourd'hui dans l'impossibilité de pourvoir à toutes les nécessités qu'amènerait une nouvelle crise industrielle.

Le département renferme 60 000 ouvriers employés dans les manufactures, et dont le chômage ferait naître les embarras les plus sérieux.

' La charité publique est, il est vrai, fort dévouée dans ce pays. Malheureusement ses bienfaits ne se répandent pas seulement sur les 17000 indigents dénombrés par la statistique départementale, elle est encore exploitée par des vagabonds et par des mendiants de profession dont le nombre ne monte pas à moins de 12 000.

Le conseil général s'est montré disposé à user de la plus grande réserve dans le vote de toutes les mesures qui tendraient à aggraver les charges publiques. Aussi s'est-il borné à inscrire au budget deux crédits, l'un de 6000 fr. à titre de subvention pour rétablissement d'ateliers de charité, l'autre de 20000 à titre de secours aux communes riveraines du Rhin. La détresse de ces communes est profonde. Leur territoire a été ravagé par l'inondation. L'emploi de toutes les ressources qui leur restent ne suffirait pas en ce moment à leur assurer une protection efficace contre le retour de ce fléau. Le Gouvernement a été vivement touché de cette situation. M. le ministre des travaux publics a bien voulu m'annoncer son intention de prêter aux riverains du Rhin tout l'appui que les circonstances réclament, tout le concours qu'il serait en mesure d'offrir.

La Tille de Mulhouse se dispose à élever deux églises : la dépense totale, qui sera répartie sur plusieurs exercices, se montera à 500000 dont 300 000 provenant de souscriptions particulières, et 200 000 fr. alloués par la ville. Celle-ci, dont les revenus ordinaires sont évalués à 370000 environ, mais qui est grevée d'un passif de près de 900000 fr., est en instance pour obtenir l'autorisation de percevoir de nouveaux droits d'octroi.

Le produit de ces taxes additionnelles serait appliqué aux constructions dont il vient d'être parlé. Déjà 100 000 fr. ont été réunis sur le montant des dons particuliers destinés à l'église catholique et pourront être employés, dès cet hiver, aux travaux de fondation.

Golmar, dont les revenus ordinaires montent à 233000 fr. et le passif à 300000 fr., ne peut disposer d'aucune ressource, après avoir dépensé en travaux extraordinaires 900000 fr. environ. Le budget de la ville d'Altkirch présente également un déficit de 168500 fr., alors que les revenus ordinaires n'atteignent pas le chiffre de 60000 fr.

Rhâne. — Le passif de la ville de Lyon s'élève à près de 12 millions. Le déficit est de plus de 2 millions sur l'exercice 1850, de plus de 200 000 fr. sur l'exercice 1851.

Les communes de l'agglomération lyonnaise attendent et réclament avec instance le remboursement des dépenses faites en 1848 pour les chantiers nationaux et pour les distributions de subsistances, dépenses que les administrations municipales d^ ces communes considèrent comme devant être mises définitivement à la charge de l'État. En partant du principe posé dans ces termes, elles demandent encore la restitution intégrale de l'imposition de 55 centimes, sur le montant de laquelle le Trésor entend, au contraire, se couvrir de dépenses de même nature faites par l'État dans l'intérêt de la ville de Lyon, et qu'à son tour l'administration des finances ne considère que conmie une avance.

A défaut de ces ressources portées en recette au budget, et qui, pour la seule ville de Lyon, ne s'élèvent pas à moins de 2 432 000 fr., des engagements échus et des services essentiels restent en souffrance. Ces communes se trouvent, à plus forte raison, dans l'impossibilité de créer des travaux publics extraordinaires.

Mais des travaux assez considérables vont être mis à exécution sur d'autres points du département. A Tarare, à LeuUy, à Dommartin, 90 000 fr. environ seront dépensés pour construction de presbytères ou de maisons d'école ',à Dardilly, une somme de pareille importance, et dont un tiers provient de souscriptions particulières, sera consacrée à la reconstruction d'une église. Les travaux exécutés sur les routes et surtout sur les chemins vicinaux offriront des ressources

précieuses auxquelles viendront se joindre les travaux du chemin de fer de Paris à Lyon.

Haute-Saône. — L'état des budgets des villes de Yesoul, Gray et Lure ne leur permet pas de s'engager cette année dans des dépenses nouvelles applicables aux travaux publics. Les communes rurales, au contraire, se trouvent dans la situation financière la plus favorable; la plupart d'entre elles peuvent réaliser de temps en temps, par la vente de leurs quarts en réserve , des sommes importantes dont l'administration s^est attachée sagement à ménager l'emploi en vue des nécessités de Tavenir.

Indépendamment des travaux déjà autorisés dont les devis ne s'élèvent pas à moins de 239875 fr. pour Tarrondissement de Gray, de 218082 fr. pour l'arrondissement de Lure, de 203 145 fr. pour Tarrondissement de Vesoul, un grand nombre de projets se préparent, dont l'exécution entraînera une dépense de U9 146 fr. pour l'arrondissement de Gray, de 253 065 fr. pour l'arrondissement de Lure, de 330 170 fr. pour l'arrondissement de Vesoul.

tes travaux départementaux seront beaucoup moins considérables, le conseil général s'étant imposé la plus grande réserve en ce qui touche le vote de dépenses extraordinaires.

Saône-étrloire. — Gomme le département lui-môme , la ville de Mâcon ne dispose que de ressources très-bornées; elle consacrera seulement une somme de 50 000 fr., imputable sur les ressources ordinaires des trois exercices 1851, 1852 et 1853, à la reconstruction de l'école communale des filles. La ville de Châloo projette un emprunt de 200 000 fr. destiné à la construction de halles et d'écoles.

Sarthe. — L'ensemble des crédits inscrits au budget des treize principales villes de ce département pour l'exécution de travaux d'édilité en 1851 s'élève à 80000 fr.; les crédits votés par la ville du Mans, pour l'appropriation du lycée et pour les réparations à exécuter aux fontaines publiques, figurent dans ce total pour 25 000 fr. La ville de Sablé se prépare à entreprendre la construction d'une église dont le devis atteint le chiffre de 120 000 fr.,et pour laquelle des ressources sont assurées , en grande partie» en dehors du budget municipal ; seulement on ne peut compter sur la réalisation immédiate de ce projet dont l'étude se poursuit avec activité.

Les budgets des villes dont il vient d'être question présentent, en outre, pour l'exercice 1851, un excédant de recettes de 43 320fr., actuellement sans afl'ectation et qui pourrait être consacré à des travaux extraordinaires.

Seine-Inférieure, ~ Des allocations importantes et sur lesquelles il resle à dépenser encore 190 à 200 000 fr. ont été accordées par l'État pour la restauration de l'église Saint-Ouen , de la cathédrale et du

palais de Jastice à Rouen. Deux crédits, Tun de 100000 fr. environ, l'autre de 500 000 fr., ont été ouverts pour la construction du chemin de halage de la Seine à Rouen et pour rachèvement des bassins du Havre. De plus, le ministre des travaux publics a demandé à TAssemblée 1 150 000 fr. pour la continuation des digues de la basse Seine.

L'administration départementale a pu, de son côté , mettre en réserve une somme de 400 000 fr. sur les fonds qui , dans le cours des trois dernières années, ont été laissés à sa disposition pour le soulagement des ouvriers.

L'affectation de cette ressource aux travaux publics serait permise dans la situation du budget, qui, malgré cette charge, se trouverait encore allégé du montant de 1 centime additionnel.

Déjà une somme de 60 000 fr. est allouée pour la continuation des travaux de la succursale de l'asile départemental d'aliénés.

La ville de Rouen, que les nécessités nées de la crise de 1848 ont forcée à engager son avenir financier, ne dispose aujourd'hui d'aucune ressource. Son budget atteint 2 200 000 fr.; son passif s'élève à trois millions et elle ne pourra être libérée qu'en 1867. L'administration municipale doit se borner à faire poursuivre les travaux déjà commencés, entre autres le percement de la rue de la République. Des travaux de pavage importants et pour l'exécution desquels une somme de 90 000 fr. a été votée récemment, occuperont, d'ailleurs, pendant tout l'hiver un grand nombre d'ouvriers.

La ville du Havre ne pourra pas non plus entreprendre de grands travaux publics; mais les travaux de construction de l'église de Saint- Vincent-de-Paul, de réparations à l'église Sainte-Honorine dans les communes dlngouville et de Graville-l'Ëure , entretiendront aux portes mômes du Havre une activité suffisante.'

Seine-et-Marne. — Le conseil général vient d'adopter un projet d'ensemble destiné à compléter les voies de communication de ce département, et à mettre le réseau de ces routes en harmonie avec les intérêts créés par les chemins de fer. La dépense totale, évaluée à 3 500000 fr., serait couverte au moyen d'emprunts qui, à partir de 185(k et 1855, seraient remboursés sur le montant d'une imposition extraordinaire portée d'abord à k centimes, puis à 7 centimes additionnels. Cette imposition ne constituerait, au reste, que la continuation d'une charge qui pèse déjà sur le département.

Le crédit affecté à ces travaux, pour 1852, s'élève à 500 000 fr.

A Melun, la restauration de l'église Notre-Dame entraînera une dépense de J50 000 fr., dont les deux tiers doivent être pris sur les budgets des cultes et de l'intérieur.

Les villes de Fontainebleau et de Meaux doivent consacrer chacune

une somme de 130 000 fr. à rétablissement d'un abattoir; elles poursuivent avec activité l'accomplissement des formalités qui dpivent précéder la mise à exécution de ce projet.

Un abattoir est également en construction à Provins.

Seine^ei-Oise, — La ville de Versailles consacrera 50 000 fr. à la rectification d'un chemin de grande communication, et 65000 fr. à divers travaux de pavage et de salubrité.

Deuîc-Sèvres, — Le département a été autorisé, en 1850, à s'imposer extraordinairement de 10 centimes additionnels au montant des quatre contributions, afin de pourvoir h Texécution de travaux sur les chemins de grande communication.

La ville de Niort se prépare à construire , à frais communs avec l'hospice, un asile d'aliénés qui reviendra à 500 000 fr. environ.

Cetie ville réserve de plus une somme de 200 000 fr. pour l'exécution de travaux communaux encore indéterminés.

Somme. — Une allocation de 110 000 fr., accordée par l'État, est consacrée à des travaux de restauration à la cathédrale d'Amiens. Ces travaux sont en cours d'exécution.

La ville, dont le -passif ne s'élève pas à moins de 800000 fr., a voté néanmoins, pour l'année 1851, un crédit de 90000 fr., applicable à des travaux extraordinaires (non dénommés dans le rapport du préfet), et une subvention de 82 000 fr. pour ateliers de charité à établir sur les voies de communication. Une somme plus considérable, afi'ectée au même objet, sera inscrite au budget de 1852.

La ville serait disposée , d'une part, à contribuer pour 20 000 fr. aux frais de construction d'une caserne projetée depuis longtemps; d'autre part, à faire procéder à la vente de terrains appartenant à l'ancien arsenal et qui seraient avantageusement livrés à la spéculation privée.

Tarn, — Le département a réservé une somme de 42 951 fr. pour Texécution de deux projets qui entraîneront une dépense à peu près égale : les travaux du palais de justice d'Albi et la construction de nouvelles prisons à Castres.

La ville d'Albi a demandé et se propose peut être encore de demander l'autorisation de recourir à la voie de l'emprunt pour faire face aux dépenses assez considérables que nécessiteront la construction de bains et de lavoirs publics, le percement de plusieurs rues et la création de places publiques.

Tam-et-Garonne. 7- Bien que le budget de Montauban se solde cette année par un déficit de 80 000 fr., la situation financière de la ville ne parait pas devoir inspirer d'inquiétudes.

Aucun projet de travaux publics n'a encore été voté par le conseil municipal.

Divers propriétaires d'usines offirent de concourir pour 100000 fr. à la reconstruction du barrage de Palisse, sur le Tarn, en amont de Montauban , à la condition que TÉtat accordera une subvention de 35 000 f r. , demandée par le préfet au ministre des travaux publics.

Var. — Le conseil général a voté , dans sa dernière session , un emprunt de 1 200 000 fr. applicables aux travaux d'élargissement , d'achèvement et surtout de rectification des routes départementales.

Pour couvrir cet emprunt, le conseil a voté la prorogation pour treize ans de Timposition extraordinaire de 5 centimes autorisée jusqu'en 1858.

Les intérêts de la portion de l'emprunt réalisée en 1852 seraient payés pendant ladite année sur le produit des centimes facultatifs.

Les intérêts pour les années suivantes, de 1853 à 1859, seraient assurés au moyen d'une nouvelle imposition extraordinaire de 2 centimes.

De toutes les communes du département, la ville de Toulon est la seule qui soit en position de consacrer des ressources d'une certaine importance à l'exécution de travaux publics. Elle a récemment obtenu l'autorisation d'aliéner un titre de rentes de 12 309 fr. (soit une valeur de 250 000 fr.) pour subvenir à la construction d'un hospice civil.

Elle a de plus demandé un remaniement du tarif de son octroi, et se propose d'appliquer la plus-value à la construction de divers édifices d'utilité publique.

Quant au chef-lieu, son budget est grevé par deux emprunts s'ëlevant ensemble à 50 000 fr. et pour le remboursement desquels la ville supporte une imposition de 10 centimes additionnels.

Vaucluse. — Au moment de la révolution de Février, la ville d'Avignon se trouvait grevée d'une dette de 600 000 fr. par suite d'emprunts contractés pour l'exécution de travaux publics.

Depuis, le passif s'est accru de 220 000 fr. dépensés improductivement pour la création d'ateliers nationaux.

La ville exécute en ce moment ou va mettre prochainement à exécution des travaux qui intéressent l'hospice Isnard et l'Hôtel-Dieu et qui reviennent à 2^0 000 fr.; et aussi des travaux d'agrandissement à la caserne Saint-Roch, pour lesquels une subvention de kl 000 fr., tiers delà dépense présumée, est demandée au ministre de la guerre.

D'autres projets sont à l'étude : la création de fontaines, sur le montant de la plus-value des produits de l'octroi dont le tarif serait remanié;

La construction d'une nouvelle église au Tontet;

Enfin l'établissement d'un asile d'indigents dans les bâtiments antérieurement affectés au service des invalides. Pour terminer une

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contestatioD qui s*est élevée sur la propriété de cet immeuble, la yille offre au ministère de la guerre une indemnité de 100 000 fr.

Vendée, — Le département fera exécuter dans l'arrondissement de Napoléon des travaui intéressant Pasile des aliénés et la prison du chef-lieu, et évalués à 53 000 fr.

Dans Tarrondissement de Bressuire, des travaux divers de maind^œuvre, dont Tensemble est évalué à 30 000 fr.

De plus, Fadministration s'est attachée à faire suspendre pendant la belle saison les travaux des chemins de grande communication. Les ressources accumulées seront utilisées pendant Thiver.

La ville de Napoléon-Vendée, dont le budget sera grevé pendant plusieurs années encore par d^anciennes dettes, n^a pu inscrire à son budget qu'un crédit minime pour la création d'ateliers de charité et pour travaux sur les chemins de grande communication aux portes de la ville.

A Fontenay, la construction d'un quai sur la Vendée entraînera une dépense de 69 000 fr.

La ville de Luçondoit,de son côté, commencer la construction d'une caserne de gendarmerie. Le devis porte à 39000 fr. la dépense totale. Vienne. — Les emprunts que la ville de Poitiers a successivement contractés afin de pourvoir à l'exécution de travaux publics ont mis à sa charge une dette qui s'élevait encore, au 31 décembre 1850, à 516 500 fr.

Les intérêts et l'annuité pour l'amortissement du capital de cette dette portent à 142 000 fr. le montant des dépenses extraordinaires pour 1851. Pour faire face à ces dépenses, dans lesquelles l'amélioration bien nécessaire du pavé de la ville est comprise pour 20 000 fr., là ville a dû maintenir une taxe de 10 centimes additionnelle aux droits d'octroi.

Une autre imposition extraordinaire avait même été proposée, mais n'a point été adoptée.

La population de ce département est tout agricole ; le travail ne manquera pas aux ouvriers. Les chantiers du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux constitueraient d'ailleurs une ressource de plus pour ceux qui se trouveraient sans occupation.

Haute-Vienne, — Les travaux du chemin de fer constituent la plus importante des ressources trop restreintes dont dispose ce département. Le préfet et le maire de Limoges réclament avec instance l'augmentation aussi considérable que possible de l'allocation de 1 600 000 fr. proposée par la commission du budget.

Le département consacre à l'achèvement des voies de communication une somme de 375000 fr., montant d'un emprunt qui va être contracté auprès de la caisse des dépôts et consignations. Aux frais

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du département sont encore exécutés des travaux assez importants pour la construction d'une prison cellulaire à Limoges et pour Ta* grandissement de Tasile d'aliénés (55 000 fr.).

La ville et les ponts-et-chaussées ont entrepris de concert divers travaux de voierie. La part de la ville dans les dépenses est représentée par 51 000 fr.

La situation du budget de Limoges n'est rien moins que favorable. La ville a dû faire, en 1847 et en 1848, des sacrifices considérables qu'elle n'est pas en état de renouveler. Elle doit acquitter en six ans une dette de 600 000 fr. Aussi pourra-t-elle tout au plus satisfaire à ses engagements et mettre à exécution les projets déjà votés.

Déjà la construction d'un marché couvert est coinmencée : 33000 fr. sont affectés à cet ouvrage.

Les ministres compétents sont saisis de l'examen de deux projets relatifs : l'un à l'isolement de la cathédrale, l'autre à l'achèvement d'un quai, et dont la réalisation absorbera une trentaine de mille francs.

Vosges. — La ville d'Épinal se propose de construire des bains et lavoirs publics, un marché couvert et de nouveaux bâtiments pour l'hospice des orphelins.

Pour faire face à ces dépenses, la commune réalisera un emprunt de 100000 fr. qu'elle est autorisée à contracter, et demande à mettre en vente une coupe de bois de son quart en réserve.

Une compagnie jette sur la Moselle un pont à péage.

Le Gouvernement bâtit des casernes sur un emplacement cédé par la ville.

La partie de ces travaux qui sera exécutée en 1852 est évaluée à près de 200 000 fr.

Yonne. — Les travaux départementaux en cours d'exécution sont évalués à 300 000 fr. Ils permettront d'occuper jusque vers le milieu de l'année prochaine un assez grand nombre d'ouvriers. Indépendamment des travaux neufs sur les routes départementales, évalués à 280 000 fr.; indépendamment des travaux sur les chemins vicinaux, l'asile des aliénés d'Auxerre sera achevé, un pénitencier départemental sera construit, un dépôt de mendicité créé. Les crédits votés par le conseil général, et qui seront employés en 1852, n'atteindront pas un chiffre inférieur à 420 000 fr.

Pour sa part, la ville d'Auxerre se proposerait de continuer les travaux de construction d'un aqueduc en cours d'exécution ; mais un emprunt est indispensable pour subvenir aux dépenses, et il faut attendre que l'Assemblée ait prononcé sur la demande en autorisation.

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