CHAPITRE VII
— 10 M,tRs 1875 - 23 rÊ\-RiER 187« —
iborieuse du Cabinet. — MinisUre Bntfei-Dnfinre da 'A. — DUiienliaienls enire les inrmbre< du CabioeL — entre U. BufTet et M. Léon Say. — Discoars de DompÛR. ide Ston. — Préparation du budget de 1876.— Liqaiaiances faite» p«r la Elanque de France. — CouTersiom nt Morgan. — DiKuMion du budget. ^ Les booillean Vote du budgeL — Klections des Miiante^ninzc sénaovibieg. — Élections sénaloriales du JO janiler mc de M. Buffet. — Son remplacement par M. Dutaurc
ociations furent laborieuses. Un des pre- ]s (le M. Buffet avait été de proposer le de l'intérieur au duc d'Audiffret-Pasquier; iréchal s'était montré tellement rérractaire mination, que M. Buffet n'avait pas insisté, le M. Wallon, auquel l'entourage du Maré- 'donnait pas d'avoir fait voter la République, ent repoussé, au moins au début de la crise, temps que M. Buffet essayait de grouper es les plus marquants du centre droit, il el au concours des républicaÏDs modérés, ministère de la justice à M. Dufaure et le des finances à M. Léon Say. M. Dufaure
et M. Léon Say, après s'être concertés, déclarèrent! qu'ils étaient disposés à entrer dans le cabinet sous! certaines réserves et que, dans tous les cas, ils étaient I solidaires, c'est-à-dire qu'ils n'y entreraient pas eb' n'en sortiraient pas l'un sans l'autre.
M. Léon Say surtout se tenait sur la réserve. Après la part active qu'il avait prise au vote des lois constitutionnelles, il sentait bien que son devoir l'obligeait à ne pas refuser son concours au gouvernement nouveau qu'il avait tant contribué à fonder. D'un autre côté, bien que l'attitude très correcte de M. Buflet et de ses amis lui défendit de soupçonner leurs intentions, il était trop perspicace pour ne pas entrevoir les difficultés qui ne tarderaient pas à se produire au sein d'un ministère composé d'éléments si peu homogènes. Avant de donner son acceptation définitive, il hésita longtemps. Trois fois les' pourparlers s'engagèrent, et trois fois ils furent rompus à la suite de changements de personnes que l'entourage du Maréchal ou les coteries de droite imposaient à M. Buffet. Ce n'est que sur les instances réitérées et très pressantes de ses amis du centre gauche, et sous la menace de la formation d'un ministère extra-parlementaire *, que M. Léon Say, ébranlé par le Mare-
1. Ce n*était pas une vaine menace. La veille môme du jour où le Maréchal pressait M. Léon Say d'accepter un portefeuille, M. Paul Andral, vice-président du Conseil d*État, et M. Renouard, procureur général à la Cour de cassation, avaient été mandés à rÊlysée, où on leur avait ofTert les portefeuilles de l'intérieur et de la justice. C'est à la suite de leur refus formel, que les négociations avaient repris avec les membres précédemment désignés du cabinet BufTet.
Aï. àA VIS. SES lEUTRIS.
iutt iuiunie tfooTersatioD s'était oorert
uuchuite Craocbise, accepta le porte-
ueut. '.-crit M. Léon Say, et comme -'.•>*ort, le Maréchal se leva, ses veax Le iarme». il me prit les maios et me :'t;iiiercie beaucoup; vous oe savez pas iiiiL' <iue je méue. Mes ancieus amis
\- ios. Ju oai pas besoin de vous svU: i|ue Je ne suis pas un bonapari'uue tamiile légitimiste, et lorsque la o >ur le poiat de reveuir, j'aurais pu iimeut; c'est moi qui leur ai dit qu'on ' .tiKLuduimer le drapeau tricolore. Eh L' u'ai pas fait pour la légitimité, eat-ce ,ft qut.' Je serais capable de le faire ' lit o'peuilant, si après avoir perdu mis. je u'en retrouve pas de nouveaux 11* lesquels je les ai abandonoés, que le Jo fasse? Si on veut me faire partir, nuis alors je sais quel sera le b... qui
il sera suivi par six corps d'armée '. > MA cette même journée du 8 mars, à
[lis exigences de M. Buffet qui s'op- V de M- WailoD dans le cabinet.
Je concert avec M. Dufaure, se vit
obligé de se retirer de la combinaison. Encore une fois, tout était remis en question. Le Maréchal dut intervenir en faveur de M. Wallon, et M. Buffet ayant cédé sur ce point, le cabinet fut définitivement constitué le 10 mars 1875. Il était ainsi composé : M. Buffet, vice-président du conseil, avec le portefeuille de rinlérieur, M. le duc Decazes aux affaires étrangères, M. Dufaure à la justice, M. Léon Say aux finances, M. Wallon à Tinstruction publique, M. le général de Cissey à la guerre, M. Tamiral de Montaignac à la marine, M. de Meaux à Tagriculture et M. Caillaux aux travaux publics.
Dès le lendemain du vote des lois constitutionnelles, M. Buffet avait été désigné dans les milieux parlementaires comme Thomme de la situation. Il semblait, en effet, tout indiqué pour ménager la transition et présider au nouvel ordre de choses. Son passé, ses convictions religieuses hautement affirmées, ses attaches avec les anciens partis, Tintégrité de son caractère, son expérience politique déjà longue, tout paraissait offrir les plus sérieures garanties aux diverses fractions conservatrices de l'Assemblée. Seule, Textrôme droite le tenait en suspicion, à cause des tendances orléanistes qu'elle lui prêtait, ou qu'il avait réellement. Par contre, cette hostilité à peine déguisée des ultras n'était pas faite pour déplaire aux républicains, qui savaient gré à l'ancien ministre du prince-président et de Napoléon III d'être resté toujours Qdèle aux idées libérales et aux institutions
'>•= ,r.<r...-r-. oT.-a u*. Ï Ti.«-î--. ^i arr— inT s '■■jr ift-fil *:.• t' jH-r jî ;• ■'i-jî-uiic i X ii'ATf'.. ti.i 1 »-iii ]a:t m. ir^.tr Ju-— tniHT »■» (.^ ni.i.:- i»>r»^ani*:;* - *-in* r'iiT i'.; 'I"** Jtîi rfvn ' '.• i.-,iit ..i i„vi.-t^, a II-* j:i* r-iikïticiU':»v-;l.i »--,.; -rt vs a»*-, ■« *. a uijitstta 1 1»^: été
*.-•-, •■r."^".';-,ft „ 7 .11.: irrT*r i* =:-::^-fCt «à 3 s<i»it
*ï<,: f' .'>t, *:î .■; «y:.r:V:î- ^a j.:*c<* -ï* rombat poor U/j ,^; >. iJ: s*: v.L'ji...'. j.\ï fii;. V:-n pas qne le COQtviH 'i .\ tt.kSi\.:\. [ii rt;*:n*- -j^* l'espril 4e combali- ^.'A \.,'t M l'.^fvit: mai*, aprè* avoir été trois fois au fi'iin/tr, il ;»vai( pu mî ronvainirre qu'il était plus fait pf^ur la \>nrti\i: que pour l'âriiiiD. Sod instioct ne le trompait pas. Il apparlenail en effet, à cette race de
t. lf:hil p>a fy,(,n.i. U nomioit-on de M. Buttel a paru au Bulletin fJri loi» 'rr (i. le IV (t-trifr f»TI ar»nl que U. Boffi-t, releno liniiK k* V.^^i;., -:(ii été >vin!'illê. L'arrête tsl ainsi coDîu : . Sont n'iiiim^* Mil.... ministre iJ^i finances : M. Buffet, membre de l'Aivimlii're n«li'fnali^... . «iirné Thiers. contresigné Dufaure, garde 'lir. vriiux, Vk» «en arrive,: a YersiilJes, M. BulTel fut reçu p»r M. TliiiTK, (|ii) lui lit |Mirl de sa délenninalion. I^ lendemain ds l'efitrevu« paraititait un arrélc ain^i conçu ; ■ M. ronyer-Qucrlier, memlire de l'Asitcmbiée nationale, est nommé mini^ilrc des flnances en rein[)U<:<^menl de M. BulTel. non acre p tint -. Signé Thiers (But Iflin tJei loi,, n-331»-35 février 1871). M. Thiera n'a jamais pardonné a H. BulTai de l'avoir obligé de revenir sur sa dùcision.
parlementaires qui n*ont la plénitude de leurs moyens qu*à la tribune, comme certains généraux ne retrouvent toute leur lucidité d'esprit qu'au milieu de la fusillade. En dehors des assemblées, alors qu'ils n'ont plus devant eux des adversaires sur lesquels ils peuvent exercer une action oratoire, ils deviennent hésitants, dépaysés, et comme hypnotisés par la crainte d'un péril d'autant plus redoutable qu'il est invisible.
M. Léon Sav était rentré aux affaires sans se faire la moindre illusion sur les difficultés qui l'attendaient. Les événements ne tardèrent pas à justifier ses appréhensions. Une semaine ne s'était pas écoulée que, déjà, de graves dissentiments politiques se produisaient entre les membres du cabinet, et qu'une singu-* lière transformation s'opérait dans les idées et le$ actes de M. Buffet. Le président du conseil semblait pris d'angoisse en face du péril social qui hantait son imagination. Chose étrange! cet honnête homme, qui avait voté les lois constitutionnelles en pleine connaissance de cause; qui, avec une expérience consommée et une conscience scrupuleuse, en avait scruté toutes les dispositions et prévu toutes les conséquences, parut épouvanté en voyant fonctionner, sous sa direction, une constitution qu'il avait contribué à fonder. Au lieu de s'inspirer de l'esprit nouveau et de donner une impulsion salutaire à un organisme à peine en mouvement, il n'eut plus qu'une préoccupation : réagir quand même contre le courant d'opi-
(,j LÉOS SAY, SA VIE, SES ŒrTECS.
itioD créé par le vote de la coDstitnticm. El alors, od le vît recben-ber l'appui des Lon^tartisleî-. dénarche J'aulant plus imprévue que, quoique avant sern l'Empire, il n'avait jamais été classé parmi »e^ partisans véritables, et qu'aux élections de février ISTI son Dom figurait en tète d'une liste doul rèlémeiit impérialiste avait été soi^^neus-eateiit élimÏDé. El, cependant, seb intentions étaient pores, el ce serait faire injure à sa haute probité [>olitiqoe que de l'accuser d'avoir conspiré pour le rétaLlissemeot da régime impérial.
Non; M. BuITet ne voulait pas rétaUir l'Emfûe, mais il n'entendait pas non plus asseoir la Bépabliqne. Pour lui, la Constitution n'était guère plus qu'an compromis à la façon du pacte de Bordeaux, chaque parti restant libre de garder ses espérances el de faire triompher le gouvernement de son choix. M. Buffet croyait sincèrement que sa mission consistait à maintenir le provisoire, et à tenir léte aux passions révolutionnaires qui, d'après lui, n'attendaient qu'une occa- E»ion pour se ruer sur la société. Pendant toute la urée de son ministère, il s'est ^i-i; jjj veille d^ine ouvctle insurrection de juin. Or, pour lutter contre ce danger, il entimait que les républicains n'étaient pas des auxiliaires assez sûrs, ni assez énergiques, et que seul le parti bonapartiste était assez bien organisé pour le seconder. De là, les avances qu'il fit, dès son arrivée aux affaires, aux représentants les plus bruyants et les plus remuants de la faction hona-
partiste. De là aussi Texplication de son étrange attitude lorsque, plus tard, il présida aux élections de la Chambre qui succédait à l^Assemblée nationale, et de Tappui quHl donna aux candidats violemment impérialistes, contre les républicains modérés et même contre les plus purs libéraux, coupables seulement d'avoir voté ou accepté de bonne grâce la forme républicaine.
Au début, la bonne harmonie régna en apparence. Les bruits de mésintelligence entre les membres du gouvernement étaient aussitôt démentis; en fait, dès le premier jour, l'entente ne put être que précaire. Le 25 juin, M. Léon Say prévoyait même la possibilité d'une crise ministérielle. M. Buffet, au moment de la première lecture de la loi sur les rapports des pouvoirs publics, était monté à la tribune et avait profité de ce que quelques républicains avancés critiquaient, comme trop monarchiques, les attributions conférées au Président de la République par le projet de la commission, pour interpeller la gauche tout entière : « Remarquez, Messieurs, s'était-il écrié, quel est le danger du raisonnement que vous faites : si nous démontrons que ces attributions sont nécessaires, et si, de votre côté, vous vous attachez et vous arrivez à démontrer qu'elles sont incompatibles avec le gouvernement de la République, quelle sera la conséquence? » Et M. Léon Say écrivait à propos de cet incident : c Dufaure m'a pris à part pour me dire combien il était offusqué de la déclaration faite par M. Buffet,
ŒUVnES. 24»
aient faire traîner T l'avènemeot des M. Malartre, pro-
de se mettre en )rès la discussion iaire de M. Féray, ambre ne se pro- 1 ordre du jour et teurs dont la loi je projet Malartre, abtint la déclara- 1 fut chargée de
le gouverne m en • substituer à la ivement iixée au re; mats ce que ation était due à
transaction, écri- Dufaure et moi - contre la proporembre, — tandis Faure ne se dissïtre retraite nécesit, a obtenu de la lu 4 novembre, ce que le gouverneve sur la dissolujic et moi quitterons
absent de Paris, au courant de ce fait, concluait : € Il est évident que M. Buffet veut se débarrasser de Bardoux, et quand il aura trouvé une porte pour cela, il nous y fera passer à notre tour. La conséquence de plus en plus claire est qu'il faut que nous choisissions notre porte nous-mêmes, si nous ne voulons pas qu'on la choisisse pour nous. »
Cette porte de sortie, M. Léon Say la choisit bientôt; seulement M. Buffet, malgré qu'il en eût, ne réussit pas à l'y faire passer. Le ministre des finances était désormais résolu à saisir la première occasion d'affirmer sa politique, et de répudier pour elle toute solidarité avec celle du vice-président du conseil. Un événement fortuit la lui fournit.
A ce moment, beaucoup de députés et d'hommes publics profitaient des loisirs parlementaires, pour reprendre contact avec les électeurs et s'adresser au pays. Sur tous les points du territoire, les manifestations et les conférences se multipliaient. M. Buffet s'était rendu dans les Vosges, son département, et le 19 septembre, au comice agricole de Dompaire, il prit la parole. Se reportant au scrutin du 25 février, et au vote des lois constitutionnelles : « Le vote de ces lois, disait-il, n'impliquait, dans aucune mesure, l'abandon d'une politique nettement conservatrice, ni même l'adoption d'une politique qui, sans être encore la politique révolutionnaire, frayerait la voie i celle-ci et lui servirait de préparation et de transition. Servir de transition entre ce que Ton con-
•■"luuines 1
■uuii ii^ 'ijos
r--r '-.iiirp .îe
- - - --i. : 7-^1., r; irnère.
■ - ■"' •— .r— /[e Qons
■-..- - .■ -■((•--furiie. •
. .— ii..:.- .- .-ette
I r'-Mira :aeî-
y ■ . ' ■ ■■• ■.. .jue 'jui,
- ■ , '-- - Lir- ■■ -tutre
-■ -■■: ;: -no;., .ux yeux
. ■ . •- i -■- : 1 i:n^H<; uu>-i''bieQ
' p-'^-'r' - '.' ■■ — ^ L-'i "."-'Il iu faisceau
,,f,.r.r -1 f,.'^^, ^ -<î-i-Lin' !e rt^tour an
Le 27 septembre, M. Léoo Say réimit dans on dtner, au château de Stors, les maires du cantoo de l*Isle-Adam, et fit en ces termes Tapologie des lois coQslitatioDDelIes, et du gooTememeot qui eo derait être la conséquence :
c C*est le 25 féTrier qu'un aussi grare changement dans la nature du pouToir du président de la Bépu* blique s'est accompli. Ce jour-là, en effet* l'ancienne majorité de F Assemblée nationale s*est heureusement et définitivement dissoute, et une nouTelle majorité s'est formée pour nous sortir enfin d'un provisoire dont le pays était fatigué. La majorité *hi 25 février ne se composait pas seulement de républicains; elle parvenait à réunir dans un grand parti constitutionnel tous ceux qui avaient compris que la République était seule possible, et qu'on ne pouvait refuser plus longtemps uo gouvernement à la France...
9 D n\ a en France de gouvernement durable que celui qui rallie autour de lui le parti libéral, c'est-à-dire les hommes molérés qui ont toujours condamné les excès, mais qui n'ont pas été dégoûtés de la liberté par les crimes que l'on a commis en son nom, qui ont foi dans le gouvernement du pays par le pays, qui rejrésentent en un mot l'idée œo-îeme, et qui, réduits au silence sous les deux empires, peuvent donner au l'ouvernement nouveau une grande force et un grand presri.'e. »
Et M. Léon Sav terminait, en unissant dans un même hommage. les noms de M. Thiers et du mar^ chai de Mac Mahon.
3S.1 lilJ ii.'. 4i 1:1- 4îi ET^lii
la j'iiL-»» tï-uî- Ai t-^jé, f .\£i. ■'.•..tnmviot M. Ltma Sa; r^iiu.i.' ..L-îni-ni» > rit-ûrL til t»t i»ia «n^.nrsR is
■Ci Sttr-^-,.-Li;, 7-„ » ■;..CïL'r:it îa 'nroseil p*icr iecuîn '*Cj:.*»ii^ ;a* ae^r», «t riT a iaa.ia>ifi par t^ùêsnpbc
p J* a'û '/.ci-iLHas-» ■> «t arî-wa; pe par ca rr.'-.c f-^ I>e»\ir :::!.*- o» ff»T«ia::£ .j^H *-:Ai; oîlîsé •i i/.-iro^ XlzjATTi-.a -fc i&.a -iis^ocrs â !'•,'''■"■ -f, ]v».T;;'i:ré* U -î^iiîi'-.o d; en&*«îl 'ies miaêtre*. J'»T«û ^'.nt 4 M- I>::fi::r^ «; I A «iroy-iit U kttr? de Dft*j*r!;:;.*, «t j"i'.;eQiiii «ans ri-«i dire- ■fi* l'albire priî '.f,~.rTi:n, ViTv^^ j'ai re^. ce matin, on bQIet de 31. Il'.f^-ire m<e •i:*4nt «jn'il arrif^raît ce soir jeudi i dix h^nr^f, sir la •iemanie <la Ifarkhil.
• J'ai [^n»« qi'i] était «rooTeaable que j'allasse à VrXjirh:- J'ai Ifiavé le Marchai extrêmement émn, me d';maniant <Je mettre à toute cette affaire on^rand esf'ril de conciliation, m*anînnant qu'il ferait les m^m«a in-^tances auprès de U. Bnffet.
» Je lui ai dit que je n'aurais pas de peine à prouver à M. Buffet qu'il n'y avait rien d'agressif dans ma pensée, mais j'ai ajouté que ce qui se passait me paraissait être l'indice de désaccords qui pourraient se reproduire. Le Maréchal m'a répondu qu'il était convaincu que M. Buffet et moi étions d'accord sur le fond des choses^ et que la dislocation du cabinet serait un malheur, etc. »
Ce qui avait particulièrement choqué M. Buffet, c'étaient les épithètes d' « heureuse » et « définitive » dont M. Léon Say avait qualifié la disparition de l'ancienne majorité que M. Buffet semblait, d'après le discours de Dompaire, vouloir reformer à son profit. Il fut convenu que le ministre des finances enverrait au vice-président du conseil une lettre pour préciser sa pensée, et V Agence Havas, à ce propos, fit passer une note quelque peu ingénue, comme la réponse du Maréchal, c Le ministre des finances aurait lui-même reconnu que le discours qu'il a prononcé ne pouvait être publié dans le Journal officiel sans une explication qui ne permît de croire — ce que l'on aurait pu supposer — qu'il y avait entre M. le vice-président du Conseil et lui un dissentiment qui n'existait réellement pas. »
Le dissentiment existait si bien que la lettre que M. Léon Say adressa à M. Buffet, loin de rien atténuer aux termes du discours de Stors, les fortifia au contraire en les commentant; elle ne désavouait rien, et comme on le fit justement remarquer, elle avait
vUl iu iiis la »;iii'ur i' uie àiimuie le puUtesae, mise ui ja> 1 an* uiM^v.* ■, •Jiot m U rHi fût. M. Boffet ?-'iiii>n'>?« ic r»* -.'imaitpî lu t:W .ui iuonait satlsbc- '.ii'Q. "î V ii-viiir* XV t "jt li'ttr» •*o. zuiâtf Je pféain- Jiue vuru '"lin la -"■ '<f-i.:i '.VTt-*.
A. — u ii.". H- j.i-M Av>.. -r-rf , '.LDciiieiatoaniwl t 't'a i.-^\-;uiKii;" ", U. L-'U Sif JUiortaitTittorieax. ? -a n- i''ii:'s ijr-s. V ,' <.--< . jcs "'--iis, ^a™t i'^ ■u'-.i. iLiii* :i. ■.■'.-•■■. ?^;,fr-e'ir îe ".' uaiaemenl «t
u- A r-i.!-": L' :.Lj-i:;it'. .'■-> i uif-ie i" i,"t';aij<fr les
^i-uij- II' lis»-, !-;•■* •.•.:i.>^:-s-< l-~. (t- ;;iruc ni il œ i.'if ;.t , ;.-i - i- ..- :.i -. ■;, i. .y ■!.-, -;.j-.>ie : -lî-rfuis 'i. 3>i.r--, i >. ? i" ts.L II- '...-■ r 1- "n!in"t:*-a»r-.:r- ia ■i-jiU'-. Il .1 i;.L'* ,*~'. L.-> î'?^;'! e-- »>*a.àj?c: Je - "■-.:■ .- ...- ,^, .-., .;. ,t ^..-, 1- ^■.f-neiMuL \ :.; ' i i, î-i ..- L. -- .;- . !.:> v •.•^n.Hr «omsv- II' : — J :i'^v^ i -ri »;.î.~ •- me- ja sfrail
mis en minorité à l'Assemblée, sa retraite n'entraînerait pas nécessairement celle de tous ses collègues, et pourrait laisser le champ libre à la formation d'un ministère centre gauche. La situation prenait un nouvel aspect, auquel convenait une attitude également nouvelle des membres libéraux du cabinet. Leur rôle n'était pas sans doute de rien faire pour contribuer à précipiter sa chute ; mais rien ne les conviait, d'autre part, à faire à la cohésion ministérielle de trop lourds sacriGces.
Cependant la rentrée du Parlement était proche, et M. BuQet se préoccupait de faire inscrire à Tordre du jour des premières séances la discussion de la loi électorale. Il voulait, disait-on, faire de la question du mode de scrutin une question de cabinet. Les esprits \ étaient très divisés : les membres de la droite tenaient I en général pour le scrutin d'arrondissement, qui lais- i sait plus d'influence à l'autorité personnelle du can- | didat, et favorisait les individualités riches et bien posées, parmi lesquelles se recrutait le parti. Les gauches étaient de l'avis contraire, et voyaient dans le scrutin de liste un moyen d'unir pour la lutte leurs diverses fractions, et de grouper toutes leurs forces pour rallier les sufl*rages de l'opinion républicaine, quelle qu'en fût la nuance. Seuls, quatre ou cinq députés de gauche, entre autres MM. Dufaure et Léon Say, étaient partisans du scrutin d'arrondissement, que soutenait naturellement M. Buflet. La conjoncture était pour ces deux ministres assez délicate. Ils se
i.i:-'i.-iiti<T.i-n .>«.iri-.r: ■ -=■ ■ r.-v„-.n-^\r.,:iii:,:. -^
* )-»ir 11- -irmlin ■ .. r-v-^i^r-
ti. ..,1 ■':.