‹ Léon Say, sa vie, ses œuvresChapitre 6 sur 73 · Lettre à madame Horace Say, 26 juin · texte numérisé non relu

Lettre à madame Horace Say, 26 juin

2. Candidat à Paris aux élections de TAssemblée nationale ea 1848, Horace Say obtint 49 000 voix, mais il ne fut pas élu.

de grâce*. Elles donnent bien l'idée de ce qu'était alors Texistence d'un bourgeois parisien parvenu à la considération par son travail, estimé, éclairé, ouvert, libéral, indulgent pour les autres, généreux, toujours prêt à assister un ami de ses conseils et de sa bourse, toujours disposé à faire un sacrifice pour la défense de ses idées. Très accueillants, Horace Sav et sa femme avaient su se créer de nombreuses et fidèles relations. Leur salon hospitalier de la rue Boursault — plus tard rue Labruyère — était devenu le rendezvous d'une foule d'hommes distingués dans les lettres, la science, l'art et la grande industrie ; les étrangers de distinction sollicitaient l'honneur d'v être admis et, certes, ils devaient en emporter une impression favorable de la société parisienne.

C'est dans ce milieu aimable, au fond très sérieux, presque austère, qu'a grandi Léon Say sous l'œil vigilant d'une mère tendrement aimée. C'est dans cette atmosphère de paix, de labeur et de haute raison, c'est dans la société d'hommes s'étant élevés uniquement par leur mérite, qu'il puisera la notion du devoir, l'amour passionné du travail, le goût du foyer, le désir de se rendre utile, et aussi son indélébile mépris, nous serions presque tentés de dire sa haine, contre les oisifs riches, c'est-à-dire contre les hommes qui manquent à leur mission sociale.

1. Nous ne croyons pas devoir les reproduire, parce que d'une pArt ce n'est pas la vie d'Horace Say que nous écrivons, et d'autre part parce qu'elles sont in limes et qu'elles n'intéressen t que la famil le.

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