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qu'ils se produi irenl en février 187
\ m venons d6 relii i le an four le joui ,
il nous m paru qu'il n'j aurait rien i cha pour le in rer au cour de i ette hi loire.
Si quelques détails en pai ai enl aranm , il oe dépla
au lecteur d'j retrouver dd peu d'archaïsme. C'est le
charme des bdds retrouver en lace d'une chronique vieillie et i re«
Notre travail était intitulé fa Cotutiaioê, —Élection du tuer de Pie IX.
Après les solennités des Funérailles du Pape, le jour qui suit le dernier el»is novendiali, les cardinaux se rendei Saint-Pierre, dans la chapelle du chœur, avec la prélature, entendent la messe du Saint-Esprit, célébrée par le cardinaldoyen. Après la messe, le célébrant portant la mitre précieuse, donne la bénédiction solennelle; puis l'orateur désigné fait le discours : De eligendo Pontijlce. C'est Mgr Mercurelli qui s'acquittera de cette charge au Conclave qui va se tenir.
Conformément à l'usage primitif, le Conclave, qui se tenait en dernier lieu au Quirinal, se tiendra au Vatican.
Vers le soir, les cardinaux, en rochet et camail, suivis de leurs eonelavistes, et précédés de six valets, portant des torches enflammées, gagnent chacun la cellule que le sort lui a donnée. Un garde-noble est préposé à chaque cellule. Là, ils reçoivent debout les visites du corps diplomatique, de la noblesse, de la prélature, des personnages étrangers. Aux portes, les domestiques sont rangés, les torches à la main. Vers une heure et demie de nuit, un premier signal est donné,
.-m bruil d'une Bonnette, par an maître de cérémonies; une demi-heure après, an second lai succède. Enfin i trois heui le dernier avertissemenl retentit. Le mattre des cérémonies parcourt les corridors du palais, agitant sa sonnette el Faisant entendre ces parole
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Les étrangers se retirent. Accompagné des trois cardinaui chefs de l'ordre, le cardinal camerlingue procède i la clôture extérieure du Conclave. Le maréchal et le majordome ferment les portes, «'t. dès ce moment, il n'est plus possible d'j pénétrer, ni d'j rien introduii
Pendant longtemps, le Pape fut nommé p;«r le clergé de Rom»', auquel se joignaient les évéques présents dans cette ville, el avec le consentement du peuple, ou plutôt de ceux qui le représentaient; mais ce mode d'élection donnant trop de prises aux menées des factions qui s'étaient formées et aux iniques tentatives des empereurs et des rois contre la liberté de l'Époux du Christ, des changements devenus nécessaires eurent lieu. Et d'abord, le clergé étant devenu trop nombreux pour qu'il fût aisé de le rassembler sans tumulte et sans confusion, le droit de suffrage fut réservé aux prêtres élevés en dignité et aux évéques voisins de la ville de Rome. De là. i remettre l'élection aux seuls cardinaux, il n'y a qu'un | puisque les membres du Sacré-Collège représentent et sont véritablement les prêtres romains les plus élevés en dignité, et que parmi eux se trouvent les évéques suburbicaires. Ce fut Alexandre III, qui, au troisième Concile de Latran en 117'.». assura définitivement au Sacré-Collège, le droit qu'il a toujours exercé depuis cette époque.
En quelque lieu que se tienne le Conclave, tous les endroits par où l'on pourrait entrer ou sortir sont murés ; on ne laisse qu'une porte libre afin que les cardinaux qui arrivent a] l'ouverture du Conclave puissent entrer, et par où puissent sortir, pour n'y plus rentrer ceux, cardinaux ou autres, que la
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maladie ou toute autre eau j ' oite \ ni-.*
avec quatre ciel deux à i iolérieui qui onl rem au
maître de i ôrémonie . deui à l'extéi ienr qu le le m u
chai du Conclave, n ne reste dan le Corn lave, qoe h M
naux, leurs conclavi te . le pn lai
i rémonieï d< si [n< . le aire du Sacré ( !o • • . qui i
eu même temps secrétaire du Conclave, le pi
le confesseur du Conclave, tes gardes-nobles, méde< ins, chirui
us, pharmaciens et barbiers, domestiques el ouvrier désî- Le soir du second jour, ils sont tous, pour plus de sûrefc reconnus dans la chapelle : le cardinal Camerlii trois chefs d'ordre s'assurent par eux-mêmes que persom n'est caché dans l'intérieur ; les cardinaux choisis à cet effet ?éi ifienl les portes el acte en esl di
Les cellules des cardinaux, numérotées au-dessus de la porte, son! tapis ; celles des cardinaux de la création du Pape décédé, de rouge, les autres en vert, avec les rneubh de même couleur. Les balcons et les fenêtres demeurent mures. Le jour vient par des ouvertures, laissées à une certaine hauteur, devant lesquelles s'étend un rideau blanc II n'\ a de communication possible avec le dehors que par *W'> toui pareils à ceux qu'on voit dans certains couvents de religieuses, et qui son! établis sur trois points divers pour le service du Conclave.
L'un de ces tours, appelé tour d honneur, est réservé aux cardinaux, et divisé de manière à ce que trois à la fois puissent s'y trouver sans se gêner. C'est là qu'ils reçoivent ceux qui vont les visiter. Le second tour est alïecté au servie rai
et aux communications des personnes attachées aux cardinaux. Le troisième sert au secrétaire du Conclave exclusivement. Celui-ci peut s'ouvrir à toute heure, les fonctions du prélat exigeant qu'il puisse communiquer au dehors toutes les fois que le demandent les affaires, ses rapports avec les ministres des cours étrangères, etc. Les autres tours ne sont ouverts
que de lmit heures i midi et demi le matin, de cinq heure demie à Bepl heures e! demie le Boir. Celui irdinaux ferme une demi-heure plus tard.
La garde des tours est confiée à l'intérieur, à tour de rôle, aux patriarches, archevêques et évôqu ristanl au trône, auditeurs de rote et autres prélats ace désignés. Us les fera et les ouvrent pendant qu'un maître «le.- cérémonies, chargé de la ganle intérieure, les ferme ou \r> ouvre en dedans. Pour être admis aux tours, il faut présenter, soit la banquette ridlette «m rerte, que les cardinaux seul- peuvent donner, une do médailles que feront frapper, à l'occasion du ConcL les conservateurs et le gouverneur de Rome, l'auditeur gén de la Chambre, le trésorier général. Les lettres qu'on apporte sont ouvertes ; celles qui partent, lues et cachetées par les prélats gardiens. Un cardinal ne peut envoyer de dépêche secrète que par l'entremise du secrétaire du Conclave. Dans tous les entretiens avec les personnes du Conclaw. et celles qui viennent les visiter, on doit parler à haute voix. Aux portes du Conclave, chaque cardinal a un domestique prêt ï exécuter ses ordres. La Chambre apostolique fournit à toutes les dépenses et pourvoit à tous les besoins. Mais il est d'uque les repas des cardinaux leur soient apportés de chez eux. Les corbeilles qui les contiennent sont remises au tour et soigneusement visitées par un garde commis à cet effet sous la surveillance des prélats gardiens. Outre les tours, on ouvre en certains moments la grande porte non murée ; c'est là que les cardinaux vont recevoir les ambassadeurs ; c'est par là que sont introduits les cardinaux arrivés après l'ouverture du Conclave.
On sait que les souverains catholiques ont coutume de nommer un ambassadeur extraordinaire auprès du Sacré- Collège, pendant la vacance du Saint Siège, et que cet envoyé diplomatique se rend en grande pompe à l'audience du Conclave, pour remettre ses lettres de créance. Introduit par le
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majonlnme «•! par le maréchal jo tju'à l'aDlrée d€ la grande salle "ii les cardinaux lonl réuni i, la port*' lui
BiaiS il dnili'lliv -rp.ll .'• par IIUC Jailli' <lll S:\r\r ( i
lettre . donl le secrétaire du ConclaTe brise le cachets, <it prononce on discoure auquel le cardinal, chef de l'ordre des éTÔques, est chargé de i èpondre. Les ami sun haranguent en latin ; le représentant de la France ni le privilège de parler au Sacré Collège dans la langue pays.
Après le discoure, le cardinal-doyen et les autres cardio qui désirent entretenir l'envoyé, s'approchent de la grille. Dans la soirée, il<i brillantes fêtes ont lieu au palais de Pana bassade.
La chapelle où siègent les cardinaui est disposée d'une manière particulière ; un vaste rideau de soie violette sé| le Sacré-Collège de la partie inférieure du temple.
Le tableau de l'autel représente la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Sur les marches de l'autel, du côté de l'Évangile, est préparé le fauteuil destiné au Pape élu pour recevoir le premier hommage des cardinaux. Chaque membre a son trône particulier, arrangé de façon à ce que le baldaquin puisse être subitement abaissé, lorsque le nom du Souverain Pontife sortira de l'urne. Devant chaque trône est une table recouverte en soie de même couleur que le baldaquin, violette si le cardinal est de la création du Pape décédé, vert, s'il est d'ancienne création. Sur la table, ce qu'il faut pour écrire, les cachets, la cire, etc. Les cardinaux sont placés selon leur rang dans le Sacré-Collège ; leurs sièges forment un carré ouvert autour de l'autel. Six autres sièges, avec un nombre égal de tables, sont disposés au centre pour les cardinaux non encore arrivés, ou pour ceux qui craindraient d'être vus en écrivant leur vote à leur place.
Le premier jour du Conclave, avertis par le maître des cérémonies, qui parcourt trois fois les corridors, de demi-
heure eo demi-heure, a sonnette, el • tnt au dernier
tour : i /// capellam, Domini ' A la chapelli S gneurs
cardinaux vont, vers neuf heures, entendre la m< \ la Communion, ils se lèvent, déposent croix, prennent une
étole blanche el s'avancent, deux à deux, pour recevoir la sainte Eucharistie. C'est après cel acte solennel que commence l'élection.
Entre les deux scrutins qui ont lieu chaque jour, les cardinaux se livrent aux occupations qui leur conviennent. Ils peuvent se visiter, se promener dans la cour du Conclave (les cours et jardins du palais leur sont interdits etc. Hais à trois heures de nuit, à la suite du triple signal donné, chacun doit rentrer dans sa cellule.
C'est dans ces entretiens que sont discutés les titres des membres du Sacré-Collège, qui semblent les plus dignes d'être élus. Les personnes qui s'étonnent ou se scandalisent de ces choses oublient que les cardinaux sont des hommes, et que hommes ne peuvent s'entendre que par des moyens humains. Dans l'économie de l'ordre surnaturel la grâce ne détruit pas la nature ; elle la suppose, au contraire, et la laisse subsister, pour la transformer. Les cardinaux le savent et c'est pourquoi ils peuvent employer tous les moyens que la sagesse et la prudence conseillent, quand la conscience et la religion les avouent.
Le maréchal occupe, dans le palais, un appartement où il est à portée de remplir les devoirs de sa charge, et d'où i! peut aller promptement, selon les occurrences, ouvrir ou fermer la grande porte non murée. Le gouverneur du Conclave, qui d'après une constitution de Clément XII, doit être le majordome pontifical, occupe aussi un appartement spécial; l'un et l'autre ont leur garde. Tous les matins, saut le premier jour, Mgr le Sacriste, préfet de la chapelle papale, célèbre la messe devant le Sacré-Collège (des autels sont disposés en diverses salles, pour que les cardinaux et prêtres qui sont dans le
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conclave puissent dire la mai e quan I cala lacu coo Après la m ai i i la entonna la i ifi I 1 1 quand
ilé les dernièi ei 01 ton las pré
al l'un d'eui va loi-môme Fermer .1 clef la poi le de la 1 htpelle. Quand le scrutin est terminé, le cardinal d yen donna le lignai, t. mis se lèvent ; on lire le cordon d'une sonnette qui pond ;i la grande salle, 0C1 attendenl les conclavi tes et les serviteurs. Ce premier scrutin a lieu de neuf heurei i onze heures du matin. Un second se fait, le soir, de cinq 1 sept. i deux liera des voix des membres présents sont 1 lires pour la validité de l'élection; et lorsqu'il q'j a pas de résultat, bulletins, brûlés avec de la paille humide, sont jetés dans l'âtre d'une cheminée placée derrière l'autel, d'où la Fumée sort par un tuyau au-dessus du grand balcon extérieui apprend au public que le Pape n'est pas encore nommé.
L'élection pab inspiration. — 11 y a plusieurs modes d'élection du Souverain Pontife. On en a énuméré jusqu'à dix-huit, usités en divers temps.
On en compte quatre employés dans les temps modérai l'élection par inspiration, par compromis, par scrutin et par accession.
L'élection par inspiration, adoration ou acclamation, a lieu lorsque les cardinaux, réunis dans un même sentiment, comme par inspiration divine, nomment le Pape spontanément et à l'unanimité.
Ce mode d'élection n'est considéré comme légitime que lorsque aucun traité, aucune convention particulière n'a précédé, que si le Conclave est demeuré strictement clos, que si les membres du Sacré-Collège y ont concouru.
L'élection par coMPuo.Mis. — Il est arrivé quelquefois que les cardinaux , pour mettre fin aux difficultés qui retardent l'élection, décident de s'en rapporter à la décision de l'un ou de plusieurs d'entr'eux qu'ils désignent. Tous les cardinaux présents doivent y consentir, le veto d'un seul annulerait
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le compromis. Les conditions du mandat doivent ôtre cla ment et nettement articuli
L'élection pab scrotin. — Pour bien comprendre commi se fait l'élection par scrutin, il faut porter an
donné par Grégoire XV. Les cin j pointa suivants surtout méritent attention.
1" On doit avoir des bulletins ou cédilles, im] Ion
le modèle que nous reproduisons ci-d< ssous :
Intérieur.
1" Pli.
irdinalii !,,r M( N. Y
Cachet.
Eligo in Summum Pont.ficem H. Dum Cardm.ilem.
Cachet.
Cachet.
2« Pli. IChitlre et devise.; 2e Pli.
Extérieur.
El