X11111 III
mondé < M ooncupiscenù de la choit . 1 1 < i orgueuil dé Uk \ it i
Le SOrl île la jciiiir ■• |»rroi i-iipi* k Pi P6 i OnUDOO d Qdèles.
« Ce n'es! pas, <iii il, m Frayeui que Nom portoo N
ards vers l'avenir, en pensanl rutarei moi de
maux dont on H.- cesse de jeter le gei me dan I u
l'enfance. Voua wvex ce qu<' "iii dru-mns \r> .•,,,!, publiques : aucune place n'j esl plus la i l'autorité de l'Église, et» à ce moment où il wrail si n< rede travaillei a?ec amour à Façonner ces imes encore tendres aux devoii de la vie chrétienne, c'est alors qu'on impose le silence i la voix de la religion. Ceux qui sont plus avancés en âge courent un péril encore plus grand : celai «lu vice même de l'enseignement, qui, au lieu d'initier la jeunesse à la connaissance du vrai, ne produit en elle que l'infatuation des doctrines les plus fallacieuses.
» Combien de professeurs qui, dans leqr enseignement, mettent leur philosophie à la seule école delà raison, laissant absolument de côté la foi divine, et qui, privés de ce ferme appui et de ce surcroît de lumière,, tombent à chaque pas sans arriver à la vérité ! Toutes ces erreurs : que tout, dans 1*3 monde, est matériel; que l'homme et la bête sont unis ensemble par la communauté de leur première origine et la parenté de leur nature; c'est d'eux qu'elles nous viennent. Il en est même qui vont jusqu'à mettre en doute l'existence de Dieu même, le souverain Maître de toutes choses et Créateur du monde, ou qui commettent, au sujet de sa nature, les plus grossières erreurs des païens. De là quelles altérations doivent nécessairement découler dans la notion même, dans l'essence de la vertu, du droit, du devoir! Et c'est ainsi que, pendant qu'ils glorifient complaisamment la souveraineté de la raison et qu'ils exaltent la puissance de leur génie par des panégyriques hors de toute mesure, ils subissent, par l'ignorance des vérités les
plus essentielles! le juste châtiment de leur orgueil, i.i ei même temps que l'erreur corrompt leur esprita la corruption morale s'insinue eo quelque sorte dans leurs reines et dans la moelle de leurs os, laissant, bélasl en de tels hommes, bien peu de chances i la guérison, grâce, d'un côté, à cette altération de la notion du bien produit en eux par leurs opinions ricieu et, de l'autre, à cette absence des clartés de la foi divine, laquelle est le principe et le fondement de toute justic
» Quelles calamités un tel étal de choses devait attirer sur la société humaine, il nous arrive aujourd'hui de le contempler en quelque sorte de nos yeux. Le venin des doctrines a, par une circulation naturelle, pénétré dans les actes de la vie et dans la politique ; le rationalisme, le matérialisme, ['athéisme ont enfanté le socialisme, le communisme, le nihilisme : tristes lléaux sans doute, et pleins de sinistres augures, mais qui devaient naturellement, qui devaient presque nécessairement naître de principes pareils.... »
« Vous l'avez dit, M. le Cardinal, dès le début de Notre pontificat, Nos yeux se sont portés sur cette terre déshéritée, Notre cœur s'est ému au spectacle des innombrables misères physiques et morales, dont elle est le théâtre.... Ce qui, par-dessus tout, n'a cessé de remplir Notre âme de tristesse et de commisération, c'est la pensée de ce grand nombre de créatures humaines, réduites par la force et la cupidité à un esclavage honteux et dégradant.... Nous avons invité et vivement engagé tous ceux qui ont le pouvoir entre les mains, à mettre un terme au hideux trafic, appelé la traite des Nègres, et à employer tous les moyens pour que cette plaie ne continue pas davantage à déshonorer le genre humain. Et puisque le continent africain est le théâtre principal de ce trafic et comme
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i.i terra propre de l'a clavage, Non re< omm iod un ilonnaire - qui j prêcheront le ainl I
toutes leur foi i e leur i ie mé • c< Ite a n i i g de r< lemp
lion.
Ainsi parla Léon Mil . le 14 mai 1888 . nn jour Mi ii. erie lui présentait le pèlei ina e al [éi ien. I I ; minant, le Pape, qui connaissait le grand cœur du Prélat, lui
«lit :
— C'est sur vous surtout, m. le Cardinal, que N comptons pour le succès des difficiles œuvres et n d'Afrique. Nous connaissons votre zèle actif si intelligent,
Nous savons tout ce que vous avez fait jusqu'à ces joui Nous avons la confiance que vous oe vous la vaut
d'avoir mené à bonne fin vos grandes entrepris
« C'est sur vous surtout que nous comptons! ait «lit
le Chef de l'Église. Il n'en fallait pas davantage au bardi messager de la parole pontificale pour s'élancer à noir. sur tous les chemins de l'Europe, préchant, nouveau Pi
l'Ermite, une croisade nouvelle, la croisade antiesclavagiste.
Dans les traverses de tout genre que rencontra, sur sa route, le Primat de Cartilage, c'est du cœur de Léon XIII que lui vint le réconfort,
On n'a pas oublié la belle lettre que cette croisade dicta au Souverain Pontife, le 20 novembre 1890. Aucune note n'a plus aidé et aucune parole n'a plus soutenu le Cardinal africain.
« Il est douloureux et horrible de constater, comme Nous l'avons appris de rapporteurs véridiques, que quatre cent mille Africains, sans distinction d'âge ni de sexe, sont arrachés violemment chaque année de leurs villages, puis les mains enchaînées et sous les coups de fouet de leurs conducteurs, sont traînés, avec une longue route à faire, jusqu'aux marchés où ils sont exposés et vendus comme des troupeaux à l'encan.
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Devant le témoignage de ceux qui avaient vu et que les mts explorateurs de l'Afrique équinoxiale ont confirmé, Nous Nous sommes senti embrasé «lu désir de venir en aide, autant que Nous le pourrions, à ces malheureux et d'adoucir leur misère. Dans ce but, et Bans retard, Nous ayons confié .1 Notre cher Fils le cardinal Charles-Martial Lavigerie, dont Nous connaissions l'activité et le zèle apostolique, la mission d'aller dans les principales villes d'Europe pour rnonl l'ignominie de ce honteux trafic, et persuader aux princes et aux particuliers de secourir cette malheureuse race. Aussi avons-Nous de particulières actions de grâces à rendre à Notre Seigneur Jésus-Christ, bien-aimé Rédempteur de toutes nations, qui, dans sa bonté, n'a point permis que Nos efforts s'exerçassent en vain, mais qui a voulu, au contraire, qu'ils fussent comme une semence jetée dans un sol fécond qui promet une abondante moisson.
» Ef, en effet, les souverains et les catholiques du monde entier, tous ceux aussi qui tiennent pour sacrés les droits des gens et de la nature, se sont mis à l'envi à rechercher les voies et les moyens les plus favorables pour supprimer radicalement un commerce aussi barbare. Le congrès solennel dernièrement tenu à Bruxelles, auquel ont pris part les délégués des souverains européens, et le Congrès plus récent encore des particuliers qui, dans le même but, se sont réunis de si grand co?ur à Paris, présagent manifestement que la cause des nègres sera défendue avec autant d'ardeur et de constance que le poids de leurs misères est lourd. C'est pourquoi Nous ne voulons pas laisser passer l'occasion qui Nous est de nouveau offerte de rendre de justes actions de grâces aux souverains de l'Europe et à tous les hommes de bonne volonté, et Nous demandons instamment au Dieu tout-puissant qu'il veuille bien accorder le succès à leurs projets et aux commencements d'une si grande entreprise.
» Mais, outre le souci de protéger la liberté, un autre souci
« Il \ l'i l i: l. I It 1.1/ l I Ml
plus touche de plus pré i Noti e mini lèi e apo lolique,
qui Nom ordonne de reillei i ce que la doctrine évangéliquc xMi propagée dan - le r< de l'Afi ique, où elle illumi
aéra des clartés de la refilé divine, pour qu'ils devieni avec Noua participants du royaume de Dieu, les habitants de
terres i dans le lénèbn . i otoun - qu'i d'épaisses superstitions. A ce oin, Nous Nom donnoi d'autant pins d'énergie qu ayant une i d cette lumi
ils secoueronl aussi loin d'eui le joug de la servitude humaine.
» En effet, partout où les mœurs et les lois chrétien! sont en rigueur, partout où la religion a enseigné aux hommi à observer la justice et à honorer la dignité humaine, partout où s'est largement répandu l'esprit de la charité Fraternelle que Jésus-Christ nous a enseignée, il m* peut plus subsister ni servitude, ni cruauté, ni barbarie, et, tout au contraire, on voit Deurir l'aménité des mœurs et la liberté chrétienne 01 des œuvres de la civilisation.
» Déjà plusieurs hommes apostoliques, comme de vaillants soldats d'avant-garde de Jésus-Christ, ont abordé ces régions et y ont répandu, non seulement leur sueur, mais aussi leur vie et leur sang, pour le salut de leurs frères. Mais si la moisson est abondante, peu nombreux sont les travailleurs ; c'est pourquoi il faut que d'autres, en grand nombre, sous l'action du même esprit de Dieu, sans craindre ni les périls, ni les difficultés, ni les labeurs s'en aillent vers les régions où s'exerce ce honteux commerce , afin de porter à leurs habitants la doctrine de Jésus-Christ, qu'accompagne la vraie liberté.
» Mais l'entreprise d'une si grande œuvre réclame des ressources égales à sa grandeur même. Car ce n'est pas sans de grandes dépenses qu'on peut pourvoir à l'établissement des missionnaires, aux frais de longues routes, à la mise en état des maisons, à la construction et à l'ornementation des églises
LÉON Mil
et ;iu\ antres nécessités do même genre; toul dépens
il faudra les supporter dorant quelques années, aussi i temps que, dans les lieux où se seront établis ces prédicateurs de l'Evangile, ils ne pourront se suffire avec leurs prop moyens.
Plût à Dieu que dos ressources fussent assez abondanl pour Nous permettre <r<*issumer cette charge. Hais, puisque la grande détresse où Nous -«.mines s'opposa â cette réalisation de Nos vœux, Nous Vous faisons paternellement appel, V< rable Frère, à Vous et à tous les autres évoques avec tous les catholiques, e! à Votre charité comme à la leur Nous recommandons une œuvre si sainte et si salutaire. Nous souhaitons, en effet , que tous y participent, fût-ce par la plus légère aumône, afin que, répartie entre plus de monde, la charge soit moins lourde à porter pour chacun; afin aussi que la grâce de Jésus-Christ, qu'il s'agit de propager, se répande sur tous, et qu'à tous elle accorde la paix, le pardon des péchés et tous les dons de choix.
» C'est pourquoi Nous décidons que, chaque année, au jour et dans tous les lieux où l'on célèbre la fête de l'Epiphanie, une quête soit faite pour venir en aide à l'œuvre dont Nous venons de parler. Et Nous avons choisi, entre les autres, cette solennité parce que, comme Vous le comprenez très bien, Vénérable Frère, c'est en ce jour que le Fils de Dieu s'est tout d'abord révélé aux nations en se faisant voir aux Mages, qui, à cause de cela, ont été gracieusement appelés par saint Léon le Grand, Notre prédécesseur, les prémices de noire vocation et de notre foi. Ainsi, Nous avons bon espoir que Notre Seigneur Jésus-Christ, touché de la charité et des prières de ses fils qui ont reçu la lumière de la vérité, illuminera aussi par la révélation de sa divinité cette partie si malheureuse du genre humain, et qu'il l'arrachera au bourbier de superstition et à la condition misérable où elle croupit depuis si longtemps dans l'abjection et l'abandon, »
< Il \ Il I l: i: I II I.I/II
Mais tous les barbares oe ion! pas dan le dé ert . M existe ane barbarie policée, qui donne lien de trembler pour ra?enir de tons en Europe. Léon Mil le roit. an cou
1 admirable el une doctrine qui s'impo e i l'admiration de nos sociologues i<is plus hostiles, il écril cette encyclique Rbrum novarum sur la condition des ouvriers, que 1 rons
longuement commentée, à l'usage de la jeunesse chrétienne 1
Nous en donnerons du moins ici le début, suffisant pour donner à ceux qui ne l'auraient point méditée le désir on ne peut plus louable de la lire en son entier. Ce Bera, entre tant d'autres monuments, Vœre perennius du pontifical de Léon Mil.
Voici comment il débute :
1 La soif d'innovations qui, depuis longtemps, s'est emparée des sociétés et les tient dans une agitation fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la politique dans la sphère voisine de l'économie sociale. — Et, en effet, ces proj incessants de l'industrie , ces routes nouvelles que les arts se sont ouvertes, l'altération des rapports entre les ouvriers et les patrons, l'affluence de la richesse dans les mains du petit nombre, à côté de l'indigence de la multitude, l'opinion enfin plus grande que les ouvriers ont conçue d'eux-mêmes, et leur union plus compacte, tout cela, sans parler de la corruption des mœurs , a eu pour résultat final un redoutable conflit. Partout les esprits sont en suspens et dans une anxieuse attente, ce qui suffit à lui seul pour prouver combien de graves intérêts sont ici engagés. Cette situation préoccupe et exerce à la fois le génie des doctes , la prudence des sages , les délibérations des réunions populaires, la perspicacité des législateurs et les conseils des gouvernants, et il n'est pas de
(i) Dans notre livre sur Jésus Adolescent, publié chez le même éditeur.
cause qui Bai m ce moment l'esprit humain avec autan! de véhémence. — C'est pourquoi, Vénérables Frères, ce que, pour le bien «l»' l'Église et le salut commun des hommes, Nous avons fait ailleurs par nos Lettres sur la souveraineté politique, la liberté humaine, la constitution chrétienne des États et sur d'autres sujets analogues, afin de réfuter, selon qu'il Nous semblait opportun , les opinions erronées et fallacieuses, .Nous jugeons devoir le réitérer aujourd'hui et pour les mêmes motifs , en Vous entretenant de la condition >l< i ouvriers.
» Ce sujet, Nous l'avons, suivant l'occasion, effleuré plusieurs fois; mais la conscience de Notre charge apostolique Nous fait un devoir de le traiter dans ces Lettres plus explicitement et avec plus d'ampleur, afin de mettre en évidence les principes d'une solution conforme à la justice et à l'équité.
» Le problème n'est pas aisé à résoudre, ni exempt de péril. Il est difficile, en effet, de préciser avec justesse les droits et les devoirs qui doivent à la fois commander la richesse et le prolétariat, le capital et le travail. D'autre part, le problème n'est pas sans danger, parce que, trop souvent, des hommes turbulents et astucieux cherchent à en dénaturer le sens et en profitent pour exciter les multitudes et fomenter des troubles. Quoi qu'il en soit, Nous sommes persuadé, et tout le monde en convient, qu'il faut, par des mesures promptes et efficaces, venir en aide aux hommes des classes inférieures, attendu qu'ils sont pour la plupart dans une situation d'infortune et de misère imméritée.
» Le dernier siècle a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes, qui étaient pour eux une protection; tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus avec le temps livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d'une concurrence effrénée. — Une usure dévorante est venue ajouter encore au
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mal. < ;< »i i< 1 . i u 1 1 1 . • .1 plu m ivpi r !<• jugemei I
ri elle ii é d'être pratiqoi
par des hommes avides de gain, d'une ble i apidité \
toul cela il faut ajouter le nfOQûpole du travail el des eff< commerce devenus le partage d'un petil nombre de ricl d'opulents, qui imposent ainsi an joug presque terrilei l'infln multitude des prolétaire
» Les socialistes, pour guérir ce mal, poussent à la haine jalousa des pauvres contre .vu\ qui possèdent, et prétendent que toute propriété de biens privés doit être supprimée, que les biens d'un chacun doivent être commun à tous et que leur admini tration doit revenir aux municipalités ou à l'État. Moyennant
tte translation dos propriétés et cetl e répartition entre les citoyens dos richesses et «le leurs commodités, ils se Qattent di» porter un remède efficace aux maux présents. Mais pareille théorie, loin d'être capable de mettre fin au conflit, forait tort à l'ouvrier si elle était mise en pratique. D'ailleurs, elle est souverainement injuste, en ce qu'elle viole les droits légitime- des propriétaires, qu'elle dénature les fonctions de l'État et tend à bouleverser de fond on comble l'édifice social.
» De fait, comme il est facile de le comprendre, la raison intrinsèque du travail entrepris par quiconque exerce un art lucratif, le but immédiat visé par le travailleur, c'est de conquérir un bien qu'il possédera en propre et comme lui appartenant ; car, s'il met à la disposition d'autrui ses forces et son industrie, ce n'est pas évidemment pour un motif autre, sinon pour obtenir de quoi pourvoir à son entretien et aux besoins de la vie. et il attend de son travail non seulement les droits au salaire, mais encore un droit strict et rigoureux d'en user comme bon lui semblera. Si donc, en réduisant ses dépenses, il est arrivé à faire quelques épargnes, et si, pour s'en assurer la conservation, il les a par exemple réalisées dans un champ, il est de toute évidence que ce champ n'est pas autre chose que le salaire transformé : le fonds ainsi acquis sera la propriété de
LÉON xm
r.i 1 1 is.in , .ni môme titre que la rémunération même de son travail. Mais qui oe vint que c'esl précisément en cela que consiste le droit de propriété mobilière et immobilière? Ainsi, c conversion de la propriété privée en propriété collective, tant préconisée par le socialisme, n'aurait d'antre effet qne de rendre la situation des ouvriers plus précaire, en leur retirant la libre disposition de leur salaire et en leur enlevant par le fait même tout espoir et toute possibilité d'agrandir leur patrimoine et d'améliorer leur situation. »
Mais il nous faut courir à un autre sujet, celui-là tout brûlant d'actualité et de périls.