II
ment humaines, c'est un fait l'histoire que le tiemps, ce gri tout ici-bas, opère dans les ins profonds changements.
Panfois il se borne i modifia forme de gouvernement établi jusqu'à substituer aux forme!
formes totalement différentes, mode de transmission du pouvc
Et comment viennent à se ments politiques, dont Nous \ parfois à des crises violentes, tr an milieu desquelles les gouvei disparaissent en fait : voilà l'a bienlâi l'ordre public est boule' fondements. Dès lors une néce:
la nation ; elle doit, sans rei même. Comment n'aurait-elle encore le devoir de se déifenc choses qui la trouble si profon la paix publique dans la tranc cette nécessité sociale ^nstifie tence des nouveaux gouvernei qu'ils prennent ; puisque, dan raisonnons, ces nouveaux gouv sairement requis par l'ordre pu étant impossible sans un gouvt
APPEHtUCES
mblables conjonctures, toute la noue à la forme politique des pouvoirs
mode de transmission ; elle n'affecte uvoir considéré en lui-même. Celui-ci
immuable et digne de respect, car, a nature, il est constitué et s'impose 1 bien commun, but suprême qui donne société humaine. En d'autres termes, polhèse, le pouvoir civil, considéré
de Dieu et toujours de Dieu : « Car ! pouvoir, si ce n'est de Dieu i>{i), ;nt, lorsque les nouveaux gouvemeisentent cet immuable pouvoir seront iccepter n'est pas seulement permis, oire même imposé par la nécessité du les a faits et les maintient. D'autant rection attise la haine entre citoyens, lerres civiles et peut rejeter la nation le l'anarchie. Et ce grand devoir de épendance persévérera, tant que les en commun le demanderont ; puisque es Dieu, dans la société, la loi prelière.
que d'elle-même la sagesse de l'Eglise 1 de ses relations avec les nombreux
lim potestas, nisi a Deo » {Rom., xiii, i).
3 go APPENDICES
dieux que l'Église, est en mesure de le savoir, ui s'est efforcée d'entretenir des rapports babiavec toHS les régimes politiques? Certes, plus 3ute autre pajssauoe, elle saurait dîne ce que lui 3uvent apporté de consolaticnas ou de douleurs is dés divers gouveraemetits qui ont succeE5ï*ï&régi Jes peuples, de l'Empire racntin jusqu'à
la distinction tout à l'heure établie» son impormajeure, elle a aussi sa raison manifeste: la iHlion .est l'œuvre des bonunes itrrestis du pouet qtù, de fait, gouvernent la nation. D'où il te qu'en pratiqua, la qualité des lois déipend de la qualiilé des >oet iiommes que de U forme du oir. Ces lois seront doac îbonnes ou mauvaises, . <que les législateurs auront l'esprit imbu -de ou de mauTais principes et se laisseront diriger, K la prudence politique, ou pur Ja passion, j'en France, depuis plusieurs années, dÏTers > importants de la légisJMioo aient procédé de ances hostiles à la religion et, psr conséqtte^t, intérêts de la natinra, c'est Vw/tu de tous, mmleusement confirmé par l'éridence 'des faits.
s-mëme, obéissant i un devoir sacré. Nous en ssimes des plaintes vivement senties à celui qui alors à la tête de la République. Ces tendances indant persistèrent, le mal s'aggrava, et l'on ne
lone, saint Augustin, mettait en parfaite ludans ce raisonnement plein d'éloquence :
quefois, les puissances de la terre soni bonnes gnent Dieu; d'autres fois, elles ne le craignent ilien était un empereur infidèle à Dieu, un I, un pervers, un idolâtre. Les soldats chrétiens nt cet empereur infidèle. Mais, dès qu'il iit de la cause de Jésus-Christ, ils ne reconent que Celui qui est dans le ciel. Julien leur ivait-il d'honorer les idoles et de les encenser; [talent Dieu au-dessus du prince. Mais, leur il : Formez vos rangs pour marcher contre ation ennemie, A l'instant ils obéissaient. Ils uaientle maître éternel du maître temporel et lant, en vue du maître éternel, ils se soumetmëme à un maître temporel » (i). Nous le , l'athée, par un lamentable abus de sa raison 1 encore de sa volonté, nie ces principes. Mais,
Uiquando... protfsiaies bonc sunt, et liment Deum ; ido non (iment Deum. Julianus ewitit infidelis impeixtitit aposiaia, iniquus, idoUcra: milites christianî jnt imperatori infideli;ubi veniebatur ad cauEam , non agnoscebant nisi lllum qui in ctclis erat. Si I volebat ul idola cotèrent, ut Ihurificarenl, prxpoilli Deum equando autem dicebant : Producite ite contra illam gentem; statim obtemperabant. .uebant Dominum sternum, a domino temporali:
:a subdili [erani propter Dominum seternum, etîam > temporali. B(EHAaftAT. in Psalm. cuiv, n. 7. fia.)
A,ra>Ein>icES
lir la conservBtion^D Concordat : non pas iqu'îls iitaissent i l'Etat le devoir de Teisplir envers ise les engagements souscrits, mais uniquement
le faire bénéficier des coBcessîons faites par iee; comme si l'on pouvait à son gré séparer les geraents pris desconcesEionsiibtenues, alors que leuK choses font partie subsiaiuielle d'un seul
Pour eux, le Concordat ne resterait donc que ne une chaîne propre à entraTer ia liberté de Ise, cette liberté sainte à laquelle elle a un droit I et inaliénable.. De ces deux opinions, laquelle ludra? Nous l'ignorons. Nous avons Toula seunt les rappeler, pour commander aux catholiques e pas provoquer de scission sur un sojet dont il rtient au Saint-Siège de s'occuper, sus ne tiendrons pas le mËme langage sur l'auire t, concernant le principe de la 'séparation de it et de l'Église, ce qui équivaut à séparer la létion humaine de la législation chrétienne et divine. s ne voulons pas nous arrétn à démontrer ici
ce qu'a d'absurde la théorie de cette séparation; un le comprendra de lui-même. Dès que l'Etat ie de donner i Dieu ce qui est à Dieu, lil Tcfuse,'
une coQséquence nécessaire, de donner aux cins ce à quoi ils ont droit comme liommes; car, nie veuille ou non, les vrais droits de l'honune sent précisément de ses devoirs envers, CHeu.
D'où il suiLquel' le but principal di à se renier lui-mè son de sa propre sont si: clairemen raison naturelle, que n'aveugle pas tholiques, en cons de soutenir une te l'Etat se- sépare di conséquence logi liberté de vivre citoyens. — Ce dflos certains pa; elle a de nombre aussi quelques ave par une heureuse s'inspirer des pri bien qu'ils ne pu séparation, ni ai pendant digne d pratiquement, n'e Mais, ea Franc lions et par la fi ses fils, l'Eglise m précaire qu'elle si tholiques peuvent
SgÔ APPENDICES
ration, qu'ils connaissent mieux les intentions des ennemis qui la désirent. Pour ces derniers, — et ils le disent clairement, cette séparalfon, c'est l'indépendance entière de la législation politique envers la législation religieuse; il y a plus, c'est l'indifférence absolue du pouvoir à l'égard des intérêts de la société chrétienne, c'est-à-dire de l'Eglise, et la négation même de son existence. — Ils font cependant une réserve qui se formule ainsi ; dès que l'Eglise, utilisant les ressources que le droit commun laisse au moindre des Français, saura, par un redoublement d^ son activité native, faire prospérer son œuvre, aus^t6t l'État intervenant pourra et devra nieltre les catholiques français hors du droit commun lui-même. — Pour tout dire en un mot, l'idéal de ces hommes serait le retour au paganisme : l'Etat ne reconnaît l'Eglise, qu'au jour où il lui plait de la persécuter.
Nous avons expliqué, Vénérables Frères, d'une manière abrégée, mais netie, sinon tous principaux points sur lesquels lescathol et tous les hommes sensés doivent pra et la concorde pour guérir, autant qu'i encore, les maux dont la France est aff relever même sa grandeur morale. Ces la religion et la patrie, les pouvoirs pol législation, la conduite à tenir à l'égard voirs et à l'égard de cette législation, 1<
APPENDICES
la séparation de l'Etat et de l'Eglise, rissons l'espoir et la confiance que V' de ces points dissipera les préjugé; hommes de bonne/-£6i, facilitera la [ esprits et, par elle, l'union parfaite de tiques, pour soutenir la grande causi aime les Francs.
Quelle consolation pour notre cœi courager dans cette voie, et de vous ci répondant docilement â notre appui! râbles Frères, par votre autorité et éclairé pour l'Eglise et la Pairie qui ■ vous apporterez un puissant secours pacificatrice. — Nous aimons même ceux qui sont aux pouvoirs voudront nos paroles, qui visent à la prospérité de la France.
En attendant, comme gage de Notr ternelle, Nous donnons à vous, Wéai à votre Clergé, ainsi qu'à tous les < France, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, le i6 février de l'j notre pontificat la quatorzième.
Léo PÏ
TABLE DES MATIERI