‹ Léon XIII devant ses contemporains (volume 2)Chapitre 7 sur 17 · HT SES CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

HT SES CONTEMPORAINS

: la force de la Révolution. Il revu par les esprits les plus [énéreux et — disait-on jus- - les plus chimériques du

jsel Imprévue volte-face I que conception éclose dans 'un Mun ou d'un La Tour it dans les antichambres du

le et la Société moderne en ux vers le même inconnut nt, du moins à l'égard des :s de l'Europe, l'état mental s de ddèles 1... J'admire et :t de vue qu'on a au trône de a-t-il advenir? Plus je sens rasser tous les possibles de que, plus ma respectueuse : par l'illustre vieillard qui,

»'ft* ffigiXXii>

RUGGERO BONGHI

Monsieur,

Vous me demandez mon opin Léon XIII. J'aimerais bien ne pas pondre, te On ne juge aisément les qu'après leur mort », a dit, je crois, î Léon XIII n'est pas mort ni n'est p père, de mourir.

D'ailleurs, nous autres Italiens, nou:

vons pas être les juges impartiaux d' qui, à tous ses mérites, n'a pas ajouti rendre meilleures les relations de la Pap le royaume d'Itialie. Mais, parce que

LÉON Xllt DEVANT SES CONTEMPORAINS

par-dessus tout, je ne dirai pas que tous ris cm été de son côté. Le Gouvernement I n'a pas été sans faute; et, durant ces dernièresannéesdupontificatdeLéonXIII, i commis plus d'une. Il n'a montré aucune sérieuse d'une conciliation, qui était déjà ant bien difficile. Il l'a rendue, quant à lui, lifficile encore. Sa politique ecciésiastiqqe s été tout à fait une politique de paix. Il se [ue Léon XIII, en arrivant au Siège apostoet dans les premières années de son règne, l'intention de se rapprocherdu roi d'Italie, ire bien décidé sur les moyens de le faire, il est certain que de malheureux événe- , — tels que les insultes au corps de Pie IX t la translation qu'on en fit de Saint-Pierre it-Laurent, l'érection de la statue de Gior- Bruno, et plusieurs projets de loi, — l'ont t ont fini par lui faire accentuer davantage testation de la Papauté contre la position : Gouvernement italien lui avait faite; et aussi âprement et efficacement qu'il l'a pu.

par lui et par son initiative que le mouvecatholique, en faveur du Pouvoir temporel ipe, est beaucoup plus fort aujourd'hui y a vingt ans. L'organisation des Conitholiques-et de toute sorte de réunions.

pour aflBrmcr et soutenir la nécessité restauration, est très paissante si vous sidérez en elle-même. Mais elle se heu une impossibilité; car le Pouvoir ten peut être rétabli qu'à la condition de ■ te royaume d'Italie: ce qui nejparaît, ni ni probable, et serait nuisible à la elle-même.

Assurément, à la mort de Pie IX romaine se trouvait dans de bien n conditions. Elle était en guerre ave monde. Léon XIII a beaucoup fait, a ment fait, pour la remettre en paix gouvernements et les peuples. A et vue, on peut bien dire qu'il a été et qi grand Pape. On l'a vu en Allemag catholicisme est passé, par son œuv presque persécution à une grande f On le voit en France où, en abandon beaucoup de hardiesse les exemples de de ses prédécesseurs, et en contrariant tes inclinations de la plupart de ses plus dévoués, il a forcé le clergé et le catholiques, autant qu'il l'a pu, à se r République. Si l'on arrive à const Droite républicaine, on le devra surt Ce sera chose bien difQcile ou peut-êt

roite devienne aussi puissante issien; mais il est évident que,

de donner aux opinions et Coliques une influence sur

la République, il n'y en - : celui-là. On n'apprécie pas Léon XIII, si on ne remonte : aux années qui les ont pré-

il n'y a pas de problème : plus difficile, — pour des ; dois pas développer ici, — ente la direction de la catho- ;rands amours et de si grandes e combat ou de défense pour

différents et aux plus divers

fallait une tète politique de >ur s'orienter sur une mer si .111 a prouvé que cette tête, lolicisme a été relevé par lui.

le est plus fort qu'il n'était, il y l l'est parce que le Pape, qui complet et un écrivain presque

l'a rapproché de la vie et de le a tâché de faire entendre la

dans toutes les questions acitéressent et nous troublent. Il 30, si je puis m'exprîmer de la

^mm

LÉON Xlll DEVANT SES CONTE M FORAINS

sorte, à toute la pensée catholique. II lui ; la mesure.

Il serait intéressant d'étudier quel est de cette politique, quant aux relations de 1' et de l'Etat. L'Eglise vient prendre un dans l'Etat, beaucoup plus intime qu'elle sait auparavant et par de tout autres m Mais cette étude me mènerait trop loin.

II me sufBt d'ajouter seulement ici que ce qui a tâché de prendre une si grande par la politique intérieure des autres Etats et mentant l'influence et la force de l'opinion lique au sein même des Parlements et de vernements, n'a pas voulu et ne veut pas ait dans le Parlement italien des représt du parti catholique, qui puissent y défend cause et y combattre leurs ennemis. Il a tenu plus sévèrement que jamais, en Iti principe : Ni élus ni électeurs; ce qui !

qu'il retient pour foncièrement illégitime gale la Constitution actuelle du royaume lie, et qu'il se peut, — et on le croit, — politique partout ailleurs a principalemen but de se procurer les moyens d'influence saires pour arrivera modifier cette Consti en tant qu^elle est nuisible, à son avis, à pendance ds la Papauté. Et comme c'est

Page 1