‹ Léonard de Vinci et la statue de Francesco Sforza [microform]Chapitre 9 sur 17 · Gerli, Disegni di Leonardo da Vinci, pi. XXXV · texte numérisé non relu

Gerli, Disegni di Leonardo da Vinci, pi. XXXV

6. Nous avons fait reproduire une partie de cette estampe pour accompagner cet article.

Praxitèle. Quand elle fut copiée, cette scùlpCure se trouvait dans l'état où l'avaieot mise les travaux de consolidation entrepris par

an Monte Cavallo, i Rome, d'epria une estampe antérieure à ■ï46.

Paul II', et telle que la montrent trois planches gravées publiées, la première par A. Salamanca* avant 1 546, les deux autres par

2. Cabinet des estampes de ta Bibliothèque nationale, topographie de Rome V. b. 77. Je dis que cette estampe sans date e^I antérieure à 1 ^46 parce que la planche de Lafreri, dat^e de 1 ;4''t '" ^'i copie de la première en sens inverse.

Lafreri en 1546 * et en 1550*. Les jarrets de derrière du prétendu cheval de Praxitèle étaient cachés et emprisonnés dans des assises de maçonnerie. Il avait déjà perdu un des pieds de devant. Le cheval dit de Praxitèle fut reproduit de préférence par le maître, parce que celui qu'on attribuait à Phidias était beaucoup plus mutilé. Il est aujourd'hui devant la fontaine du Monte Cavallo, à droite du spectateur 3.

Tandis que, par une étude passionnée de l'anatomie chevaline* — étude qui,, en apparence, dépasse de beaucoup les exigences de la sculpture, — Léonard prépare à son projet le charme d'une prodigieuse exécution, la composition se dessine dans sa tète. Il invente un monument colossal. Un piédestal gigantesque, autour duquel se groupent des figures, est couronné par le héros. La statue paraît d'abord s'associer à Tidée d'une fontaine 5. Le cheval, calme d'allure, marche au pas et pousse de Tun de ses pieds de devant un vase d'où l'eau s'épanche •. Cette ingénieuse allégorie semble rappeler que la Lombardie a été dotée par ses souverains d'un merveilleux système d'irrigations. Elle est complétée par un autre symbole. A l'arrière-main du cheval, sous le

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