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® (1) Léonard de Vinci aurait donc écrit un traité du mouvement local, qui est perdu mais dont M.Duhem retrouve les traces au XVI: siècle dans les écrits de Bernardino Boldi et du Père Villapond.
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Au fur et À mesure que son étude rencontre les muscles et groupements musculaires qui contribuent à réaliser cet équilibre, il nous en montre l’action au point de vue de la statique.
La rigidité de la colonne vertébrale est due aux muscles spinaux, celle de la colonne cervicale étant due spécialement aux muscles de la nuque.
« Les muscles de la nuque soutiennent le poids de la tête comme les cordages soutiennent un mat et gardent la colonne cervicale rigide et solide, plus qu’ils ne servent à attacher les côtés eh bout. » (Anat. A. 17.)
Les fesses sont chargées de contrebalancer la tendance du tronc à tomber en avant en tournant autour de l’axe des deux articulations de la hanche et comme la fonction fait l’organe, comme « la Nature a fait les museles et les tendons plus épais et plus larges dans toutes les parties de l’homme par lesquelles il doit s'exercer avec le plus de travail. » (Fol. 12. Anat. A.), Léonard a montré, avant Buffon, pourquoi les fesses appartiennent qu’à l’homme: Elles sont chargées de maintenir l’homme dans la station verticle.
« Les principaux, les plus grands et les plus puissants muscles qu’il y ait chez l’homme, ce sont les fesses: elles ont une puissance merveilleuse, ainsi qu'il est démontré dans l’endroit de la force faite par l’homme quand il soulève un poids. »
Quant au membre inférieur, le Vinci considère com-
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ment est assurée sa position verticale, en même temps qu’il étudie l’action du quadriceps fémoral et du triceps sural.
L'homme qui se tient sur un seul pied se penche sur le côté opposé au pied levé, de façon que son centre se gravité passe par le pied sur lequel il se soutient; cet équilibre serait surtout maintenu par la contraction des muscles de la hanche.
Léonard étudie aussi l’équilibre en station vertical de l’homme qui est chargé d’un fardeau.
« L’épaule d’un homme qui porte un fardeau est toujours plus haute que l’autre épaule qui n'est pas chargée: cela se voit en la figure suivante, dans laquelle la ligne centrale de toute la pesanteur du corps de l’homme et de son fardeau passe par la jambe qui soutient le poids. Si cela n'était ainsi et si le poids du corps et du fardeau n’était partagé pour faire l'équilibre, il faudrait nécessairement que l’homme tombât en terre; mais la nature, dans ces occasions, prévoit à ce qu’une égale partie de la pesanteur du corps de l’homme se jette de l’autre côté opposé à celui qui porte le fardeau étranger, pour lui donner l’équilibre et le contrepoids, et cela ne peut se faire sans que l’homme se cour- Le du côté qui n’est pas chargé, jusqu’à ce que, par ce mouvement, il le fasse participer à ce poids accidentel, dont 1l est chargé; et cela ne peut se faire s1 l'épaule qui soutient le poids ne se hausse et si l'épaule qui n’est pas chargée ne s’abaisse, » (Tr. Peint. CC.).
Le mouvement de lever un fardeau de terre est aussi
un problème.
Equilibre dans le mouvement de lever un fardeau: le