SORT ARE
« Il s’en suit de là que les vieux craignent le froid plus que les jeunes et que ceux qui sont très vieux ont la peau couleur de bois ou de châtaigne sèche, parceque cette peau est presque totalement privée de nourriture.
« Ces veines, chez les vieux, acquièrent une grande longueur et elles qui, d'habitude étaient droites, se font flexueuses et elles grossissent tellement leur peau (leurs tuniques) qu’elles se referment et défendent le mouvement du sang et par là la mort a son origine pour les vieux, sans maladie. »
N’est:ce pas là, bien expliquée la sclérose physiologique de la vieillesse,
Reproduction. — Léonard de Vinci à consacré un tome entier de ses manuscrits (Windsor) à l’étude anatomique et physiologique des organes génitaux de la grossesse. Les testicules sont, dit-il, les causes de la hardiesse, et il le démontre par les effets de la castration.
« Un seul coq met en fuité une quantité de chapons; le taureau et le bélier, animaux féroces, restent très lâches quand ils sont privés de testicules. »
Puis il étudie le coït. Dans ses dessins, assez nombreux sur ce sujet, il a pour but de rechercher quelle est la meilleure position pour obtenir la fécondation.
I1 n’explique pas très bien cette dernière. Cela se conçoit: l’histologie n’était pas encore connue,
Voici le plan qu’ilise proposait de suivre pour le livre qu’il préparait sur ce sujet: | #
% Accouchement et génération: — De l'ordre du livre. Cet ouvrage doit commencer à la conception de l’homme et
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décrire la manière de la matrice, et comment l’enfant l’habite et dans quel degré il y réside et la manière de se vivifier et de se nourrir et son accroissement et quel intervalle il y a entre un degré d’accroissement et un autre et ce qui le pousse hors du corps de la mère et par quelle cause il sort parfois du ventre de sa mère avant le temps voulu.
« Puis tu décriras quels membres sont ceux qui croissent après que l’enfant est né et donne la mesure d’un enfant d’un an. »
Les attitudes diverses du fœtus dans l’utérus sont assez bien décrites et ses dessins concernant surtout des fœtus se présentant par le siège sont d’une exactitude obstétricale presque toujours parfaite. :
La circulation fœtale est plusieurs fois décrite. Chez le fœtus, dit-il, la veine ombilicale est la source de toutes les autres.
« Elle n’a son origine dans aucune des veines de la femme enceinte, parce que chacune de ces veines (fœtales) est intégralement séparée et divisée d’avec les veines de la femme enceinte et ce sont des veines et des artères mises ensemble par paire parce que le sang de l’artère c’est le passage des esprits vitaux et le sang des veines est celui qui nourrit l’animal. » (Anat. B. 30).
Il n'hésite pas à accepter ce dogme populaire qui possède aujourd’hui toujours la même force qu’il y à mille ans, à savoir que l’influence des émotions et envies de la mère est immense sur le fœtus et que les frayeurs de la mère sont les causes les plus fréquentes de la mort de l’enfant.