‹ Léonard de Vinci PhysiologisteChapitre 35 sur 36 · PEER LS · texte numérisé non relu

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constamment à l’art, et l’art à la science; le savant et l'artiste sont inséparables. Ils se complètent et s’expliquent l’un l’autre: j’ai déjà dit comment il arrive parfois que tout à coup, vers la fin d’une description anatomo-physiologique où il vient d'expliquer le fonctionnement de quelque membre ou de quelque organe, le savant est, chez Léonard, interrompu par un eri d’admiration de lartiste devant « le merveilleux artifice qu'est le corps humain »; d'autre part, le charme étrange et la vie incomparable que l’artiste a donnés à ses personnages ne tiennent-ils pas en partie à ce que le savant a voulu tout connaître des manifestations de la vie ?

Ne séparons donc pas ce qui est si étroitement uni en Léonard de Vinci, Chez lui, l'imagination synthétique de l'artiste et la puissance analytique du savant procèdent de la même faculté: sa merveilleuse intellivence, Car Léonard de Vinci est un véritable surhomme de lPintellectualité, une sorte de demi-dieu qui semble n’avoir voulu vivre que dans les sphères les plus élevées et les plus pures de la pensée, là où se fait Punion de la vérité et de la beauté, harmonie suprême, idéal commun de toute science et de tout art.

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