I.ÉONARD
Celle... chez qui,..
TÊTE-NOIRE
Ah! oui... la revendeuse...
LÉONARD
11 me semble la voir, quand elle renlrera dans cette boutique... et...
TÊTE-NOIRE
Qu'est-ce que ça te fait?... Tu ne la connais pas.
LÉONARD
Non, et pourtant je la vois comme si je la connaissais. Qu’astu pris?,.. Dis... parle...
TÊTE NOIRE
Presque rien.
LÉONARD
Bien sûr... tu me le promets?... Car je n’ai rien vu, moi... J’étais là. ..‘à celte porte... guettant... et cent fois j’avais refusé. Mais j'étais donc fou... mais j'étais donc ivre...
TÊTE-NOIRE
Non, tu étais furieux... autre genre d’ivresse. (A i»art.) Voilà un gaillard qu’il ne faut pas que je quille d’une semelle... ou, sans ça, il gâterait tout... (Haui.) Allons, viens nous-en... (Nuit complète).
LÉONARD, sombre. «
OÙ m’emmènes-tu ?
TÊTE- NOIRE
Prendre un peu l’air... ailleurs... (Avec inquiétude.) Car... je ne sais pas... mais il me semble... (Les quatre hommes se lèvent en même temps qu'vux,^et, d’un commun accord, leur barrent le passage. )