SCÈNE XII
MARCOL, puis LA CIGALE.
LA CIGALE
Mon Dieu ! que lui est-il arrivé?... pourquoi est-ll blessé?... pourquoi se caclie-t-il?... qu’a-l il fait?. .
MARCOL, enirani, avec précaution.
Les maladroits, qui ont perdu leurs traces... mais je les retrouverai, moi... Un d’eux, nra-t-ondil,s'esl dirigé de ce côté... (Apercevant 1a Cigale.) Une femiuc!...
LA CIGALE, faitaot un niouvenicnl de frayeur à son approche.
Ah!...
MARCOL.
Vous êtes seule?
LA CIGALE
Oui.
MARCOL, à part.
Elle est bien troublée... (Haut.) Vous n’avez vu personne ici?...
LA CIGALE
Non.
. ' MARCOL.
Un jeune homme... blessé... dans une dispute... une bataille... Ce pauvre diable... c'est qu’on lui en veut...
LA CIGALE
.\h !... (S'oubliant.) Qui donc?...
MARCOL, à part.
Elle l’a vu !... (Haut.) Qu’il quille Paris... s’il ne l’a déjà quitté... et qu’il n’y rentre de longtemps...
LE CIGAt.E.
Vous croyez?...
MARCOL.
Oui .. c’est un conseil d’ami. (Avec intention et l’e.xaVninant.) Mais puisque vous ne l'avez pas vu... puisque vous ne savez pas où il est... '
LA CIGALE, le re|;ardanl avec défiance.
Non. . non,., je n’ai rien vu... je ne sais rien.
LÉO.NARO
MAUCOL.
Alors... bonsoir, mon enfani.
LA CIGALE, vivemeiil.
Monsieur...
MARCOL, se retournanl.
Vous dites?...
LA CIGALE, après réflexioo.
Kien... Honsoir, monsieur.
MARCOL, en s’éloignant par le fond el se cache. Bonsoir.
LA CIGALE, agitée.
Oui... oui, j’ai bien fait de me taire... On le cherche... on lui en veut.. . il ne faut pas qu’il rentre à Paris... Oh ! Je le préviendrai... je lui dirai... je le sauverai... (R. gardant autour d’elle.) Personne... on ne me voit pas... Allons prévenir Léonard au chantier de pierres. (Elle s'éloigne avec précaution el disparait au milieu des arbres.)
MARCOL9 paraissant tout à coup et la suivant à distance.
Je saurai où tu vas... toi I
FIN nu PREMIER TABLEAU
DRUXIËIHR TABLImMI
Lm ChJuiUer> de pierres
De tous rdtés de ürosses pierres. — Au fond, une grande roueï carriers. — Verdure sèche, rare et brûlée. La lune, voilée de nuages, éclaire h demi.