I.ARIGOLB, qui a ballu les cartes
Allons, coupe, mon garçon, l'avantage au perdant... j' suis gentil... hein ?...
I.ARIDON, trinquant avec Saint-Pliar, ils sont assis près d'une taj>lc, à
gauche.
Ah! ehl... Saint-Phar... à ta santé... A quoi que tu penses donc... loi ?...
SAINT-PHAR, soupirant et regardant le cabaret.
A mes folles années!... à mes petits soupers!... aux blondes et aux brunes qui m’appelaient Amédéel (D'un ton sombre.) Et a présent... quelle débâcle, Laridon !
' LARIDON. '
Damel... chacun son lour... c'est à d'autres!
SAINT-PHAR
Bast!... noyons tout cela dans le Jus de Bacchus, et agitons un peu les grelots de la Folie... (Trinquant avec Laridon.) A la vôtre, chef.
LARIDON
A la tienne... camarade, (ils jouent aux dames.)
BENOIT, à Bonneau, qui lui verse de l’eau-de-vie.
.Kl ce bain de pied, maidiand de vins, allons donc... levons un peu le coude. .
BONNEAU, à part et révolté.
Mais c’est une éponge que ce petit... Mon Dieu I... mon Dieu !... j’ serais-l-il désolé, si j'avais des enfants comme ça I...
LÉON A KD
LARIGOLE, vivemenl.
Allons, bois, et fais ton^écart...
BENOIT, élonné.
Un moment... donc, vous êtes bien pressé... dites donc, vous...
MARCOL, vètii d’une vieille blouse, assis à une table dans un coin, et afTeclanl tous les symptômes d’une Ivresse très-prononcée.
A boire I cabareticr de mon cœur... à boire I...
BONNEAU
C’est que vous avez déjà beaucoup pompë... mon cher brave homme...
MARGOT., menaçant.
Venx-tu bien tout de suite !... j’étrangle la soif !
BONNEAU, donnant un rarafon d’ean-de-vie à Marcol.
Tenez... tenez... complétez vous... (A part.) Avec ça... n’y a rien de mauvais comme c’ic eau-de-vie là... J’en vends, mais on m’ donnerait je ne sais quoi pour en boire!
MARCOI., buvant.
Bonne... bonne... un petit peu douce! ,
BONNEAU, à part.
S’il est permis... hier encore, j’y ai remis du poivre. (Voyant
Marcol qui se verse d’une main tremblante, et répand tout le contenu de son veiTe en essayant de boire.) Ah ! VOUS faites tOUt boire à vol’ chemise...