SCÈNE II
Les Mêmes, LÉONARD.
LÉONARD, ouvrant la porte du fond, et sur le seuil.
Ici... c'est ici...
BONNEAU
Que faut-il servir à monsieur?
LÉONARD, à la table du milieu.
Du vin... non... de la bière... et de l'eau-de-vie avec...
BONNEAU
Ah ! vous voulez faire du mélange .. c'est que ça casse bien la tête... allez...
LÉONARD, brusquement.
Servez-moi.
BONN^U, à part.
Ah çà! ils sont tous comme des crins, se soir.
LÉONARD, qui a r. g->rdé de tous côtés.
Il n’y est pas encore ! (il s’asseoit à droite de la table du milieu.)
BONNEAU, servant Léonard.
Voilà voire affaire... mais moi, ,à votre place... D'autant plus que cette bière-là est exécrable...
LÉO?tAHD.
Taisez-vous... laissez moi...
BONNEAU, il (wrt.
Ah 1 Clotilde... ma fille... si je voulais pas t'acheter un huissier.
LÉONARD, se versant de la bière, dans laquelle il met de l’eau-de-vie.
Buvons. . . pour doubler ma rage !
LARIGOLE, à Benoit.
Compte ton jeu, petit...
BENOIT, s’apercevant d'un mouvement de Larigole.
Eh bien, excusez, vousn’ôtes pas gène, vous reprenez des car-, tes dans voire écart.
106 LÉüNAKlt
LARIGOLE.
'De quoi, gamin?
BENOIT
Ne dites pas non... j'viens d’vous y prendre...
LARIGOLE.
Eh bien ! si je veux y fouiller dans mon écart.
BENOIT
Ça ne m’étonne pas que vous gagnez toujours.
LARIGOLE.
Attends... attends, je vas te frotter les oreilles, morveux...
BENOIT, .se menant en défense.
Venez-y donc, filou. . . (A tout le monde.) Oui, il m’a triché...
LARIGOLE.
Ça n’est pas vrai.
SAINT-PHAR, à part
La jolie société... mon Dieu.,, la jolie société! (A Laridon, (pii se lève.) Oh 1 mon petit, une partie si importante, j’allais à dame...
BONNEAU, s’interposant.
Pas de gros moi.s, messieurs, pas de bruit...