‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 112 sur 331 · GO. FRANÇOIS P · texte numérisé non relu

GO. FRANÇOIS P

buer à Nicolo dell' Abbate, la composition des trois scènes de la Crucifixion, du Portement de Croix et de la Mise au Tombeau. Le style des petites figures d'enfant qui ornent les pieds des prie-Dieu de François P'' et d'Eléonore, ainsi que la bordure du cartouche placé entre les deux médaillons où se trouvent ces figures, appartiennent aussi au maître milanais. Le caractère est moins évident dans les camayeux d'or qui représentent les quatre évangélistes et quatre apôtres. Cependant on peut affirmer que la composition entière de ce tableau appartient à Nicolo dell' Abbate, et qu'elle aura dû être envoyée de Fontainebleau à Limoges pour y être exécutée sur émail.

Ce tableau servait de retable à l'autel dressé contre la clôture du chœur de la Sainte-Chapelle, à gauche de l'entrée.

466 du Musée des monuments français, par M. A. Lenoir, qui l'avait intercalé, ainsi que le suivant et les deux apôtres (n°^ D. 341 à 349 et D. 350 à 358), dans le soubassement d'un monument qui supportait l'effigie tumulaire de Diane de Poitiers en prière.

Entré au musée du Louvre en 1816, après la suppression du Musée des Monuments français, n° 208, de Tancienne collection.

190 à 214 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.

Notice des émaux du Louvre, par M. A. Darcel, 1883.

N. D. A. — On a pu voir, dans la description qui précède (n''282 de M. Darcel) que dans la scène de la Crucifixion, Léonard Limosin a introduit, à ce que Ion croit, trois portraits.

Il est certain qu'il y a eu ici de la part de l'artiste l'intention marquée do mettre en évidence trois personnages dont les traits semblent reproduire des physionomies contemporaines, au milieu des types classiques des autres figures. Et cela est d'autant plus frappant que, pour ces trois tètes seules, Léonard a abandonné la méthode de modelé par épaisseurs de blanc, avec utilisation du noir du fond dans les traits, pour la remplacer par le procédé du miniaturiste qui peint sur fond blanc.

Comme ces portraits représentent des personnages inconnus, et passent d'ailleurs assez inaperçus dans l'ensemble du tableau, nous n'avons pas cru devoir augmenter le chiffre de l'œuvre de Léonard Limosin de trois numéros spéciaux.

C. — p. 19. — La Sainte-Chapelle de Paris (article de Ch. Desmazes).

C'est en 1533 que Léonard Limousin exécuta les deux émaux -représentant d'un côté François P'" et la reine Eléonore, et de l'autre Henri II et la reine Catherine sa femme.

VArt, 1876, P"" volume.

N. D. A. — Il faut lire 1553 et non 1533 pour la date de ces émaux.

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