‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 113 sur 331 · FRANÇOIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS

D. — P. 9. — On sait que Léonard Limousin fut émailleur en titre d'office de François P'', et que, plus que tout autre fabricant de l'époque, il avait appliqué au portrait les procédés de son art. Un grand nombre d'effigies du roi durent sortir de son atelier; il en est

trois au moins que nous pouvons citer ici : la première L'autre,

également exposée au Louvre, forme l'un des compartiments inférieurs d'un tableau votif, qui appartenait autrefois à la Sainte- Chapelle : François P'', couvert des vêtements royaux est agenouillé devant un prie-Dieu. Dans le compartiment correspondant à celui-ci, est la reine Eléonore agenouillée et vêtue du costume royal. Ces riches et brillantes peintures portent la date de 1553.

Portraits des personnages français les plus célèbres du xvF siècle, par G.-J. NiEL, 1856, t. P--. — François ^^

N. D. A. — Les deux autres portraits de François P'' sont nos n"" .j4 et 56.

E. — P. 109. — M.Alexandre Lenoir (Musée des monuments français) cite, entre autres portraits émaillés sortis des ateliers de Léonard, ceux en pied de ce roi de France (François P'), de Claude, sa femme, d'Henri, son fils, et de Diane de Poitiers, au bas de deux tableaux des scènes de la Passion, d'après les dessins de Primatice.

Emailleurs et èmaillerie de Limoges^ par Maurice Ardant. Isle, Martial Ardaiît frères, 1855, ia-18.

N. D. A. — Nous avons expliqué au n" 49, comment la plupart des auteurs s'accordaient à reconnaître dans la reine qui fait face à François P'', Elconore dAutriclje, plutôt que Claude de France.

Quant à la femme dite ici Diane de Poitiers, on trouvera au n" 82 qu'il convient de voir dans ce portrait, celui de la reine Catherine de Médicis.

F. — N° 201. — Tableau votif, dit de la Sainte-Chapelle.

Le roi François T'', agenouillé, est posé de profil : sa tète est découverte; il est vêtu d'un ample manteau vert fleurdelisé doublé d'hermine, et porte au cou le collier de Saint-Michel; ses mains sont jointes, ses genoux posent sur un coussin rouge fleurdelisé ; devant lui est un prie-Dieu, sur lequel on voit la couronne royale, le sceptre et un livre de prières. La figure se détache sur un fond de muraille; le monogramme L. L. et la date 1553 sont tracés sur la base du lambris en lettres et chiffres dorés.

Musée national du Louvre. Notice des émaux exposés, par M. de L\BORDE, 1852.

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