‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 120 sur 331 · FRANÇOIS P · texte numérisé non relu

FRANÇOIS P

nostris hostibus eveniant. Sur un rocher placé au bas du sujet on lit : Leonardus Lemovicus inventor 1536.

L'intérieur présente trois sujets peints en couleurs et séparés entre eux par des arabesques d'or; le premier représente un prélat à l'autel officiant ; le second deux personnages à table, dans lesquels nous croyons reconnaître François P^' et Charles-Quint entourés d'une suite nombreuse. Le troisième sujet représente également un repas auquel participent tous les personnages qui assistaient seulement au premier. Au-dessus de ce dernier sujet on lit en lettres d'or: Conciliât divos fédéra amitias. Ces sujets finement peints et d'un très beau style, ont rapport probablement à l'histoire de François P'' et de Charles-Quint.

Cette pièce, remarquable par la beauté de la peinture, doit en outre fixer l'attention par son intérêt historique.

Hauteur, 180 millimètres; diamètre, 210 millimètres.

Catalogue de la collection de M"^« de La Sayelte. Vente 24-25 avril 1860. N. D. A. — Vendue 11,200 francs.

K. — P. 167. — Est-ce à Léonard Limosin que Limoges doit ses premières coupes (1), ses aiguières, ses plats, toute la vaisselle de la table et tous les ustensiles domestiques, fabriqués en métal vulgaire, mais revêtu de ce riche vêtement d'émail, aussi éclatant par l'élégance du dessin que par la variété des couleurs?

Notice des Emaux exposés au Musée du Lo^wre, par M. de Laborde, 1852.

N. D. A. — Dans sa Notice historique sur les Emaux, etc. {Bulletin de la Société royale cV agriculture, sciences et arts de Limoges, n°4, t. XX, 1842, p. 69), M. Maurice Ardant dit : « Une coupe de Pierre Reymond, où sont figurés trois personnages buvant, d'après le dessin de Jules Romain, porte la date de 1534. »

Cette coupe est celle qui est reproduite dans Les Arts au moyen âge, par M. du Sommerard, album, chapitre ix, planche IV. Sur le pied de la coupe reproduite debout, au milieu de la planche, on lit dans un petit cartouche ovale la date très nette de 1554. C'est au bas de la planche, que l'écrivain en lettres a mis par inadvertance dans sa légende la date de 1534.

M. Maurice Ardant, qui ignorait à ce moment la portée que pouvait prendre plus tard cette question de chift'res, a donné cette dernière date de 1534, sans chercher à en contrôler l'exactitude sur l'excellent dessin qu'il avait sous les yeux, ou dans le texte même du grand ouvrage de M. du Sommerard où la coupe est décrite et dite formellement datée de 1554.

M. L. de Laborde adopte l'assertion de M. Ardant dans sa notice de 1852; et depuis, tous les auteurs qui ont traité de la question n'ont pas cru pouvoir mieux faire que de rester les échos fidèles du maître incontesté des études sur l'émaillerie.

(1) Pierre Raymond a exécuté, il est vrai, une coupe en 1534. mais il est probable que nou'i n avons pas, dans le couvercle de coupe peint par Léonard en 1530, la plus ancienne de ses applications de l'émail aux meubles de la vie privée.

Page 1