LOUIS DE GUISE
N. D. A. — Voir ci-dessous notre note à la suite du texte du Catalogue de la vente Magniac, expliquant les motifs qui nous ont amenés à adopter pour le personnage représenté ici le nom de Louis de Lorraine.
M. Jules Mannheim a bien voulu, en nous envoyant la description ci-dessus, nous informer que ce portrait était celui qui a figuré à la vente Magniac, à Londres, sous le n" 250 du Catalogue.
B. — N° 250. — Deux portraits : le cardinal de Guise et sa mère, Anne d'Esté Ferrara, duchesse de Guise, par Léonard Limosin. — 1556 à 1557 environ.
Plaques : 457 millimètres sur 30 i millimètres; cadres : 736 sur 584 millimètres.
Le cardinal est représenté en buste, la tète tournée vers la droite; il porte une simple robe rouge, col étroit de toile retombant, une barrette rouge à quatre cornes sur la tête; ses yeux sont bleu clair; ses cheveux, sa barbe et sa moustache, d'un blond paie jaunâtre, assez courts et la barbe soigneusement taillée ou frisée. — La femme (c'est aussi un portrait en buste), porte une robe noire décolletée, brodée d'or, et bordée autour de la poitrine, de grosses perles, les manches relevées d'hermine; coiffe ou bonnet noir avec une large bande retombant par derrière; un rang de grosses perles ceint aussi sa poitrine. Le fond des deux émaux est bleu.
Les beaux cadres sculptés et ouvragés où sont enchâssées des plaques d'émail sont des reproductions des anciens cadres que possédaient, comme on le sait, ces émaux à l'origine, et plusieurs des plaques actuelles y figuraient autrefois, on lésa retrouvées à diverses reprises. *
Ces splendides portraits font partie d'une suite exécutée pour Henri II, roi de France; trois d'entre eux sont encore au musée du Louvre et n'ont jamais quitté les collections royales, tandis que cinq autres étaient (1862) en ce pays dans la collection de II. Danby Seymour, Esq., M. P., mais ont été vendus depuis. Ces derniers, et un au moins des spécimens du Louvre conservent leurs cadres originaux, sur lesquels ceux des présents spécimens ont été exactement copiés; les plaques d'émail manquantes, insérées dans les vides, ont été exécutées à la manufacture royale de Sèvres. Les notes de M. de la Borde sur cette série de portraits dans son excellente Notice des émaux, souvent citée, comprennent tout ce que l'on pourrait d'ailleurs en dire. M. de la Borde, toutefois, semble avoir ignoré l'existence des présents spécimens, qui furent acquis de M. Préaux de Paris avant la publication de sa « Notice ». Ses observations, page 182, sont les suivantes : « Arrivé dès lors (1555) à l'apogée de