HENRI II. H. 0,170 ; L
Léonard Limosin. — Milieu du xvi^ siècle. — Plaque rectangulaire polychrome. Portrait de Henri II.
Il est vu presque à mi-corps, de profil à droite, moustache et barhe châtains, cheveux presque noirs, toque noir et or avec petit pompon blanc, habits blanc et or avec petite collerette, collier d'or; de la main droite il tient ses gants, la gauche est appuyée sur une petite tablette verte formant le bas de l'émail ; fond bleu.
Hauteur, 170 millimètres. — Largeur, 120 millimètres.
Petit cadre étroit en cuivre.
Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild. Communication de M. Jules Mannheim, janvier 1897.
N. D. A. — L'analogie frappante de la description donnée par M. Jules Mannheim avec les textes relatifs au portrait de Henri II qui avait fait partie de Tancienne collection Roux, de Tours (notre n'^ 78), nous aurait déterminés volontiers à identifier les deux pièces. Voici les divergences qui nous obligent à maintenir, sous réserves, l'individualité de chaque portrait.
1° Le fond est indique bleu, sur l'émail de M. le baron Alphonse de Rothschild. Les auteurs sont unanimes à le dire vert sur celui de M. Roux. Or, les fonds bleus de Léonard Limosin sont d'un ton très franc, et à priori, on doit écarter une méprise de l'oeil, qui ne s'expliquerait qu'avec la teinte indécise d'un bleu turquoise, par exemple.
2» La toque de Henri H porte, sur le premier, un petit pompon blanc; sur le second, c'est une plume blanche, d'après les textes et la gravure.
3° M. Jules Mannheim n'a pas relevé de signature sur l'émail de M. de Rothschild. Il est vrai que les auteurs n'en signalent pas non plus sur celui de M. Roux; mais le graveur qui reproduit ce dernier portrait, le marque en bas sur la tablette, à droite, du monogramme très distinct L.L, ayant bien l'aspect du chiffre habituel à Léonard. Peut-on aiïirmer, de prime abord, que cette signature est le fait d'une invention purement gratuite de la part de l'artiste ? Evidemment non.
Nous avouons qu'une reproduction photographique, prise en 1868, si elle existait, aiderait probablement à résoudre la difficulté d'une façon définitive, car son caractère de fidélité serait indiscutable, tandis que la main du graveur peut, sciemment ou non, se laisser aller à des erreurs ou à des complaisances. Malheureusement, il n'existe, croyons-nous, que cette gravure du Henri II, vendu en 1868, avec la collection Roux.
Quoi qu'il en soit, nous prions M. Mannheim d'agréer ici nos remerciements pour l'obligeance qu'il a mise à nous seconder dans la recherche de la solution de ce problème, et nous reconnaissons que le portrait d'Henri II possédé par M. le baron Alphonse de Rothschild, s'il n'est pas le même que celui de M. Roux, disparu depuis 1868, doit en être une réplique à peu près exacte, peinte d'après le même carton, et de dimensions presque identiques.
On peut voir, au cours de notre ouvrage, que cet exemple de la répétition d'un même sujet n'est pas unique.
Iconographie. — Nous ne connaissons pas de reproduction ; mais la gravure indiquée du portrait de l'ancienne collection Roux peut donner