‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 24 sur 331 · Signé avec la date de · texte numérisé non relu

Signé avec la date de

(Collection de M. le baron Edmond de Rothschild. — Voir noire reproduction.)

15. Réplique agrandie du portrait rectangulaire n^ 18. (Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.)

N'^ 16. Provient de l'ancienne collection Danby Seymour. Exposé en 1878.

(Collection de M. le baron Gustave de Rothschild. — Voir notre reproduction.)

17. Exposé, en 1878 en même temps que le précédent. (Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.)

Deux portraits rectangulaires en hauteur.

N° 18. Signé, avec la date de 1552; même modèle que pour le 11° 15.

(Collection de M. le baron Gustave de Rothschild.) N° 19. Ni signé, ni daté; figure jeune.

(Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.)

Quatre portraits rectangulaires en largeur.

N'^ 20. Ni signé, ni daté ; la reine entre deux personnages inconnus. Entré au Louvre en 1824.

N*^ 21. Non signé, mais daté de 1574. La reine Catherine en Yénus.

N° 22. Ni signé, ni daté. La reine Catherine en Junon. N*" 23. Signé et daté de 1573. La reine Catherine en Cérès.

Un p 0 rtra it c irc i i la ire .

N*" 24. Signé, avec la date de 1553. Médaillon d'un des tableaux votifs de la Sainte-Chapelle, dont la plaque centrale offre la Résurrection (au Louvre).

Un petit portrait ovale.

N*' 25. Ni signé, ni daté. Appartient au musée de Limoges.

Un portrait dont la forme n'est pas indiquée. N° 26. Non signé, mais daté de 1555.

Un portrait pris dans un ensemble.

N° 27. Plat ovale. Festin allégorique des dieux : signé, avec la date de 1555. La reine Catherine de Médicis est à la gauche du roi Henri IL

M. J. Labarte, dans sa Description des Objets d'art qui composent la collection Debruge-Duménil (Paris, Didron, 1847, in- 8. Introduction historique, p. 183), inscrit parmi les principaux chefs-d'œuvre de Léonard Limosin, le portrait de « Catherine de Médicis en deuil de Henri II, du musée de Cluny ».

Le musée de Cluny n'a jamais possédé, comme en fait foi la sérié des Catalogues de cet établissement, dès son origine, d'autre portrait en émail de Catherine de Médicis, que celui qui est inscrit au Catalogue édité en 1883, sous le n° 4580 : « Triptyque. Cabinet de deuil, aux chiflres et attributs du roi Henri H et de la reine Catherine

CATHERINE DE MÉDICIS (no 14)

Collection de M. le baron Edmond de Rothschild.

de Médicis, xvie siècle. » On le retrouve au catalogue du même musce, édité en 1849, sous le n" 1009, avec la même attribution au xvr siècle. M. Alfred Darcel pendant qu'il était directeur du Musée, avait fait apposer devant cet émail une étiquette qui l'attribuait à Pape. C'est donc forcément cette pièce qui est visée ici par M. Labarte, et c'est sans doute sur la foi de M. de Laborde, qui pense que cet émail doit être l'œuvre d'un anonyme contemporain de Léonard et qu'il classe à sa suite (iVo^ice, 1857, p. 204), qu'il aura cru pouvoir reconnaître Léonard Limosinpour son auteur.

Cette attribution n'a été admise par personne, et il est certain que le triptyque en question n'offre aucun des caractères qui pourraient permettre de supposer, de près ou de loin, qu'il a été exécuté par Léonard Limosin.

Il n'y a donc pas lieu de faire figurer ici les documents relatifs à ce portrait de Catherine de Médicis. On les trouvera dans notre ouvrage en préparation : L'Œuvre des peintres émailleurs de Limoges^ au chapitre de Martin Didier Pape.

On peut voir une reproduction de ce tableau dans VHistoire de V Orfèvrerie^ par M. G. Havard, Paris, 1896.

A. — p. 3:21. — Léonard Limosin est représenté par de magnifiques exemplaires, en tète desquels il convient de placer les cinq portraits, dont celui de Catherine de Médicis, à M. de Rothschild.

Exposition universelle de 1889. Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro. La Renaissance, par Alfred Darcel. [Gazette des Beaux- Arts. Liv. du l^'' septembre 1889.)

N. D. A. — Voir Exp. Univ., 1889. Les Beaux-Arts et les arts décoratifs. Paris, Journal Le Temps, page 558. Même texte.

B. — P. 129. — Peintre émailleur et valet de chambre des rois Henri II et François II, il fut amené, à une époque où l'on avait la manie du portrait en peinture, en bronze, en cire, au crayon, à pourlraire tous les personnages quelque peu marquants de la cour des Valois, et plusieurs fois les mêmes.

Ainsi, voici Catherine de Médicis, en 1568, au baron Edmond de Rothschild, la même qu'il représenta en Vénus, en 1574, dernière date qu'on observe sur ses émaux.

LArl, 1889. 2<^ vol. — L'Exposition rétrospective d'objets d'art français au Trocadéro, par M. Jules Mannheim.

C. — N° 1076. — Plaque ovale. — Portrait de Catherine de Médicis (1563). Léonard Limosin.

La reine est de trois quarts à gauche, coiffée d'un touret garni de perles d'où tombe en arrière une coiffe de velours noir. Elle est • 3

vêtue d'une robe à corsage carré, en brocart d'or sur noir, bordée d'un double G combiné avec l'H sur le devant du corsage. Un réseau de perles attaché par des pierres couvre ses épaules ; un carcan orné de son chiffre et de celui du roi en or, d'où pend une perle, orne son cou, et un collier de perles placé au bas de ses épaules est relevé au milieu du corsage. Une tablette verte interrompt le buste.

Sur le fond bleu, à gauche, la signature : Léonard Limosin, 1563. — Bordure de bois doré encadrant des émaux d'ornement.

(M. le baron Edmond de Rothschild.)

Catalogue de V Exposition rétrospective de fart français au Trocadéro en 1889.

N. D. A. — Dans la date donnée ci-dessus, il faut lire 4568, au lieu de 1563, faute d'impression, car cette pièce s'identifie avec celle qui a paru à l'exposition des Alsaciens-Lorrains sous le n° 15 de la salle 8, à l'Histoire du travail, n° 2920, et au Musée rétrospectif, n° 2458. Voir ces descriptions ci-dessous.

Le dessin original ayant servi de carton à cet émail appartient à M. Courajod, chez lequel nous avons pu le consulter. (V. Les port^^aits au a^ayon de M. H. Bouchot. Paris, 1884, p. 321, et nos notes à larticle iconographique ci-dessous.)

D. — No 15. — Email de Limoges. Médaillon ovale : Catherine de Médicis en riche costume, avec le monogramme de cette princesse et celui de Henri IL II est signé Léonard Limosin, 1568.

(Collection de M°^^ la baronne James de Rothschild.)

Catalogue de l'Exposition en faveur des Alsaciens-Lorrains demeurés français, 1874. Salle 8.

E. — N° 2920. — Grande plaque ovale, Portrait de Catherine de Médicis. Signée Léonard Limosin, 1568. — (Emaux peints. — Léonard Limosin.)

(Baron James de Rothschild.)

Exposition universelle de 1867 à Catalogue général. Histoire du

Travail. (E. Dentu, éditeur, in-j8.}

F. — P. 98. — Portrait de Catherine de Médicis. Email de L. Limosin, xvi*^ siècle.

Hauteur de l'original, 71 centimètres. — I^argeur, 58 centimètres (avec la monture).

(Collection de M. le baron James de Rothschild.)

Des trois portraits de Catherine de Médicis qui faisaient partie de l'Exposition de l'Histoire du travail, deux surtout étaient intéressants à comparer. C'était celui de la reine de France encore pourvue de tous les charmes de la jeunesse, lequel appartient à M. le baron Alphonse de Rothschild, et celui-ci que possède M. le baron James.

Catherine de Médicis avait quarante-neuf ans lorsque Léonard Limosin peignit ce portrait en 1568, ainsi que l'indique la signature placée sous le bras droit, et déjà s'accentue le type que les peintres reproduiront à l'envi dans les scènes où interviendra « l'astucieuse Florentine ».

Bien que Henri II fût mort depuis neuf années déjà, elle n'avait point encore quitté le costume de veuve et son habillement blanc et noir est comme le commentaire de sa devise : « Ardorem extincta testantur mvere flamma » qui entoure des flammes s'échappant d'un monceau de cendres.

On remarquera la composition du « carquan » qui serre le cou de la reine et de l'ornement qui borde le corsage de sa robe. Il ne peut être ici question que du C de Catherine allié à l'H de Henri II ; et cette alliance incontestable en ce portrait, si l'on se reporte à la date où ce dernier fut exécuté, ainsi qu'à la personne dont elle accompagne l'image, explique la vraie signification du monogramme si fréquent sur les monuments de la Renaissance. Quant au reste du costume, il est le môme que sur les portraits des Janet et de leur école, dont les crayons doivent avoir servi de modèles aux émailleurs limousins, ainsi que le prouve celui du connétable Anne de Montmorency, possédé par le musée de Limoges, et d'après lequel a été exécuté le bel émail du musée du Louvre.

Une autre preuve ressort, en outre, de la sincérité naïve et de la légèreté d'exécution de tous ces portraits qui, plus que les grisailles, méritent le nom de peintures sur émail. Le modelé, en effet, y est obtenu au moyen d'un pointillé ou de hachures de bistre roux déposés au pinceau sur le fond blanc des carnations. Seule la prunelle bleu clair des yeux est exprimée en émail coloré. Il en est de même des cheveux blonds, mais encore ceuxci sont-ils redessinés avec une couleur plus foncée. Les détails du costume sont également exécutés au pinceau, qui s'est promené sur le fond noir de la robe pour le lampasser de capricieuses arabesques d'or.

Une belle bordure de bois doré, sertissant des plaques d'émail exécutées en grisaille, encadre l'ovale de ce portrait ; imitation de

celle que l'on voit autour du portrait du Connétable dont nous parlions plus haut, et des portraits de quelques personnes royales du xvi^ siècle que possède M. Danby Seymour, qui les avait exposés d'abord à Manchester, puis au musée de South Kensington.

Alfred Darcel.

Les collections célèbres d'oeuvres d'art, par Edouard Lièvre. Emaillerie. Paris, 1866, in-fol.

G. — 2458. — Grande plaque ovale. Portrait de Catherine de Médicis, en buste de trois quarts à gauche, en riche costume du xvi^ siècle. Coiffure et guimpe ornée de perles; l'H et le double C, sur le bord de sa robe lampassée d'or. Signé Léonard Limousin, 1568. Emaux colorés sur fond bleu. Monture moderne en émaux et en bois doré. Léonard Limousin. Limoges, 1568.

(M. le baron James de Rothschild.)

Catalogue des objets d'art exposés au Musée rétrospectif. Paris, 1865.

H. — P. 1. — La découverte d'une œuvre capitale de Léonard nous permet de remplir, dans l'année 1568, la lacune que nous déplorions après avoir démontré l'activité et la vie laborieuse de cet artiste.

On lit, en effet, dans le Constitutionnel du 10 mars 1856 : « Portrait de Catherine de Médicis, haut de 46 centimètres, large de 32. Buste sur fond d'azur, vu de trois quarts, richement paré. Les cheveux châtains, relevés par des bandeaux de perles et de pierreries ; pendants d'oreilles blancs, et perles nombreuses de la parure ressortant avec éclat sur le voile noir tombant de sa tête. Une guimpe transparente, formée de petites perles, réseau à larges mailles, dont chaque nœud porte un diamant, couvre le cou et les épaules. Le corsage de la robe est en velours noir brodé d'arabesques d'or larges et gracieuses sur la poitrine ; guirlandes de perles, dont une est très grosse, entourant une plaque de pierres étincelantes. Le haut de l'ouverture des manches collantes est garni d'une ligne de grosses perles. Ces manches sont aussi richement brodées que le corsage. Le nom de Léonard Limosin est écrit en lettres d'or sur l'émail entre le corsage et le bras droit. La bordure supérieure de ce corsage et le collier tout entier sont formés d'une série continue de H et de G d'or, initiales de Henri II et de Catherine de Médicis, entrelacés symétriquement. Le G est dans l'intérieur du H, appliqué au jambage de

droite; un autre C, par symétrie, touche à l'autre jambage. Ces deux G sont dos à dos, et se croisent un peu : ils ressemblent à des D, ce qui les a fait prendre pour l'initiale de Diane de Poitiers, qui ne vivait plus, ainsi que Henri II, l'an 1568, date placée à côté du nom de Léonard Limosin. »

Cet émailleur a fait les C plus petits que les H, afin qu'on ne les prît pas pour des D. Catherine ne se serait pas parée du chiffre de Diane, et notre Léonard n'a pas voulu placer sur son cœur un signe qui rappelât celle qui lui avait disputé le cœur de son royal époux.

Cet émail a été retrouvé au château de Beaumont-sur-Vingeanne, appartenant à Gaspard de Tavannes, que Catherine donna pour conseil au duc d'Anjou, nommé lieutenant général du royaume, l'an 1568. M. de Saint-Pierre de Beaumont en est le propriétaire.

M. Rossignol, archiviste du département de la Côte-d'Or, suppose que Catherine donna ce portrait à Tavannes après la victoire de Saint-Denis et la paix de Longjumeau ; il ajoute qu'il a dû être fait en 1568, pendant les six mois que dura cette petite paix.

Emailleurs limousins. Les Limosin, par Maurice Ardant, 1859. (Extrait diXxBull. de la Soc. arch. et hist. du Limousin, t. IX.)

Iconographie. — M. le baron Edmond de Rothschild nous a fait l'honneur de nous autoriser à faire photographier chez lui son beau portrait de Catherine de Médicis. Nous le reproduisons ici.

Reproduction dans VArt de r Email de Limoges, par A. Meyer. Paris. H. Laurens, s. d. (1896), in-8°,p. 128, pl. VIII. Il n'y a pas d'autre texte que la légende ci-dessous : « Portrait de Catherine de Médicis. Email de Léonard Limosin. Musée du Louvre. »

Il est à peine besoin de signaler l'erreur commise dans l'indication de la collection à laquelle appartient ce portrait. Au lieu de « Musée du Louvre > il faut lire : « Collection de M. le baron Edmond de Rothschild. »

Eau-forte, dans les Collections célèbres d'oeuvres d'art, par Edouard Lièvre, pl. 98. Paris, 1866, in-fol.

A rapprocher du no III du Recueil de portraits originaux au crayon, du XVI^ siècle, appartenant à L. Courajod. On y retrouve bien la même physionomie.

M. H. Bouchot, dans Les Portraits aux crayons, p. 321, constate cette même analogie entre l'émail et le dessin de M. Courajod. Il ajoute {Ibid., p. 38, note 1) : « M. Courajod, à l'obligeance duquel nous devons d'avoir pu étudier à fond ce recueil intéressant, a publié une notice sur un émail de L. Limosin copié sur un des dessins de son album (Voir notre n^ 125). Nous signalerons un autre émail de Limosin, également copié sur un portrait de

Catherine de Médicis du même album. Cet émail appartient à M. James de Rothschild, et nous parait plus sûrement copié sur le type de l'album que ne l'était celui du Rhingrave (n^ 125) cité par M. Courajod. »

A. — Léonard Limosin, année 1556. — Grand médaillon ovale polychrome. — Portrait de Catherine de Médicis, reine de France, épouse de Henri II, 1519 f 1589. A droite, à la partie inférieure, le& initiales L. L. et la date 1556. Elle est représentée presque de face, le visage légèrement tourné vers l'épaule droite, en buste, cheveux blonds, coiffe blanche à perles et avec voile noir derrière la tète, corsage blanc orné d'un collier et de pendentifs de perles et avec larges bandes noires semées de croisettes blanches sur chaque épaule et le long du corsage ; fond bleu.

Grand diamètre, 440 millimètres. — Petit diamètre, 300 millimètres.

Le cadre est inspiré de celui du portrait de Montmorency, du Louvre ; la figure allégorique de droite et les mascarons sont anciens, le reste est restauré ou moderne.

(Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.) Communication de M. Jules Mannheim, janvier 1897.

B. — Enfin la collection Rothschild possède deux portraits de Catherine veuve, également de la main de L. Limosin; sans parler des portraits contenus dans les autres collections d'amateurs de

MÉDIGIS

Paris et de la province (provenant sans doute du Cabinet des émaux de Catherine de Médicis à Fontainebleau).

Inventaire des meubles de Catherine de Médicis en 1389, par Edmond BONNAFFE. — Paris, 1874.

N. D. A. — La famille de Rothschild possède trois portraits de Catherine de Médicis dite yeuve, n°'14, 15 et 18. Sur ces deux derniers, il est certain que le costume noir, parsemé de croisettes blanches que porte la reine, peut être aisément pris pour un vêtement de deuil. Mais, pour ne parler ici que du portrait qui nous occupe, la date de 1556, antérieure à la mort de Henri II, devrait faire rejeter cette interprétation. Toutefois, on remarquera que cette date de 1556 ne se trouve mentionnée qu'au seul texte classé sous la lettre A.

C. — N*^ 2908. — Grande plaque ovale. Portrait de Catherine de Médicis, femme de Henri II. Emaux colorés, signés L. L. (Emaux peints. Léonard Limosin.)

(Baron James de Rothschild.)

Exposition universelle de 1867 à Paris. Catalogue général. Histoire du Travail. (E. Dentu, éditeur, in-18.)

D. — N*' i2489. — Grande plaque ovale. — Portrait de Catherine de Médicis, en costume de veuve, réplique agrandie du n"^ 2,455. Signé L. L. Grisaille en partie coloriée. Entourage en émail moderne et en bois sculpté.

Léonard Limosin, Limoges.

(M. le baron A. de Rothschild.) Catalogue des objets d'art exposés au Musée rétrospectif. VdiVis^ 1865.

N. D. A. — Il faut lire, pour le numéro du Musée rétrospectif cité ici, 2456 au lieu de 2455, car c'est sous ce n" 2456 qu'on trouve le petit portrait (notre n^ 18) qui a été exécuté sur le même modèle que celui-ci.

Les catalogues des Expositions de 1867, de 1865, et de la vente Bernai, dont les textes sont ici groupés sous un même numéro indiquent, comme possesseur, un membre de la famille de Rothschild, mais avec trois prénoms différents. S'ensuitil qu'il faille voir dans ces trois descriptions, trois pièces d'émail distinctes ? On s'exposerait sans doute par là à grossir, outre mesure, le total de l'œuvre de Léonard. Nous avons préféré les identifier, sans accorder plus d'importance qu'il ne convient à ces divergences entre les prénoms des possesseurs indiqués. En effet, d'après les textes, les trois portraits portent à peu près le même monogramme et ont la même forme ; les trois descriptions ne se contredisent pas.

En outre, il faut tenir compte, comme l'a fait observer M. Darcel, de ce que l'Exposition de 1867 n'a guère été, au point de vue des émaux peints, qu'une réédition de l'Exposition rétrospective de 1865, ce qui explique l'apparition d'une même pièce à ces deux dates rapprochées, comme on pourra souvent le constater dans ce travail. D'autre part, si l'on veut bien comparer les textes relatifs à la pièce dont nous nous occupons, avec ceux de nos numéros 16 et 14, représentant les seuls portraits qui auraient pu, de prime abord, se confondre avec celui-ci, on verra qu'ils s'en distinguent en ce que le n" 16 est à fond vert et sans signature, et que le n° 14 a figuré à la même Exposition que celui-ci en 1865.

E. — N*^ 1544. — Grand portrait ovale en hauteur de Catherine de Médicis, en couleurs ; une lettre L. se voit sur le côté droit près de la manche.

457 millimètres sur 304 millimètres.

Catalogne de la collection Bernai. (Vente le 5 mars 1855, à Londres.)

N. D. A. — Voir A guide to the Knowledge of pottery, comprising an illustrated catalogue of tlie Bernai collection witfi tlie priées at wliich they were sold hy auction, and the names of the présent possessors... by Henry G. Bofin. London, 1862. On y trouve, page 161, sous le n° 1 544, le même texte descriptif que cidessus, avec la mention de l'adjudication pour « 420 1. au baron Gustave de Rothschild (10 500 francs) », et cette note : « Les cmaux de cette dimension sont très rares. »

Iconographie. — Nous ne connaissons pas de reproduction.

Toutefois, celles du portrait classé sous notre n*^ 18 fournissent implicitement une reproduction du portrait ici décrit, puisque le n^ 15 est une réplique agrandie du n° 18.

A. — Grande plaque ovale. — Portrait de Catherine de Médicis, par Léonard Limosin, remarquable plaque à fond d'un ton vert superbe. La reine est vue de trois quarts à gauche ; elle porte une coiffure ornée de perles, et une guimpe montante également garnie d'un réseau de perles et de joyaux et retenue par un riche collier.

La robe noire brodée est ornée des deux chiffres H. et C.

Le buste repose sur une balustrade verte glacée sur blanc.

Hauteur, 440 millimètres. — Largeur, 320 millimètres.

Cadre dans le genre de celui du Connétable de Montmorency, au musée du Louvre.

(Collection de M. le baron Gustave de Rothschild.) Communication de M. Alfred André, février 1897.

Collection de M. le baron Gustave de Rothschild.

N. D, A. — La bande verte est placée de biais, au bas du buste. Le fond vert est cerné d une bordure noir bleu. L'émail ne porte ni date ni signature, mais seulement une vieille étiquette au revers, indiquant qu'il provenait de la collection de lord Seymour.

B. — P. 164. — Comment avec un procédé aussi capricieux, aussi chanceux et délicat, pouvoir obtenir une ressemblance parfaite? C'est pourtant un point important dans un portrait. Léonard a eu presque toujours assez d'habileté pour s'en tirer à son honneur, et la confrontation avec les peintures ou les crayons contemporains ne laisse généralement aucun doute sur l'identité du personnage représenté; rarement l'émailleur ne parvient à donner à son personnage quim aiî' de famille. Catherine de Médicis avec ses pommettes saillantes, sa bouche charnue et sensuelle et son menton fuyant, est aussi exacte que possible (voir la reproduction).

Revue universelle illustrée, t. I, 1888. — Léonard Limosin, peititre de portraits, par M. Emile Molinier.

N. D. A. — L'article de M. Molinier ne vise pas un portrait déterminé de Catherine, mais comme il est accompagné de la reproduction de celui qui provient de l'ancienne collection Danby Seymour, nous avons cru devoir placer ici cet extrait.

G. — P. 47. — Le musée de Kensington possède les portraits de Catherine de Médicis, d'Elisabeth de France, fille d'Henri II, de Marguerite de Valois, sœur de François P'", de Jacques Amyot, du cardinal de Lorraine, de Louis de Lorraine, cardinal de Guise, et d'Anne d'Esté, duchesse de Guise.

Histoire du portrait en France, par Marquet de Vasselot. Paris, 1880, in-8°.

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