MONTMORENCY
adonner à son personnage qu'un air de fainiUe. Son Montmorency, qu'il faut toujours citer, car c'est un chef-d'œuvre, est bien conforme à la médaille, et l'on y retrouve bien l'homme terne et assez nul dont l'histoire nous a transmis la physionomie morale.
Bévue Universelle illustrée^ t. I, 1888. — Léonard Limosin^ peintre de portraits, par M, Emile Molinier.
F. — P. 141. — Bien qu'il fût un dessinateur fort habile, nous ne croyons pas que L. Limosin ait exécuté en émail beaucoup de ses propres compositions.
Quant à ses portraits, nous savons que le Musée de Limoges conserve le carton de celui du connétable de Montmorency possédé par le Louvre (n^« D. 330 à 338).
A. Darcel. Notice des émaux du Louvre. 1883.
G. — N"^ D. 330 à 338. — Tableau en forme de cuir découpé, composé de neuf plaques d'émail montées en bois doré. 1556.
Hauteur, 120 millimètres. — Largeur, 560 millimètres.
Une plaque centrale ovale est accompagnée de huit plaques de formes irrégulières formant encadrement.
330. — Portrait de Anne de Montmorency (h. 0,430, 1. 0,320), connétable de France, à l'âge de soixante-trois ans (1). Le connétable est représenté en buste, de trois quarts à gauche, cheveux et barbe grisonnants, coiffé d'une toque plate ornée d'une médaille et de points d'or. Son justaucorps est fermé sur la poitrine par un rang de petits boutons et galonné en noir autour de l'ouverture du col,
(1) Le crayon de ce portrait existe au musée de Limoges. (M. Ahd.vnt. Léonard Limosin, p. 14.)