MONTMORENCY
Anne de Montmorency, appartient au Louvre. Ce portrait est du reste un des plus beaux qu'ait peints Léonard Limosin.
LÉmaillerie (Bibl. des Merveilles), par M. E. MoliiMER, 1891.
C. — P. 29. — Je signalerai particulièrement à votre attention au milieu de toutes les richesses de la galerie d'Apollon le magnifique émail de Léonard Limosin, n*^ 282 du catalogue, qui ne contient pas moins de 23 plaques d'émail réunies dans une même monture, ainsi que le n*^ 330, un portrait remarquable d'Anne de Montmorency.
Enseignement professionnel. — Conférence sur Vargile, le verre, les émaux, par M. Guilbert Martin. Paris, Capiomont et 1888, in- 12.
D. — P. 54. — En terminant l'article relatif à Léonard Limosin, nous rappellerons que nous possédions à l'Exposition le dessin au crayon d'après lequel a été exécuté, par Léonard, le splendide portrait en émail du connétable Anne de Montmorency, catalogué au Louvre sous le n° D. 330. Ce carton avait été acheté autrefois à Limoges chez un fripier par M. Maurice Ardant, qui le céda au Musée. Il est aujourd'hui à notre Ecole nationale de Limoges (exposé au Musée).
Exposition rétrospective de Limoges, en 1886. — Les émaux p)eints, par L. BouRDERY. Limoges, 1888.
E. — P. 164. — Le nombre des portraits exécutés par Léonard est très grand. Faisait-il lui-même les patrons de ses émaux ou bien se servait-il des dessins que des maîtres plus habiles ou plus en renom lui fournissaient? Il est probable qu'il a pratiqué les deux procédés. On sait qu'il était assez habile dessinateur: son tableau de l'Incrédulité de saint Thomas en fait foi et je ne serais pas éloigné de penser qu'il a lui-même tracé le modèle du portrait du connétable Anne de Montmorency qui se trouve à Limoges ; l'émail exécuté d'après ce crayon, possédé par le Louvre, prouve qu'il soigna tout particulièrement le portrait de ce personnage. Comment, avec un procédé aussi capricieux, aussi chanceux et délicat, pouvoir obtenir une ressemblance parfaite? C'est pourtant un point important dans un portrait. Léonard a eu presque toujours assez d'habileté pour s'en tirer à son honneur, et la confrontation avec les peintures ou les crayons contemporains ne laisse généralement aucun doute sur l'identité du personnage représenté; rarement l'émailleurne parvient