JEAN-PHILIPPE DE RHINGRAVE
quelle autorité, nomme ce personnage Jean-Philippe Rheingrave, colonel des Allemands au service de Henri II, chevalier de Saint- Michel en 1550 ; il nous a paru avoir une grande ressemblance avec un portrait désigné sous le nom de Louis II de la Trémoille, qui fait partie de la collection des crayons de la Bibliothèque nationale, tome P'', et se trouve reproduit dans le recueil de Gaignières, tome VIII, fol. 27. D'un autre côté, une répétition exacte de ce portrait, accompagné d'un portrait de femme qui lui fait pendant, fut trouvé à Cariât, près Aurillac, et comme les d'Armagnac ont occupé le château de Cariât jusqu'à la fin du xvi'^ siècle, on pourrait supposer que ce portrait nous offre les traits de quelque membre de cette puissante famille. J'ai parlé, page 176, de cette répétition.
Notice des émaux exposés au musée du Louvre, par M. de Laborde, 1852.
E. — N"^ 246. — Portrait de Jean-Philippe, comte palatin du Rhin, qui commandait les Allemands au service de France, sous ■ Henri II ; émail colorié de six pouces de grandeur.
La collection Rèvoil du Musée du Louvre, par L. Courajod. Caen, 1886.
Iconographie. — Reproduction dans Un émail de Léonard Limosin au musée du Louvre, par M. L. Courajod (Paris, Leroux, 1875) ; les dessins anciens qui ont pu servir de modèle pour l'émail, et d'après lesquels M. Courajod est parvenu à reconnaître le personnage représenté y sont aussi reproduits.
Photographie n" 2,520 en vente chez M. A. Giraudon, éditeur, 15, rue Bonaparte, Paris.
Le n° XXVII du précieux recueil de portraits originaux au crayon, du xvi^ siècle, appartenant à M. L. Courajod, montre le portrait de Rhingrave d'une analogie si frappante avec l'émail du Louvre qu'on pourrait croire qu'il lui a servi de carton. Il porte la légende : le conte de reyn[grave], que complète ainsi M. H. Bouchot: Jean-PhiUppe, comte de Rhingrave. (V. Les Portraits aux crayons, p. 321.)