JEAN-PHILIPPE DE RHINGRAVE
126. — RHINGRAVE (Jean-Philippe, baron de), h. o,I95 ; L. o,i45. []
A. — P. 217. — N° 22. — Plaque rectangulaire à émaux polychromes rehaussés d'or. Portrait de Jean-Philippe, comte de Rhingrave, colonel des reîtres au service de Henri II. (Email de Limoges.)
(M. Edouard André.)
Catalogue de V Exposition de VUnion centrale des Arts décoratifs. Paris,
B. — P. 24. — Peu après Nardon Pénicaud, un autre grand émailleur apparaît : Léonard Limosin aussi chef d'école et chef d'une famille d'émailleurs. Avec lui, l'art cesse de rester archaïque; il reçoit l'influence de l'école de Fontainebleau et, sans cesser jamais d'être Français dans ses émaux, il emprunte au Primatice les grâces de l'Italie. Il est vif de couleur, il rehausse souvent ses émaux de paillons, comme dans ceux de la Sainte-Chapelle ; il invente le portrait en émail et nous laisse toute cette belle collection de grands personnages de la Renaissance.
Voyez le portrait du Rhingrave et de la reine Louise de Savoie, — à M. André, — et bien d'autres encore. Les tons sont nets, puissants et les chairs relevées de pointillé de bistre mis au pinceau. C'est certes là un grand maître et un grand talent.
Le Musée rétrospectif du métal, à TExposition de l'Union centrale des Beaux-Arts (1880), par Germain Bapst. (Extrait de la Revue des arts décoratifs. Paris, Quantin, 1881, in-4.)
C. — P. 67. — Portrait d'homme qu'on a supposé être Emmanuel- Philibert de Savoie; mais un dessin du temps, qui figure dans un recueil appartenant à M. Courajod, et qui porte une précieuse indication, permet d'affirmer que c'est le portrait du Ringrave, colonel de lansquenets de Henri II. Email de Léonard Limousin, xvi^ siècle.
(1. M. Edouard André.)
Union centrale des Beaux-Arts. — Catalogue de la sixième exposition [le Métal). Paris, 1880.
D. — Quant aux portraits de Léonard Limosin, qui sont nombreux à l'Exposition, ils sont surtout exécutés sur apprêt, les traits du visage et le modelé étant obtenus au pinceau et parfois par hachures.
Les plus remarquables de ces portraits sont ceux que M. L. Courajod a démontré représenter Jean Philippe, comte de Reingrave, colo-