‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 84 sur 331 · ÉLISABETH DE FRANGE · texte numérisé non relu

ÉLISABETH DE FRANGE

émaillée est légèrement concave avec un bord mouluré. Le fond est bleu et le bord est noir, orné de pierres de couleurs sur Tune desquelles est inscrit L. L. 1557, tandis que près de l'épaule gauche du personnage est écrit L. L. looô. La monture est semblable à celle du précédent, mais les plaques des coins sont entièrement noires, avec des tètes peintes en grisaille sur les bosses. Gravé dans Les Trésors dC art à Manchester, art du verre, planche 21. La plaque ovale a 0^,450 sur 0'",320 et la composition en entier a 0™,736 de hauteur.

Ce portrait a passé pour être celui d'Elisabeth de France, fille de Henri II, qui épousa en 1559 Philippe II d'Espagne, mais en somme, comme cette princesse n'était pas née avant 1545, elle n'aurait été âgée que de onze ans en 1556, et ne pouvait par conséquent être l'original du portrait.

H. Danby Seymour, Esq. M. P.

Catalogue of the spécial exhibilion of ivorks of art on loan at the South Kensington Muséum. Londres, juin 1862.

l. — P. 39. — C'est dans le même sentiment (celui des crayons de Glouet) que sont peints les cinq portraits que M. Danby Seymour a exposés, deux surtout, signés L. L. 1556, — L. L. 1557 (Léonard Limousin) ; ce sont ceux d'Elisabeth, fille de Henri H et première femme de Philippe II d'Espagne et de Marguerite de Savoie. Les trois autres, un peu plus montés de ton, sont indiqués comme étant ceux d'Amyot, de Diane de Poitiers, déjà un peu grasse et pourvue de deux mentons, et du cardinal de Lorraine, jeune, avec la barbe noire, l'œil bridé et la bouche pincée, souriant avec peine. Ces cinq portraits montés sur un cadre en bois doré affectant la forme d'un cartouche, accompagnés de figures en grisaille^ de mascarons et de chiffres, sont aussi beaux et aussi importants que celui du connétable de Montmorency du musée du Louvre.

Exposition de Manchester, 18o7, Les arts industriels au Moyen Age et à la Renaissance, 1858, par M. Alfred Darcel.

N. D, A. — Le portrait de Diane de Poitiers, cite à tort par M. Darcel, comme faisant partie des cinq grands portraits de M. Danby Seymour, doit être remplacé par celui de Catherine de Mcdicis (n" 16). La figure du personnage est pleine, en effet, et ornée déjà du double menton.

Quant à celui de 1557, appelé Marguerite de Savoie, il convient d'y reconnaître notre Jeanne d'Albret (n" 111). Les trois autres sont désignés exactement.

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