ÉLISABETH DE FRANCE
Elisabeth de France, dite Diane de Poitiers (n° 52), et Jeanne d'Albret, dite Marguerite de Valois [n° 111).
Le portrait de Jacques Amyot est entre les mains de M. le baron Alphonse de Rothschild, ainsi que celui de Jeanne d'Albret. Celui de Charles de Lorraine appartient aujourd'hui au Musée de South Kensington.
Nous venons d'établir que l'acquéreur du portrait d'Elisabeth de France, était M. le baron Gustave de Rothschild. C'est également ce dernier qui a acquis celui de Catherine de Médicis. Pour s'en convaincre, il suffira encore, comme pour le portrait d'Elisabeth de France, de comparer la reproduction de celui de Catherine de Médicis que nous donnons ici d'après l'émail de M. le baron Gustave de Rothschild, avec la photographie du portrait du même personnage, en vente au Musée de South Kensington, à Londres, prise sur l'émail de la collection Danby Seymour. L'identité du type d'après lequel ont été faites les deux reproductions est de toute évidence. D'ailleurs, en l'absence de cette photographie, la lecture de la description donnée par le catalogue de l'exposition de Kensington en 1862, faite en face de notre planche, en fournit une preuve suffisante.
Quant au dernier portrait de femme, celui de Jeanne d'Albret, dite aussi Marguerite de Valois, il fait aujourd'hui partie de la collection de M. le baron Alphonse de Rothschild, comme nous l'avons dit plus haut. On en trouve une très belle épreuve photographique au Musée de South Kensington, à Londres.
La plupart des auteurs ont donné le nom de Marguerite de Valois à la femme qui y est représentée, mais il paraît plus vraisemblable d"y voir Jeanne d'Albret, l'apôtre zélé de la Réforme, comme nous l'expliquons au sujet de cet émail.
Les cinq grands portraits, dont nous venons de nous occuper, après avoir été exposés côte à côte, par leur possesseur, en 1857, le sont encore, au Musée de South Kensington en 1862. Et si nous traitons ici collectivement la question d'identification relative à chacun d'eux, c'est afin d'établir une fois pour toutes l'histoire des pièces de premier ordre de la collection Danby Seymour, la plus ancienne où l'œuvre de Léonard Limosin ait été représenté magistralement. Sur les cinq principaux ouvrages qui la composaient, nous venons d'expliquer que quatre sont aujourd'hui rentrés en France.
C. — p. 164. — Gomment avec un procédé aussi capricieux, aussi chanceux et délicat, pouvoir obtenir une ressemblance parfaite ? C'est pourtant un point important dans un portrait. Léonard a eu presque toujours assez d'habileté pour s'en tirer à son honneur, et la confrontation avec les peintures ou les crayons contemporains ne laisse généralement aucun doute sur l'identité du personnage représenté ; rarement l'émailleur ne parvient à donner à son personnage qu'un ai?' de famille.
La Diane de Poitiers que nous voyons ici (voir la reproduction) dans un superbe émail de la collection de M. le baron Gustave de Rothschild, est bien la favorite assez médiocre sous le rapport physique, que nous représente une belle médaille contemporaine.
f(evue universelle illustrée, t. I, 1888. Léonard Limosin, peinlre de porlrails, par M. Emile Molinier.
N. D. A. — Nous venons d'expliquer comment il convient de voir sous le niom de Diane de Poitiers notre Elisabeth de France,
b2. ELISABETH DE FRANGE
D. — P. 991. — Parmi les plus remarquables de ces portraits, nous citerons dans la même collection Seillière et dans celle de M. le baron Gustave de Rothschild, cinq grands portraits d'apparat, où Catherine de Médicis est représentée deux fois. Leurs montures de bois doré encadrent aussi des plaques en grisaille représentant des figures allégoriques et des mascarons, qui complètent l'ensemble.
Gazette des Beaux-Arts, déc. 1878. Exposition de 1878. Emaux peints^ par M. A. Darcel.
N. D. A. — Ces cinq grands portraits d'apparat étaient ceux de Catherine de Médicis (n» 17) et de Louis de Gonzague (n" 121), appartenant à M. le baron Seillière; et de Catherine de Médicis (n» 16), Elisabeth de France (n" 52) et Diane de Poitiers (n" 39), appartenant à M. le baron Gustave de Rothschild.
E. — N. D. A. — Page 20. — Citation du portrait d'Elisabeth de France, fille de Henri II et femme de Philippe II d'Espagne, à M. le baron Gustave de Rothschild.
Exposition des Alsaciens-Lorrains, par Albert Jacquemart. Extrait de la Gazette des Beaux-Arts, juin, juillet, août 1874. Paris, Claye, 1874..
F. — Grand portrait d'Elisabeth de France, fille de Henri II, femme de Philippe II, roi d'Espagne, par Léonard Limosin.
Collection de M. le baron Gustave de Rothschild. Catalogue de VExp. des Alsaciens-Lorrains, 1874, vitr. 7, salle 8.
G. — P. 75. — On voyait, en 4862, à l'exposition du Muséum Kensington, le portrait d'Elisabeth de France, fille de Henri II, signé L. L. et daté de 1556 à droite et de 1557 à gauche.
Ces portraits de grande dimension sont ordinairement renfermés dans des cadres enrichis d'émaux.
(Ces cinq portraits appartiennent à M. H. Danby Seymour; ils sont compris au catalogue de cette exposition sous les n°* 1705 à 1709.)
Histoire des Arts Industriels au Moyen Age et à la Renaissance, par J. Labarte, 1866. Emaillerie.
H. — N^1706. — Grand portrait ovale d'une jeune dame représentée à mi-corps, tournée vers la gauche ; elle porte un vêtement blanc brodé d'or, une chemisette claire ouverte sur le devant, et un collier de perles et de pierreries ; ses yeux sont gris clair. La plaque