FRANÇOIS P
d'apôtres qu'aurait exécutée Léonard Limosin quelque temps après les émaux de Chartres. Les apôtres saint Paul et saint Thomas reproduisent exactement les plaques exposées aujourd'hui dans l'église Saint-Pierre; les têtes seules ont été changées. L'artiste, par une bizarrerie qui ne surprend pas lorsqu'on est familiarisé avec les habitudes de la cour de France au xvi'' siècle, a substitué les portraits de François 1" et de l'amiral Chabot aux têtes de fantaisie qu'il avait précédemment inventées. Le chiffre de Henri II et les croissants qui remplacent les F et la salamandre indiquent d'une façon positive que ces émaux furent copiés d'après les originaux destinés au château d'Anet.
Les douze apôtres de Chartres, par Alleaume et Duplessis, i865.
H. — P. 217. — La galerie d'Apollon au Louvre. — Pendant sa longue carrière, Léonard Limosin s'est essayé dans tous les genres, il a repris aux émailleurs du commencement du siècle le paillon, ou plutôt le clinquant dédaigné par Pénicaud III ; ses grands portraits de François \" en saint Thomas, de l'amiral Chabot en saint Paul et de Diane de Poitiers en Vénus (n°' 236, 237 et 242), légèrement colorés sur fond blanc, constituent une véritable innovation qui n'a pas reçu tout le développement qu'elle méritait; ses grisailles sur fond noir sont parfaites.
Le Cabinet de V Amateur, par Eug. Piot, 1861-1862. Paris, Didot, 1863, in-8°.
I. — N. D. A. — Voir dans Touvrage indiqué ci-dessous, tome II, page 117, citation du portrait de Henri II (pour François 1") en saint Thomas, par Léonard Limosin, au Louvre.
H. BoRDiER et Ed. Charton. Histoire de France. Paris, bureaux du Magasin pittoresque, 1860, in-4°.
J. — P. 9, t. P'. François P' . — On sait que Léonard Limousin fut émailleur en titre d'office de François P', et que plus que tout autre fabricant de l'époque, il avaitappliqué au portrait les procédés de son art. Un grand nombre d'effigies du roi durent sortir de son atelier; il en est trois au moins que nous pouvons citer ici : la première, exécutée probablement sur un carton composé par quelque décorateur de Fontainebleau, se voit au Musée du Louvre, et représente le roi en pied, à la barbe grise, sous le costume de saint Thomas. Dans les ornements qui circonscrivent la figure, se trouve le chiffre de Henri II.