FRANÇOIS I
sants enlacés sur un écusson circulaire, et des profils de satyres posés aux extrémités. Le milieu de chacun des montants est occupé par un médaillon ovale, en émail noir, sur lequel se découpe, en lettres argentées, le chiffre du roi Henri II. — (Ancienne collection n'^ ilii.)
Notice des émaux exposés au Musée du Louvre, par M. de Laborde,
M. — P. 171. — Il avait pris fantaisie au roi Fi'ancois 1", à la fin de son règne, de se faire peindre sous les traits de saint Thomas, et les seigneurs de sa cour sous la figure des autres apôtres. Ce caprice, qui sous l'influence de nos mœurs et dans la direction des idées actuelles semble peu respectueux, était admis si généralement en Italie que son introduction en France ne peut être taxée bien rigoureusement. Léonard peignit ces émaux en même temps que les précédents (les douze apôtres de Chartres), et également sur fond blanc, préludant ainsi, dès la première moitié du xvf siècle, aux Toutin et aux Petitot qui devaient, chose étrange, devenir les inventeurs de cette invention.
L'entourage de ces figures a été complété sous Henri II, parce que l'ensemble n'était pas terminé à la mort du roi son père, et j'ignore si la suite des douze apôtres fut achevée (1).
Ibid. Notice des émaux.
N. — P. 180. — Quand on examine avec soin les têtes des apôtres saint Thomas et saint Paul du musée du Louvre (n°^ l236et237), on reconnaît que Léonard n'avait pas seulement découvert le secret de fondre ses teintes, mais qu'il peignait sur pâte d'émail avec des couleurs aussi variées, aussi vraies, qu'aucun de ses successeurs du xvu° siècle. Il ne lui a manqué, pour développer ce genre d'émailminiature, que d'en avoir le temps, c'est-à-dire d'avoir épuisé la vogue des grands émaux à effet, et il Fépuisa si peu que sa vie active s'est consumée à les produire.
Ibid. Notice des émaux.
0. — P. i83. — (Introduction historique) Léonard a fait quelques émaux qui paraissent entièrement peints sur fond d'émail blanc et qui ont presque l'apparence d'une peinture sur majolica.
(1) Musée du Louvre, 236 et 237. Je lis, dans des papiers de M. Alexandre Lenoir, une note ainsi conçue : « N° 8 des Feuillantines : deux émaux exécutés par Léonard de Limoges d'après les dessins de Solario. » La provenance du dépôt des Feuillantines est plus certaine que le nom du peintre.