‹ Leonarda; préface de Maurice Bigeon. Une faillite; lettre-préface d'Ernest Tissot. Traduction d'Auguste MonnierChapitre 46 sur 52 · SCENE VITI · texte numérisé non relu

SCENE VITI

Les précédents, M" RERENT, JACOBSEN.

Ti^LDE. — Permettez-moi, maître Berent, de vous présenter le fiancé de ma fille, M. Sannsess !

M® BERENT. — Mes compliments les plus sincères sur votre choix, mademoiselle! Et laissez-moi vous souhaiter le bonheur, que vous méritez tous les deux.

VALBORG, bas à Sannœss, triomphante. — Tu vois, Sannsess!

JACOBSEN. — Moi, mademoiselle, je ne suis qu'un simple original, voyez-vous, mais je vous avouerai que, tel qu'il est là, n'est-ce pas, eh bien! il vous aime depuis le jour de sa confirmation... Avant, dame, il ne pouvait pas... Mais ce que je n'aurais jamais cru, c'est que vous auriez su le voir, l'apprécier... oh! ca, non!

(On rit.)

MADAME Ti.ELDE. — Pardou, mais il y a là quelqu'un qui me dit que le déjeuner refroidit, et...

SIGNE, à M® Berent. — Puis-je me permettre de vous conduire à table?

m" berent, lui offrant le bras. — Oh! mademoiselle, mais avec plaisir... Mais... nos fiancés d'abord !

VALBORG. — Sanriîiess!

SANN-Ess, lui offre le bras, et tout bas en marchant. — Oh! quand je pense que je vous ai là, à

mon bras !

(M' Bérent et Signe suivent, puis Jacobsen.)

ïi.ELDE, aide sa femme à marcher. — G'esl la, bénédiction du ciel, qui vient sur notre maison vois-tu?

MADAME Ti.îîLDE. — Oh ! Henning !

(Le rideau tombe.)

Page 1