‹ Léonide, drame en un acte, mêlée de chantsChapitre 11 sur 24 · SCÈNE VU. 2it · texte numérisé non relu

SCÈNE VU. 2it

FUÉDÉillC.

Lui?... non, certes... du inoins, mon père et mfi sœsir rainrjnienf... moi, je ne Tai jamais vu... mnl fi,,. (Lisant.) « Cette alliance ferait le malheur des-i vie !...» — Cet homme est fou!...

LÉO NIE

NoJiî... il a Pair sûr de ce qu'il (lit!... Voyez ; [E^^e lit.) M Je ne f)uis rien ajouter ici à ces paroles, mais il fallait, croyez-ie, le souveuîr de ma toncireamitié pour votre père... cl celui de tous les services qu'il m'a ren-f dus... pour soutenir mon courage!...»

FRÉDÉUIC.

Je vous dis que cet homme est fou!... ou quM se trompe... et quelle que soit sa pensée... cette lettre'... LÉo^ME, le retenanl^et repr'enant la lettre,

Frédéric !... arrêtez !... cette letlreestà voire sœur î... une erreur... cruelle, me Ta fait ouvrir... ai-je eu tort ou raison de vous la montrer, je Tignorej mais le secret iui en appartient... et, soit que Dieu ait voulu m'éprouver... ou m'avertir...

FUÉDÉniC.

Vous avertir! Mon Dieu, mais pardon... je suis fou à mon tour!... que m'importent tout ce qu'ils peuvent écrire... penser... rêver... que sais-je... que me fait à moi cette lettre?... vous voulez la montrera ma sœur?... montrez-la, pauvre âme craintive, pourqu'elie trouble aussi sa joie... comme elle a troublé la vôtre... la mienne !... Mais avant... Léonie, ma bien-aimée, ma femme... écoute la réponse que je lui fais!... Je t'aime de toutes les forces de mon âme !... Et ce malheur dont on menace notre avenir... et qui n'est (ju'un odieux et ridicule mensonge... je l'appellerais encore à moi, alors même que je pourrais y croire!... je le réclamerais comme mon bien le plus précieux, comme le premier besoin de ma vie !...

LÉONIE

Oh î parle!... parle, pour dissiper ces cruelles terreurs.

22 LÉONIE

FRÉDÉRIC

Dis plutôt (les chimères !...

LÉONIE

Es-tu bien sûr?... Ah ! mon Dieu !... voilà que noiis nous tutoyons!...

FRÉDÉRIC

C'était sans y penser...

LÉOME.

Frédéric!... {Après une pause,) Et pourtant, si qucl- <jue chose que nous ignorons...

FRÉnÉaic.

Léonie!... encore!...

LÉONiE, le regardant.

Ah! tenez... vous n'avez pas remarqué qnevousavez perdu... probablement en route, car vous l'auriez encore... la fleur que je vous ai donnée... {Avec mélancolie.) C'est un mauvais présage'... (Frédéric la tirantde son gilet la lui montre, — Avec joie.) Ah !... {Baissant les yeux ; après une pause.) Ah ! mou ami!... que cette lettre m'a fait mal î...

FRÉDÉRIC

Quelqu'un!... Venez au jardin un instant... cela vous remettra...

LÉOME. Oui, rejoignons-y ma mère...

Ud personnage nouveau, d'une soixantaine d'années, portant à son habit noir ta rosette d'officier de la Légion d'Honneur, est introduit du fond par un domestique. FRÉDÉRIC, s'éloignant avec Léonie, Quel est ce monsieur?

LÉONIE, avec indifférence.

Je rignore...

LE DOMESTIQUE, à mi-voix, OU pcrsounagc nouveau. Si monsieur veut... voici M.deMurey.

l'ikconnu, vivement.

Non, j'attendrai...

Il a descendu la scène; on s'est salué; le Domestique est sorti par la seconde travée de droite; Frédéric et Léonin par le fond à gauche.

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