A LUI-MÊME
Maintenant, tu vas te reposer pour toujours, ô mon cœur fatigué I Elle est morte, la dernière illusion que je croyais garder éternellement. Elle est morte, je le sens bien ; nous ne les referons plus, ces doux rêves, et je ne les désire plus. Repose-toi pour toujours. Tu n*as que trop palpité. Rien ici-bas ne mérite tes battements. Va, la terre n*est pas digne de nos soupirs. Amertume et tristesse, voilà la vie. Et rien d'autre. Le monde n'est que fange. Repose-toi maintenant. Désespère à
jamais. La destinée n*a fait à notre race qu'un don, la mort. La nature te méprise, la nature, ce pouvoir mystérieux qui décréta la mort universelle et rimmense vanité de toute chose.