NOTHOMB
H. DE Brouckere.
« — ç*e^i^f*£>-çr^-»
(Page 109.) INVASION HOLLANDAISE.
M, Van de Weyer me roi des Belges.
« Londres, 4 août iS'M.
a ... La nouvelle de cette brusque résolution du roi de Hollande parvint au cabinet anglais dans la soirée du 3, par une dépeclie de sir Charles Bagot, qui annonçait de La Haye qu'il tenait de bonne source que les troupes hollandaises se mettaient en mouvement. Le cabinet anglais y ajouta d*abord d'autant moins de foi, qu'elle était en contradiction avec deux faits récents, et quasi de la môme date, c'est-à-dire l'arrivée à Londres de M. Van Zuylen Van Nyevelt, et la remise faite par lui à la conférence des pleins pouvoirs les plus étendus, portant autorisation de discuter, signer et conclure un traité définitif de séparation entre la Belgique et la Hollande avec les cinq cours. Il a fallu l'arrivée des pièces officielles constatant la dénonciation de la suspension d'armes par le général Chassé, pièces que j'ai mises sous les yeux de lord Palmerston, pour le convaincre de la réalité de cette nouvelle, qui devait paraître incroyable. Le cabinet s'est aussitôt assemblé; et lord
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Diirliam, qii(; j';ii vu ce lu.-itin, iii';i rornmiiniqué coiifi(l(Mitiellemont que la première résolution du ronseil a été (renvoyer, ])}ir (lépôrlie télégraphique, l'ordre h l'amiral Codriiif^ton de se rendre avec sa flotte de Plymouth h Douvres. La chose m'a été confirmée ])ar lord Palmerston, qui calculait que l'amiral Codring-ton aurait opéré son mouvement pour dimanche ou lundi matin au plus tard. La conférence a été convoquée le môme jour, et la séance s'est prolong'ée jusque vers les neuf heures du soir, sans qu'on ait pris de résolution définitive, à ce que me dit lord Palmerston, que j'ai vu une heure après; son premier soin a été d'appeler dans son sein les deux commissaires hollandais, MM. Falk et Van Zuylen, et de leur demander des explications sur l'étrange conduite de leur souverain.— Les plénipotentiaires hollandais dirent pour toute réponse, qu'ils ignoraient les motifs qui avaient déterminé le roi, leur maître, à prendre ce parti ; et qu'ils n'étaient pas autorisés à donner aucune explication à cet égard.
« Il est certain que le gouvernement anglais est peu content de la conduite que tient le cabinet français, depuis Tavénement de Votre Majesté au trône de la Belgique. Après avoir vivement, et avec une apparente sincérité, coopéré à cet avènement, c'est de sa part aujourd'hui que naissent toutes les difficultés, tantôt sur la Confédération germanique, tantôt sur les forteresses ; et la dernière résolution de la France de ne reconnaître notre envoyé qu'après notre adhésion au démantèlement des places fortes, a singulièrement encouragé le roi de Hollande dans le parti qu'il vient de prendre.
« Deux heures du matin. — Je reçois à l'instant la lettre et les pièces que M. Lebeau m'adresse de Liège (où Votre Majesté se trouvait alors), ainsi que les trois lettres adressées aux lords Grey, Palmerston et Durham. Je n'attends pas qu'il fasse jour pour les leur faire parvenir; ils les recevront à l'heure même. »
(Page 118.