CONSPIRATION ORANGISTE
(Page 99.)
« * Le rai Léopold à M, Le Bon,
(Extrait.)
• Le 20 novembre 1841.
u .... Quand un gouvernement a, comme nous, les mains liées sur le dos, il n'y a pas de honte à l'avouer. H n'y a pas également nulle honte à réclamer le secours, le cas échéant.
de ses alliés, quand on est entièrement sur le pied de paix, et qu'on paye à un pays voisin la neuvième partie des revenus de l'État pour jouir de cette paix. J'ai quelque raison de croire que, si le complot avait réussi, le roi Guillaume aurait porté sa maison et la garnison qu'il a sous la main par bateaux à vapeur à Anvers. En y débarquant cinq à six mille hommes, ce qu'il pouvait faire dans les vingt-quatre heures, il était maître de la place, car l'Escaut n'est maintenant nullement défendu. Les moyens maritimes dont il dispose sont naturellement une force contre laquelle nous n'avons pas ombre de défense, et nous ne pouvons pas en pleine paix maintenir une garnison de dix à douze mille hommes à Anvers : c'est presque toute l'infanterie que nous avons.
« Le traité (') nous est bien nécessaire, et la France aussi ne peut compter sur de la tranquillité sur sa frontière du Nord qu'autant qu'elle fera ce traité. Rester comme nous sommes est matériellement impossible : ainsi si le traité ne se faisait pas, la France aurait à former une forte armée sur sa frontière, et en plus à se préparer à voir sortir de tout ce gâchis, à tout instant, des cas de grande guerre : le député trouverait cela peu amusant, avec les comptes à payer pour l'année dernière, etc. J'espère que nous terminerons notre grande œuvre heureusement et elle est sous votre direction
en de bonnes mains.
« Lp. »
(') Le traité (le commerce.
A.-R. Palck, ministre plénipotentiaire du roi des Pays-Bas près la cour de Bruxelles, à C.-J. Van Assen.
(Extrait.)
« Bruxelles, Î6 mars 1842.
H .... In het oranje-complot is 'er dan eîndelijk vonnis ende slag eeniglijk op V. d. Afeer en V. d. Sm. 1er houw gekomen. Ten onzen opzichte geloof ik gaarne dat de intentie der Belgische heeren steeds geweest is om aile schandaal te vermijden; maar nog zekerder ben ik van het ontbreken van aile wettige aanleiding tôt schandaal. Ailes heeft zich tôt praatjes bepaald, zoo onbeduidend, dat 'er in de pleidooijen noch pro noch contra van gerept is.
« Van waar het geld gekomen wezen moge was voor eenige weken eene vraag, die nu en dan met een bedenkelijk gezigt geopperd werd. Doch. zoo als de uitkomst bewezen heeft was het gespendeerde geenszins van dat belang, dat de gecondemneerden tôt andere middelen dan hunne eigene toevlucht ^ouden hebben moeten nemen. Des te zwaarder wijze zal 'er voor hen opgaan bij de voldoening der zeer hoog geloopene proceskosten. Onder de plerjdooijen wordt mij als het beste, sous le rapport du style, dat van den adv. Bartels aangeprezen ; maar tevens als een pronkstuk van insolentie tegcn al de magtigen van den dag, met Leopold te beginnen. Na het verwerpen der cassa tie zal deze met zijne gratie niet achterlijk zijn. — Stil is het hier overigens en de katholieke partij meer dan ooit overwichtig.... »
(Brieven van A, R. Falck, 1795-1843 (La Haye, 1861, p. 408).
382 APFENDICB.