‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 2 sur 59 · LA FAMILLE DE ROBERT · texte numérisé non relu

LA FAMILLE DE ROBERT

tenait à l’une de ces honnêtes, intelligentes et laborieuses familles d’horlogers dont l’industrie a rendu si prospères les hautes vallées du Jura neuchâtelois. Il avait deux frères, Alfred et Aurèle, dont il était l’aîné, et trois sœurs : l’une mourut à quatorze ans; l’autre épousa M. Huguenin, honorable négociant du pays, et la troisième resta fille pour se consacrer plus complètement aux siens. Le père de Robert était un habile ouvrier ; sa mère, une de ces femmes au caractère droit, sérieux, plein de tendresse et d’élévation, comme on en rencontre fréquemment dans ce pays où les vertus domestiques sont restées en honneur. C’est cette mère excellente qui exerça une influence décisive sur le jeune homme et qui lui inculqua de bonne heure ces principes sévères qui gouvernèrent sa vie. C’est à elle aussi qu’il dut une délicatesse de sentiment, une sensibilité profonde et presque maladive, une disposition à une sorte de tristesse et de rêverie, à la concentration, à une vie

Robert (sîc), sa femme, né le 13 mai, baptisé le Ier juin mil sept cent quatre-vingt-quatorze.

,« Parrain et marraine : Claude Robert avec Henriette Roulet sa femme, oncle et tante de l’enfant.

« Délivré conforme au registre, par moi, officier de l’état civil de et à la Chaux-de-Fonds, le 5 septembre 1874.

« Henri Hanni. »

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