CONCLUSION
perspicacité, une sûreté, qui dénotent un observateur de premier ordre ; de sorte que ses tableaux sont à la fois des œuvres d’art très-distinguées et des documents moraux dignes du plus grand intérêt. Chez Robert, en effet, l’homme, comme on a pu s’en convaincre par sa correspondance, est au moins l’égal du peintre, et l’élévation, le sérieux de son caractère prêtent à ses ouvrages une saveur et un cachet tout particuliers. A force de volonté, de patience, de labeur, et je dirai d’honnêteté, il a tiré un parti merveilleux de ses facultés pittoresques, et leur a fait rendre tout ce qu’elles pouvaient donner. C’est par là que Robert se distingue de tant d’autres artistes qui le surpassent par le génie, et il est l’exemple le plus frappant que je connaisse de ce que la conscience peut ajouter au talent.
TABLE
Avant-propos
Famille de Robert. — Son enfance. — Il étudie au collège de Porrentruy. — On le met en apprentissage de commerce à Yverdon. — Il part pour Paris et suit l’atelier de Girardet et celui de David. — La famille Girardet. — Lettres de Robert à ses parents. — Naissance du roi de Rome. — Opinion de David sur l’Académie. — Robert se prépare au concours pour le grand prix de gravure. — Séjour de Mme Robert à Paris. — Entrée des alliés à Paris. — Robert obtient le second prix. — Il grave le portrait de Mme David. — Séance de l’Institut pour le couronnement des lauréats. — Visite à David et à de Humboldt. . 5
Les Cent-Jours. — Robert lit Thucydide, Xénophon et Bossuet. — Visite de Napoléon à David. — Le champ de mai. — Retour des alliés. — Mort d’Ulysse Sandol, ami intime.de Robert. — Robert termine la gravure du portrait de Mme David. — Visite à M. de Humboldt. — Il envoie à ses parents des académies et des études. — David ayant été exilé, il reçoit quelques conseils de Gérard. — Il monte en loge pour la deuxième fois et pense à se faire naturaliser Français. — 11 est mis hors concours comme étranger. — Retour à la Chaux-de-Fonds. — Il y fait quelques portraits. — Liste de ses gravures. — Lettres à Brandt. — Aidé par MM. de Meuron et Roulet de Mczerac il part pour l’Italie. . G1
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David et la nouvelle école. — Voyage de Robert à travers la Suisse et lTtalie. — Il arrive à Rome. — Ses premières impressions. — Son opinion sur Michel-Ange, sur Raphaël et sur Poussin. — La Religieuse mourante. — Lettres à ses parents, àBrandtet à M. de Meuron. Relations avec Granet. — Brigands de Sonnino transportés à Rome et enfermés aux Ter mini. — Robert s’installe au milieu d’eux. — Transformation de sa manière. — Maria Grazia et Teresina. — Robert exécute : les Brigands dans une grotte; une Vieille disant la bonne aventure à une jeune fille de Sonnino ; Religieuses effrayées par des brigands qui envahissent leur couvent ; Pécheurs et Jeunes Filles de Vile de Procida, etc. — Voyage à Naples. — Études et croquis pour Corinne au cap Misène. — L'Improvisateur napolitain et autres tableaux. . . . 121
Succès des tableaux de genre de Robert et en particulier de ses Brigands. — Portrait de Robert. — Arrivée de son frère Aurèle à Rome.
— Robert traite quelques sujets gracieux. — Qualités et défauts de sa peinture. — Opinion de Gérard sur son talent. — Mort d’Alfred Robert.
— Séjour de Mme Robert à Rome. — Robert projette de personnifier
en quatre grandes compositions les saisons et les principales régions de lTtalie. — Le Retour de la fête de la Madone de l’arc. — Succès de ce tableau à l’Exposition de Paris. — Séjour de Robert à la Chaux-de- Fonds. — Mort de sa mère. — Il quitte la Chaux-de-Fonds pour revenir à Rome 189
Voyage de Robert par le Saint-Bernard, le val d’Aoste, Turin, Milan, Vérone, Padoue, Venise, Ferrare et Bologne. — Il retrouve son frère Aurèle
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à Rome et travaille au Jeune Grec aiguisant son poignard. — Ses opinions libérales à propos des persécutions exercées en Suisse contre les séparatistes. — Il se résout avec peine à la vente de la propriété des Éplatures. — Récit pittoresque de ses excursions dans les lieux où il veut placer la scène des Moissonneurs : Albano, Genzano, Velletri, Cisterna, Sermonetta, Sezze, Piperno, Fossa-Nuova, Sonnino et Terracine. — Il fait à son retour à Rome une esquisse peinte des Moissonneurs 240
Robert travaille aux Moissonneurs. — Il tente quelques ouvrages en grandeur naturelle, entre autres le Jeune Grec aiguisant son poignard et une tète de femme. — Il ne peint pas le nu. — Détails sur un tableau d’Aurèle Robert. — Pique-nique chez Robert avec Schnetz, Lemoyne, Horace Vernet, Bonnefonds, Roger, Orsel, Constantin, etc. — Il va passer quelque temps à Frascati et y fait son testament. — Il expose au Capitole son tableau des Moissonneurs avant de l’envoyer à Paris. — Description et jugement. — Enterrement d’un aîné de famille de paysans romains et autres ouvrages exposés au Salon de 1831. , . . . . 301
Robert quitte Rome pour se rendre à Paris. — Insurrection des Romagnes. — 11 rencontre à Terni Napoléon et Louis Bonaparte. — Il s’arrête à Florence et y termine 1’ Enterrement d’un aîné de famille de paysans romains. — Il s’occupe de son tableau des Vendanges. — Mort du prince Napoléon. — Relations de Robert avec la famille Bonaparte.
— Il s’oublie à Florence. — Son amour pour la princesse Charlotte. — II part brusquement pour Paris où il retrouve son frère Aurèle. — Succès des Moissonneurs. — Robert fait la connaissance personnelle de M. Marcotte. — Il commence la suite de lithographies publiées par Mme Delpech et par Rittner et Goupil. — Voyage à la Chaux-de-Fonds.
— Retour à Florence. — Idées de Robert sur le mariage. — Il part
pour Venise 348
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Robert à Venise. — Il entreprend son tableau du Carnaval. — Il visite les îles à la recherche dé types et de costumes. — Il modifie la composition de son tableau et y introduit quelques figures non travesties. — Il renonce au sujet du Carnaval et arrête le plan des Pécheurs de r Adriatique. — Il en fait, une esquisse et se remet au travail avec une ardeur fiévreuse. — Robert malade de corps et d’esprit. — Il fait une chute dans son atelier. — Description détaillée que Robert fait à ses sœurs de son projet définitif. — Il engage son frère Aurèle à venir le rejoindre à Venise . 398
Robert vit très-retiré â Venise. — Progrès de sa passion pour la princesse Charlotte. — Confidences à M. Marcotte sur ce sujet. — Le caractère de Robert s’assombrit de plus en plus. — Ses idées sur Dieu, sur le monde, sur l’éternité. — Il fait trois esquisses du Repos en Égypte. — Opinion d’Ingres sur cette composition. — Il continue au milieu de mille difficultés son tableau des Pêcheurs. — Son désespoir lorsqu’il le voit terminé. — Appréciation critique de cet ouvrage. — Les Pécheurs, d’abord exposés à Venise, arrivent trop tard à Paris pour paraître au Salon de 1835. — Robert écrit à son neveu une lettre sur les dangers de l’isolement. — Le Trou sans fond. — Mort de Robert. — Lettre d’Aurèle Robert à M. Marcotte. — Les Pécheurs exposés à Paris, à la mairie du IIe arrondissement, puis au Salon de 1836, avec deux jeunes Napolitaines se parant pour la danse et deux jeunes Suissesses caressant un chevreau. — Conclusion. 432
Paris. — J. Cl, a. y e, imprimeur, 7, rue Saint-Benoît. [ 1470 j
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