‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 7 sur 59 · PREMIERS TRAVAUX A PARIS · texte numérisé non relu

PREMIERS TRAVAUX A PARIS

Fonds et à Neuchâtel ne sont ni très-nombreux ni très-importants, et, par leur caractère, ils sont loin de faire pressentir le talent du peintre des Moissonneurs. Cependant, je l’avoue, j’éprouve un invincible attrait pour ces premiers efforts, ces premiers bégaiements de l’artiste; j'y cherche avec avidité des promesses qu’ils ne renferment souvent pas. Les riches portefeuilles de M. Aurèle Robert m’ont permis d’étudier les essais de son frère, et j’en veux dire au moins quelques mots. Chez Robert, le peintre a tellement effacé le graveur que ces travaux, dans ce genre en particulier, sont à peu près inconnus, et il me semble que je comblerai une lacune importante en donnant une nomenclature aussi complète que possible des principaux ouvrages peints, dessinés ou gravés qu’il a produits pendant ces années d’apprentissage.

Les études d’atelier faites à Paris par Léopold Robert qui existent encore appartiennent presque toutes à son frère, qui les conserve pieusement. Ce sont des ouvrages exécutés avec beaucoup de soin, de conscience, d’application, par un homme qui dessine déjà très-correctement et avec un sentiment du style ou tout au moins du caractère remarquable. Quelquesuns de ces dessins sont réellement très-bien et dépassent la moyenne; mais il faut cependant le dire :

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