‹ Leopold Robert, sa vie, ses œuvres et sa correspondanceChapitre 8 sur 18 · A LÉOPOLD ROBERT, SES AMIS ET COMPATRIOTES · texte numérisé non relu

A LÉOPOLD ROBERT, SES AMIS ET COMPATRIOTES

Sur les bords de l'Arno, à Florence, dans l'église de Santo-Spirito, non loin du palais Serristori, autrefois l'habitation de la jeune princesse Char-

(1) Saint-Christophe et l'île du couvent sont sur la route de Venise à la petite ville de Murano, où l'on fabrique les glaces, les perles, les verroteries, qui font, depuis des siècles, la célébrité de Venise. L'île de Saint-Christophe est de toutes parts enceinte de murailles pour fermer le cimetière , qui ne s'ouvre aux visiteurs que le dimanche. Un petit enclos, à l'un des angles, est réservé pour la sépulture de ceux qui ne professent pas le culte catholique , les Juifs exceptés, qui sont enterrés au Lido, petite île du bassin de Venise, autrement dit les Lagunes.

lotte, s'élève une chapelle funèbre, qu'elle a construite pour y déposer son mari. C'est là qu'en \ 839 elle est venue dormir à ses côtés du dernier sommeil (1); mais, avant de le rejoindre, elle avait plus d'une fois donné des pleurs amers au souvenir du grand artiste, de l'homme de bien dont le sentiment de famille était si délicat et si profond, dont la journée avait été si rude, dont les défauts même étaient si touchans!

Malheureux Léopold! tes sueurs et tes larmes avaient trop baigné le livre de ta vie pour ne pas effacer le sang de la dernière page !

(1) La princesse, se rendant de Florence à Gênes pour sa santé, est morte des suites d'une hémorragie, à Sarzane, en avril 1839.

Page 1