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PREMIER FASCICULE

Mémoire extrait des Annales de la Sociélé des Sciences naturelles, Arts et Belles-Leltres de Cannes. (Année 1875.)

GELECHIA ARISTOTELIS, Mill. Catal. raisonné, p. 324. (Sp. nov. PI. I, fig. 1 et 2.)

« Cette Gelechia, tout-à-fait nouvelle pour moi, » me mande notre savant microlépidoptérologiste, M. Stainton, de Londres, sera placée en tête du genre, puisque, par sa coupe d’ailes, elle a de grands rapports avec la Pinguinella, Tr.

Les quatre ailes de la Gel. Aristotelis sont allongées ; les supérieures rectangulaires et marquées ainsi : trois lignes de points noirs occupent la première moitié de l'aile, un petit trait blane, et un point également blanc s’appuient, chacun, à l’un des points noirs du milieu de l’aile. La ligne subterminale, en formé de triangle couché, est large, blanchâtre et empatée à la côte. Les ailes inférieures sont uniformément grises avec de longues franges. Les palpes sont jaunâtres ainsi que les pattes, ces dernières sont annelées de noirâtre. Les ailes sont en dessous d’un gris foncé et luisantes.

J'ai capturé cette Géléchie, pour la première fois, au com mencement d’août, à Berthemont-les-Bains. Cette année(1875) je lai retrouvée à Thorenc où elle ne paraît pas très rare.

de

EUZOPHERA MISTRALELLA, Mill. Revue de Zoologie, p. 200 (1874.) (Sp. nov. PI. I, fig. 3.)

M. Staudinger croit cette nouvelle espèce voisine de sa Parastitella. Ne serait-elle pas plutôt voisine de l’Æomoeosoma Binaevella, Hb., dont elle a la couleur et le facies ? mais les ailes sont moins effilées que chez cette Binaevella.

La Mistralella mesure 16 millimètres. Les ailes sont médiocrement allongées et, par le fait, relativement courtes. Sur le fond des supérieures, qui est d’un gris un peu blanchâtre, se montre une ligne subterminale fine, descendant obliquement, blanchâtre et très largement ombrée de noir intérieurement. La ligne qui lui est opposée, l’extrabasilaire, est blanchâtre et ombrée de noirâtre intérieurement. Les deux points cellulaires sont assez bien marqués en noir, celui du dessous principalement. Les ailes inférieures sont d’un gris clair uniforme, ainsi que les quatre ailes en dessous. Le corps rappelle par sa couleur les premières ailes.

La Mistralella vole en juin dans les garrigues qui m’avoisinent à Cannes. On la prend au réflecteur.

YPSOLOPHUS MILLIERELLUS, Stt. (Historia naturalis Tineinorum, XIIT, p. 336.) Catal. rais. p. 339. PI. I, fig. 4 et 5.

Juin. Cannes. L’espèce se cantonne sur quelques points de nos collines à base siliceuse, où se développe le Cistus salvifolius dont la chenille lie les feuilles en mars et en avril, et d’où elle descend à terre, pour se transformer dans les premiers jours de mai. (PI. I, fig. 4 et 5.)

nd SCIAPHILA CANUISANA, Mill. Revue de Zoologie, p. 247 (1874.) (Sp. nov. PI. I, fig. 6.)

Elle est, suivant M. Staudinger, voisine de la Sc. Lon-

gana, Haw.— Stgr. et Wocke, 771. Cependant, je lui crois

plus de ressemblance avec l’espèce suivante n° 772, la Segatata, Z.,— HS. 380, dont elle a plutôt la forme des ailes très allongées et la couleur générale. Voici la description de cette nouvelle Sciaphila.

Envergure : 20 millimètres. — Les ailes sont très-allongées, très aiguës à la pointe. Les supérieures sont sensiblement arquées à la côte, d’un jaune pâle un peu rougeâtre et marquées de taches ochracées de forme indécise, lesquelles cependant peuvent être ainsi indiquées : la tache qui accompagne la base de l’aile est assez grande et projette extérieurement une pointe très-émoussée ; la tache du centre descend de la côte, s'arrête au milieu de son parcours et s’appuie à une sorte de V indiqué en clair. Enfin, la troisième tache part de l’apex et descend obliquement. Les ailes inférieures sont d’un gris foncé uniforme, ainsi que les quatre ailes en dessous. La tête et le thorax sont d’un jaune fterne. L’abdomen, très effilé, est d’un gris foncé.

La Sciap. Canuisana vole au commencement de mai dans mon jardin, à Cannes ; elle vient au réflecteur. Je ne sais rien de ses premières formes.

BUTALIS CISTORUM, Mill. Catal. raisonné, p. 360. (Sp. nov. PI. I, fig. 7 et 8.)

Mai. Cannes ; terrains siliceux de Saint-François, de la Californie, de la route de Grasse, etc. Le Cistorum rappelle pour l’envergure et la coupe d’ailes, son congénère Dorycniella, seulement il est entièrement noir en dessus et en des-

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